Verny
English: Verny, France

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Verny
Verny
Église Saint-Michel.
Blason de Verny
Héraldique
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionGrand Est
DépartementMoselle
ArrondissementMetz
CantonFaulquemont
IntercommunalitéCommunauté de communes du Sud Messin
Maire
Mandat
Marie-Thérèse Gansoinat-Ravaine
2014-2020
Code postal57420
Code commune57708
Démographie
GentiléVernois [1]
Population
municipale
1 940 hab. (2016 en augmentation de 1,41 % par rapport à 2011)
Densité497 hab./km2
Géographie
49° 00′ 28″ nord, 6° 12′ 14″ est
AltitudeMin. 172 m
Max. 246 m
Superficie3,9 km2
Localisation

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Liens
Site webhttp://www.verny.fr

Verny est une commune française située dans le département de la Moselle en région Grand Est.

Géographie

Verny se trouve à 12 kilomètres au sud de Metz, sur la rive droite de la Seille, un affluent de la Moselle.

Carte de la commune.

Communes limitrophes

Coin-sur-Seille, Cuvry, Fleury, Goin, Pommérieux, Pournoy-la-Grasse

Transports

Verny se situe sur la route départementale 913 ou rue de Metz. La rocade Sud de Metz est à cinq kilomètres au nord de la commune et permet de rejoindre l'autoroute A31 plus à l'est. À cinq kilomètres au sud, vers Louvigny, se trouvent la gare de Lorraine TGV et l’aéroport régional de Lorraine.

Histoire

La première mention de Verny date de 914, quand Vigeric, alors abbé de Gorze, fait présent à l’abbaye de terres situées sur le ban de Verny. Nous n’avons jusqu’à présent retrouvé aucune trace de document parlant de Verny avant 914 et aucune fouille archéologique connue n’a été faite sur le site. Mais l’étude étymologique du mot Verny peut laisser penser qu’il existait déjà un domaine rural à l’époque romaine. Verny pourrait ainsi avoir une origine gallo-romaine, Vernius (ou Vernio), un nom d’homme, auquel s’ajoute la désinence -acum, qui servait à désigner des domaines. Nous aurions ainsi *Vernius-acum, *Verniacum, c’est-à-dire le domaine de Vernius. Cependant, le substantif celtique *verno- ( > verne), aulne, n'est pas impossible[2]. Homonymie avec Vergné (Charente-Maritime).

Il existe aussi, hors de la Lorraine, un saint Verny, encore honoré dans le centre de la France, comme saint patron des vignerons. Son origine, que l’on situe sur les bords du Rhin, remonte à la fin du XIIIe siècle.

Le ban de Verny appartenait à l’ancienne famille de Vergney, qui tenait ce fief des seigneurs de Cherisey. En 1331, céda à l’évêque de Metz ses droits sur la maison forte de Verny, sur la ville et ses appartements[3]. À partir de ce moment le seigneur de Verny sera vassal de l’évêque de Metz et l’histoire de Verny sera liée à celle de l’évêché de Metz.

Cette maison forte, un petit château fort, sera détruite en 1635 par les Suédois, pendant la guerre de Trente Ans.

Au début du XVIe siècle, la seigneurie de Verny est dans la famille de Barisey. Puis elle sera partagée entre les familles de Flavigny, de Feriet et de Collin, toutes issues de la haute bourgeoisie messine. Par la suite les de Feriet seront les seuls seigneurs du ban de Verny de 1671 à la Révolution et Louis Philippe de Feriet, qui fut président du Parlement de Metz, construisit un nouveau château à l’époque de Louis XV.

De 1814 à 1870, Verny sera réuni à la commune de Pournoy-la-Grasse pour ne former qu’une seule mairie, mais à deux sections, tout en demeurant chef-lieu de canton.

En 1869, rien ne va plus entre les deux sections de la commune Pournoy - Verny et celles-ci décident de se séparer. Ce sera fait par un décret de Napoléon III datant du 26 novembre 1869.

Le premier conseil municipal de Verny se réunit le 8 février 1870, peu de temps avant la guerre franco-allemande de 1870. Il n'y pas de combats à Verny, mais les troupes allemandes occupent le village d’août à octobre 1870 et logent dans la mairie et l’école. Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Verny est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918. Pour protéger Metz, siège du Bezirk Lothringen, la construction d'un fort est programmée près de Verny. La Feste Wagner, sur les communes de Pournoy-la-Grasse et de Verny, complète la seconde ceinture fortifiée de Metz composée des Festen Wagner (1904-1912), Kronprinz (1899 - 1905), Leipzig (1907-1912), Kaiserin (1899-1905), Lothringen (1899-1905), Freiherr von der Goltz (1907-1916), Haeseler (1899-1905), Prinz Regent Luitpold (1907-1914) et Infanterie-Werk Belle-Croix (1908-1914)[4]. Les Allemands construiront ainsi, sur le territoire de Verny et de Pournoy-la-Grasse, un groupe fortifié devant servir de position avancée du sud messin, à la fois sentinelle et gardienne de la vallée de la Seille. Située à 1 km au nord de Verny, la forteresse domine la Seille d’une hauteur de 65 à 70 mètres. Elle s’étend sur une sorte d’éperon et s’allonge d’est en ouest sur environ 1 200 m. L’association pour la découverte de la fortification messine réhabilite le site et y organise régulièrement des visites[5]. Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans se battent loyalement pour l’Empire allemand. En dépit de leur attachement à l’Empire, les habitants de la commune accueillent avec joie la fin des hostilités. Le village n'eut pas à souffrir de dégâts à cette époque.

