Sierck-les-Bains

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Sierck-les-Bains
Sierck-les-Bains
Le centre, l'église et la Moselle, depuis le château des ducs de Lorraine.
Blason de Sierck-les-Bains
Héraldique
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionGrand Est
DépartementMoselle
ArrondissementThionville
CantonBouzonville
IntercommunalitéCommunauté de communes du Bouzonvillois et des Trois-Frontières
Maire
Mandat
Laurent Steichen
2014-2020
Code postal57480
Code commune57650
Démographie
GentiléSierckois
Population
municipale
1 733 hab. (2016 en augmentation de 2,3 % par rapport à 2011)
Densité361 hab./km2
Géographie
49° 26′ 35″ nord, 6° 21′ 39″ est
AltitudeMin. 145 m
Max. 337 m
Superficie4,8 km2
Localisation

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Sierck-les-Bains
Liens
Site webhttp://www.mairie-sierck.fr

Sierck-les-Bains (prononcé [siʁk]) est une commune française située en Lorraine, dans le département de la Moselle, en région Grand Est. La commune est également le chef-lieu du pays de Sierck.

Les habitants sont appelés les Sierckois en français et les Siirker en francique.

Géographie

Localisation

Bourg lorrain frontalier du Luxembourg, proche de la frontière franco-allemande et baigné par la Moselle.

Géologie et relief

Sismicité

Zone de sismicité : Très faible[1]

Communes limitrophes

Apach, Rustroff, Contz-les-Bains, Montenach, Rettel, Kerling-lès-Sierck, Schengen (Luxembourg).

Hydrographie et les eaux souterraines

La commune se trouve le long d'une courbe de la Moselle, au confluent avec le ruisseau de Montenach.

Climat

Voies de communications et transports

Voies routières

Sierck est notamment desservie par la RD 656 (ancienne RN 856) et RD 654 (ancienne RN 53bis).

Transports en commun

La commune est traversée, le long de la Moselle, par la ligne de chemin de fer de Thionville à Apach, qui assure l'une des connexions entre les réseaux français et allemands.

La gare de Sierck-les-Bains assure la desserte des voyageurs.

Toponymie

  • En francique lorrain : Siirk[2].
  • Anciens noms[3] : Sericum et Sirke Castellum (1036), Circum Castrum (1067), Sirche et Sierkeis (1155), Sierkgt et Sirkes (1208), Surkes (1210), Sirkes et Cirkes (1305), Sierkes (1308), Cirques (1341), Sicker (1355), Sirk (1409), Sierks (1412), Siercls/Sierche/Sierez/Sierkz (1436), Sirck (1460), Zirck (1501), Sirque (1585), Siergues et Sierques (1594), Sirick et Syrck (XVIIe siècle), Circle et Ciercle (1628), Sierqc (1632), Cierques et Siricium (1635), Ziercq (1636), Sircq (1660), Cierq (1665), Sierques bas (1724), Sierk/Cirque/Sirca/Sircum (1756), Sierck (1793 et 1801), Bad Sierck (1871-1918).
  • Par la suite, la ville a porté le nom de Sierck-sur-Moselle jusqu'au 23 juillet 1936. La nouvelle appellation fait référence à la courte existence au XIXe siècle d'un petit établissement thermal situé en face de l'emplacement de la gare actuelle.
  • Kœnigsberg : Konigsberg (1716), La Cense de Konisberg (1756)[3], Kœnigsberg (XIXe siècle). Kinsbuerg et Kinsbuergerhaff en francique lorrain.
  • Rudling : Redlingen (1267)[4], Rodingen (1594), Ruedlingen (XVIIe siècle)[3].
  • Marienfloss : Bruch alias Mariensflosse (1594), Marieflus (1606), Merienflosz (1625), Mariflos (1633), Marienflusz (1643)[3].

Sobriquets

  • Anciens sobriquets désignant les habitants : Di Siirker Ieselen (Les ânes de Sierck)[5].

Histoire

Le centre-ville de Sierck-les-Bains surplombé par son château fort.