Pendant l’entre-deux-guerres, Verny se modernise peu à peu.

La Seconde Guerre mondiale et l'Annexion de la Moselle (1940) seront, en revanche, la cause de traumatismes profonds et de destructions massives. En 1940-1941, de nombreux habitants sont expulsés. Au cours de la bataille de Metz, en 1944, le château du XVIIIe siècle est bombardé par l’aviation américaine. Il s’ensuivra un incendie, qui ne laissera rien de cette ancienne demeure seigneuriale. Malgré la combativité de la 462e Volks-Grenadier-Division, Verny est libérée par la 5e DI de l'armée Patton le 21 novembre 1944[6], à la fin de la bataille de Metz.

Au début des années 1970, Verny « explosera » et sa population passera de 257 habitants en 1968 à 1465 en 1982. C’est à ce moment que se feront tous les aménagements qui font le charme du Verny d’aujourd’hui.

Les années 1970 voient une extension considérable du village : la rue du Moulin avec ses 120 logements locatifs, rue de Lorraine et son lotissement les Chenevières. À l'extrémité, les habitations des Acacias sont plus récentes (2007 - 2008).

De 1998 à 2002 : lotissement d'Avigy (140 maisons).

2009 : travaux de construction d'un nouveau lotissement Les Bagrasses (46 parcelles).

2015 : travaux de construction d'un nouveau lotissement La Bergerie (40 parcelles).

De 1790 à 2015, Verny était le chef-lieu de l'ex-canton de Verny.

Blasonnement

Blason de Verny Blason D 'argent à trois pals de sable
Détails
Ce blason est utilisé par la commune depuis le XIXe siècle. Selon E. de Bouteiller il s'agit du blason de la Maison de Verny, d'ancienne chevalerie. Cependant le sceau de Pierre de Verny de 1338 et de Jean de Verny de 1489 portent un écu gironné[7]. Verny est décorée de la Croix de guerre 1939-1945, reçue le 14 juillet 1950 et ajoutée depuis au blason[8].
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Économie

Nombreux commerces et artisans[9].

Politique et administration

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
mars 1989mars 2001Walter Cavaliere  
mars 2001mars 2008Jean-Louis Rossignol  
mars 2008???Marie-Thérèse Gansoinat-RavainePSVice-présidente du conseil régional
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[11].

En 2016, la commune comptait 1 940 habitants[Note 1], en augmentation de 1,41 % par rapport à 2011 (Moselle : +0,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806187118751880188518901895
191194192278295261255232227
190019051910192119261931193619461954
211375364219212223243235249
196219681975198219901999200420092014
2382571 2161 4671 4341 5001 7831 9331 953
2016--------
1 940--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2006[13]. |recens-prem=2004 |nombr.)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

Fort de l'Aisne à Verny.
  • Fontaine fortifiée.
  • Voie verte du bois de l'Hôpital.

Architecture civile

  • Centre socio-culturel Faber : bibliothèque et dojo.
  • Accueil périscolaire Les Diablotins inauguré en 2009.
  • Espace de loisirs : terrain de football, courts de tennis, city stade, jeux pour enfants.
  • Dans la cour du Château : boulodrome, maison des associations.
  • École maternelle et élémentaire.
  • Collège Nelson-Mandela. Il reçoit les élèves de Verny, mais aussi ceux originaires de quelques communes voisines (Pommérieux, Pournoy-la-Grasse, Fleury, Solgne, Goin, Liéhon etc).
  • Etablissement régional d'enseignement adapté (équipé d'un planétarium). Fermé.
  • Caserne de sapeurs pompiers.
  • Gendarmerie.
  • Halle communale : marché dominical.

Architecture militaire

Édifice religieux

  • Église Saint-Michel, néo-romane de 1854.

Personnalités liées à la commune

  • Léon-Ignace Mangin, né le 30 juillet 1857, fils du juge de paix du canton. Après avoir passé ses premières années à Verny, il ira au collège Saint-Clément à Metz. Entré au noviciat des jésuites de Saint-Acheul, près d’Amiens, il part ensuite comme missionnaire en Chine en 1882. Il est rapidement chargé d’un important district, Ho Hien Fou, comprenant 240 paroisses et 20 000 chrétiens. Et puis survient la guerre des Boxers. Le 20 juillet 1900, les Boxers exterminent 1 800 chrétiens dans l’église de Tchou-Kia-Ho. Le père Mangin était parmi eux. Et le 17 avril 1955, le pape Pie XII béatifia 56 de ces martyrs qui avaient pu être identifiés, dont le père Mangin. Il a été canonisé par Jean-Paul II le 1er octobre 2000.

Voir aussi

Articles connexes

Bibliographie

  • Jean Louis Rossignol, Verny, 1 000 ans d’histoire.

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. http://www.genealogie-metz-moselle.fr/verny/verny.html
  2. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, librairie Guénégaud Paris 1978.
  3. Henry de Cherisey
  4. Association pour la Découverte de la Fortification Messine sur fort-de-verny.org
  5. ADFM sur verny.fr.
  6. 1944-1945 : Les années liberté, Le républicain Lorrain, 1994 (p.15:Recensement préfectoral sur les dates de libération).
  7. Perrin de Dommartin et Dom Pelletier (manuscrit de Vienne) donnent à cette famille les armes suivantes « Gironné d'argent et de gueules de seize pièces à la bordure de gueules chargée de seize besants d'argent à l'écusson de même mis en abîme. »
  8. Le Républicain lorrain, La Lorraine vue du ciel, édition 2009, Verny
  9. http://verny.fr/vie-economique
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  13. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.