D'après certains auteurs, le nom de Sierck serait d'origine romaine, pourtant aucune découverte de cette époque n'y a été faite[6]. On admet aujourd'hui que l'acception des mots latins « circum » et « circulus »[7] correspond à la situation géographique de la localité bâtie sur la partie convexe d'un méandre de la Moselle à son confluent avec le ruisseau de Montenach. Cette position, face à la colline du Stromberg, aux portes du Luxembourg et de l'Allemagne, justifie la présence d'un château fort qui semble avoir précédé la ville. [évasif]On situe leur construction au Xe ou XIe siècle. À cette époque, Sierck qui dépendait des archevêques-électeurs de Trèves devint possession du duc Gérard Gérard Ier de Lorraine et le resta jusqu'au traité de Vincennes en 1661 avec toutefois quelques interruptions.

Les origines de la famille de Sierck sont incertaines. D'aucuns la prétendent[Qui ?] issue de celle d'Ardenne. Quoi qu'il en soit, elle apparaît au Xe siècle et s'éteint vers 1530. C'est sous l'autorité de cette famille que la cité connut son plus grand développement, tant du point de vue économique qu'architectural. Certains de ses membres occupèrent de hautes fonctions religieuses, ce qui ne fut pas sans importance pour la ville. Il faut citer à ce titre Jean de Sierck, évêque d'Utrecht puis de Toul, mort en 1305 et Jacques de Sierck, archevêque de Trèves fondateur de l'université de cette ville, mort en 1456. C'est à Sierck que se réfugie la duchesse de Lorraine Marguerite de Bavière, lasse de la vie extra-conjugale de son mari le duc Charles II de Lorraine. Sous la conduite du chartreux Adolphe d'Essen, elle y développera la dévotion au Rosaire appelé à un grand succès notamment auprès des dominicains et soutint la fondation de la chartreuse de Marienfloss.

En 1285, Ferri de Sierck est présent au tournoi de Chauvency-le-Château, qui a lieu près de Montmédy, et joute contre Millet de Thil.

C'est en 1295, lorsque Ferry III de Lorraine lui octroie une charte d'affranchissement, que la ville s'entoure d'une enceinte fortifiée, l'arrière des maisons donnant sur la Moselle formant barrière défensive. Jusqu'à la fin du XVIIIe siècle le bourg ne sortira guère des limites ainsi fixées. Les rues s'organisent suivant deux axes imposés par les cours d'eau. De la Porte de Trèves au nord-est à la Porte de Thionville au sud-ouest, la Grand' Rue suit la courbe du méandre de la Moselle, tandis que les rues du Moulin et des Tanneries bordent le ruisseau de Montenach de la Porte des Broches à la place du Vieux-Marché. Arnould VI de Sierck fut à l'origine de plusieurs édifices majeurs de la région : le château de Meinsberg (commune de Manderen), longtemps résidence principale de la famille de Sierck, l'ancienne église de Contz-les-Bains, et à Sierck, la reconstruction presque complète du château, l'édification de l'église justifiant entre autres son érection en paroisse au milieu du XVe siècle.

La prospérité de la ville, jusqu'à la guerre de Trente Ans avait favorisé l'exercice de nombreuses activités commerciales et artisanales. Les maisons et boutiques que bouchers, drapiers, tanneurs firent construire du XVe au XVIIe siècle, donnent encore aujourd'hui son caractère à la ville. Les fortifications ayant perdu de leur intérêt stratégique à la fin du XVIIIe siècle, un quai fut construit le long de la Moselle à partir de 1785 pour assainir la ville basse et faciliter la circulation ; les façades se tournèrent vers la rivière et les portes furent abandonnées ou détruites. La ville put alors s'étendre.

En 1661, la commune qui faisait partie du bailliage d'Allemagne, est cédée à la France via le traité de Vincennes. La même année, la prévôté royale de Sierck fut créée par édit du mois de novembre. Ses appellations ressortissaient au bailliage de Thionville et elle était régie par la coutume de Lorraine[8].

Chef-lieu de canton de 1790 à 2015, Sierck fit partie de celui de Launstroff de 1802 à 1806. Les bombardements de 1944 détruisirent toutes les maisons de la rue des Juifs et l'hôtel de ville. Sierck-sur-Moselle n'est devenue que tardivement Sierck-les-Bains. La nouvelle appellation fait référence à la courte existence au XIXe siècle d'un petit établissement thermal à l'emplacement de la gare actuelle. Aujourd'hui, si le commerce et l'artisanat restent les activités principales de cette petite ville de 1 665 habitants d'après le recensement de 1982, la qualité de son patrimoine l'autorise à envisager un développement du tourisme sans doute important pour son avenir.

Panorama de Sierck-les-Bains vue depuis le Stromberg 180°.

Politique et administration

L'hôtel-de-ville[9].
Liste des maires successifs[10]
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
13 décembre 179910 mai 1800Adam Spick  
29 juin 18001806Richard Daubree  
18061822Dominique Toigat  
18211835Pierre François Renault Conseiller général (1833-1845)
18351848Jean Baptiste Francin  
18481855Auguste Gillard  
18551860Nicolas Deysing  
18601864Edmond Renault  
18641874Auguste Gillard  
18741875Karl Heinrich Endom  
18751878Crépin Hergat  
18781883Mathieu Loevenbruck  
18831887Nicolas Dumont  
18871896Henri Tappermann  
18961912Nicolas Charton  
19121918Lucien Curicque  
19181919Nicolas Charton  
19191926Pierre GrégoireURLConseiller général (1923-1928)
19261929Pierre Kedinger  
19291953Léon Guille  
19531976
(décès)
Maurice SchnebelenRIPharmacien
Député (1962-1976)
19761989Roland Royer  
19892001Jean-Marie BlanchetRPR-UMPConseiller général (1994-2015)
20012008Denis Schwenck  
2008En cours
(au 27 mai 2014)
Laurent SteichenUDIChargé de mission européen
Président de la Communauté de communes
Réélu pour le mandat 2014-2020[11]

Budget et fiscalité 2016

En 2016, le budget de la commune était constitué ainsi[12] :

  • total des produits de fonctionnement : 1 879 000 , soit 1 102  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 1 708 000 , soit 1 002  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 713 000 , soit 418  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 555 000 , soit 325  par habitant.
  • endettement : 1 498 000 , soit 878  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d’habitation : 20,18 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 15,62 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 55,26 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2014 : Médiane en 2014 du revenu disponible, par unité de consommation : 23 488 [13].

Population et société

Démographie

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[14]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[15].

En 2016, la commune comptait 1 733 habitants[Note 1], en augmentation de 2,3 % par rapport à 2011 (Moselle : +0,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118361841186118661871
1 1601 3101 3482 2682 0342 1892 2732 3902 060
187518801885189018951900190519101921
1 8111 2531 1791 2761 1881 2311 3251 3381 183
192619311936194619541962196819751982
1 4861 5771 6411 3721 6511 7771 4711 5831 665
199019992006200720122016---
1 8251 8721 7301 7101 6811 733---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17]. |recens-prem=.)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

  • École primaire.
  • Collège[18].

Établissements d'enseignements proches :

  • École maternelle : Rustroff, Contz-les-Bains[19].

Santé

  • Hôpital Saint-François à Marange-Silvange[20].

Cultes

Lieux et monuments

Édifices civils

  • Vestiges gallo-romains.
  • Le château des ducs de Lorraine e siècle, remplace un château plus ancien[21], la salle voûtée en ruine appelée salle des Chevaliers a été construite au e siècle, ou au e siècle ; l'ensemble des fortifications au e siècle ; la tour de batterie vers 1670 ; le magasin à poudre et les magasins datent de la 1re moitié e siècle, il ne reste que les fortifications et les remparts, reconstruits e siècle, remaniés e siècle, endommagés pendant la guerre.
  • Fortification d'agglomération[22], construite 4e quart e siècle sous l'impulsion du duc Ferry III, agrandie au sud 2e moitié e siècle. La nouvelle porte de Trèves, au nord, est construite en 1732. En 1734, l'ancienne porte de Trèves est détruite, et la porte Neuve précédée d'un tambour et de deux fausses braies. Toutes les portes sont abandonnées ou détruites lors de la construction du quai le long de la Moselle en 1784. Armoiries
  • Porte dite Tour de l'Horloge[23] e siècle ou e siècle, faisant partie de la 1re enceinte fortifiée, transformée en prison ; repercée au e siècle; puis au e siècle; restaurée et transformée en musée au e siècle.
  • Hôtel de ville[9], construit au e siècle, réparé en 1699, endommagé lors de la crue du ruisseau de Montenach en 1750, reconstruit de 1778 à 1781 en conservant la tour du e siècle. Détruit lors des bombardements de 1940
  • Ancien tribunal, construit durant le 4e quart du e siècle, qui a fonctionné jusqu'au rattachement de la Moselle à la France en 1920, actuellement maison[24].
  • Les monuments aux morts de Sierck (guerre de 1870, Première et Seconde Guerres mondiales mais également un monument rare dédié aux morts allemands situé dans le cimetière).
  • Le château de Rudlingen (Rédléngerschlass en francique lorrain).
  • Tour des Sorcières.
  • Porte Neuve.
  • Ancienne cense de Koenigsberg[25] : portail d'entrée, maison du Métayer, puits monumental.
  • Vieilles rues e siècle et e siècle.
  • Les quais au bord de la Moselle.
  • Pont[26].
  • Le parc Valette[27].
  • Carrière de quartzite de Sierck.
  • Cimetière israélite, premier en 1620 dans les fossés du château, le second de 1720 et le troisième de 1820[28]. Un ouvrage a été publié en 2018 sur ce troisième cimetière, détaillant les 120 tombes et donnant des renseignements généalogiques sur les personnes enterrées [29].

Édifices religieux

  • Église paroissiale de la Nativité-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie[31]. Une chapelle est fondée en 1236 pour les chevaliers teutoniques par le duc de Lorraine, Mathieu II : c'est l'actuelle sacristie. Chœur et nef construits fin 2e quart e siècle à l'initiative d'Arnould VI de Sierck (1386-1454). Tour clocher datée 1492, remploi du portail de la chapelle du couvent de récollets (daté 1634), dans la dernière travée de la nef, côté sud. Armoiries de la famille de Sierck.
  • Portail des Récollets 1633. Couvent de Récollets[32], à l'emplacement d'une chapelle Sainte-Marie-Madeleine, le couvent fut fondé en 1633, la première pierre posée le 23 mai 1633. La porte de la chapelle, aujourd'hui remontée dans l'église paroissiale de Sierck, porte la date 1634. La porte de la crypte portait la date 1659. La porte du couvent portait la date 1725. La construction est reprise à la limite du XVIIIe siècle et du XIXe siècle. En 1792 les Récollets sont expulsés. Les bâtiments sont transformés en collège en 1826. En 1930 les frères maristes s'y installent. Le couvent a été complètement détruit en 1978.
  • Chapelle de Marienfloss (XIIIe siècle)[33] située sur l'emplacement d'un ancien couvent cistercien. Ce lieu deviendra au XVe siècle, par l'action du moine Adolphe de Essen, de son second Dominique "le Prussien" et de Marguerite de Bavière, duchesse de Lorraine, le berceau des mystères du Rosaire. Abbaye de Cisterciennes, de Chartreux[34], fondée en 1238 par Mathieu II de Lorraine, duc de Lorraine. Elle abrita successivement des cisterciennes de 1238 à 1414, des chartreux de 1415 à 1431, des chanoines prébendés de 1432 à 1639. Détruite en 1640 à l'exception de l'église qui sera démolie en 1792. Les vestiges, transformés en chapelle, ont été restaurés en 1963.
  • Couvent dominicain, ancienne faïencerie qui passa en 1932 aux sœurs de l’ordre de Saint-Dominique de Rettel-lès-Sierck.
  • Ancienne synagogue construite vers 1850, située rue des Juifs, actuellement passage de l'Ancienne-Synagogue, détruite en 1940[35],[36].

Culture locale et patrimoine

  • Le festival du Chat Noir (évènement musical des trois frontières : Allemagne, Luxembourg, France).

Économie

Entreprises et commerces

Agriculture

Tourisme

Commerces

  • Ancienne faïencerie[38].
  • Ancienne tannerie[39].

Héraldique

Blason de Sierck-les-Bains Blason D'or à la bande de gueules chargée de trois coquilles d'argent posées en bande[40].
Détails
Ce sont les armoiries d'une maison de l'ancienne chevalerie de Lorraine qui s'est éteinte à la fin du XVe siècle. La ville, après avoir donné son nom à cette famille, a repris à l'époque où les villes se composèrent des armoiries, les armes des seigneurs qui portaient son nom. Les armoiries sont similaires aux armoiries de la Lorraine, les coquilles sont une référence au pélerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle, sur le chemin duquel se trouve Sierck-les-bains[41].

Jacques Bretel décrit les armoiries de Ferri de Sierck qui sont également représentées dans les miniatures du manuscrit d'Oxford. Pour plus de détails voir l'armorial du Tournoi de Chauvency.

Personnalités liées à la commune

  • François Louis Lanfant (1814-1892), peintre et dessinateur, né à Sierck.
  • Louis Billot (né à Sierck en 1846, mort en 1931), religieux. Il est le premier cardinal dont la démission a été acceptée, en raison de son désaccord avec le Pape concernant sa condamnation de l'Action française[réf. nécessaire].
  • Nicolas Charton (1859-1923), propriétaire dun domaine, maire et membre du Reichstag.
  • Joseph Léon Heckmann dit Alcib Mario (1870-1945), né à Sierck. Il a débuté comme organiste à l'église paroissiale Saint-Maximin de Thionville (Moselle), puis est devenu le fameux pianiste du cabaret artistique "Les Noctambules" à Paris dans le Quartier Latin. Compositeur de musique, il est l'auteur de nombreuses chansons populaires. Mort à Paris (2e arr.), il repose au cimetière du Père-Lachaise (53e division)[réf. nécessaire].
  • Nicolas Duhr, Juste parmi les nations, secrétaire de la mairie de Sierck-les-bains, résistant, chef du réseau local, responsable de la région du Poitou. Sa fonction à la mairie lui permit de procurer des faux papiers à des persécutés, notamment M. Marcel Marx[42].

Curiosité et pèlerinage

  • En 1985, une tache d'humidité apparaît sur le mur du premier étage d'un bâtiment, elle évoque un visage dans lequel des croyants verraient celui du Christ, une image acheiropoïète. Rapidement le bouche à oreille, relayé par les médias régionaux puis nationaux[43], attire un nombre de plusieurs milliers de visiteurs. Toujours visible en 2016, le phénomène continue d'attirer des curieux ou des pèlerins[44].

Voir aussi

Bibliographie

  • Th. de Puymaigre, « Sierck. Esquisse historique », dans L'Austrasie, volume 2, 1854, p. 323-345 (lire en ligne)
  • M. l'abbé Ledain, Les feux et la roue flamboyante de la Saint-Jean, A Sierck, sur la Moselle, paru dans : Mémoires de l'Académie impériale de Metz, Metz, 1866 (lire en ligne)
  • Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 2-86535-070-3)
    Sierck-les-Bains, p. 1140

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Didacticiel de la réglementation parasismique
  2. Marcel Konne et Albert-Louis Piernet, « Dierfer vun äiser Hemecht », Hemechtsland a Sprooch, no 1,‎ (0762-7440)
  3. a b c et d Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  4. Mémoires de l'Académie nationale de Metz - Volume 45 (1865)
  5. Langue et culture francique sur le site du Collège de Sierck
  6. Origine de Sierck-les-Bains
  7. Les noms de lieu en Lorraine, par H. Carrez , Professeur agrégé d'histoire au Lycée de Metz
  8. Augustin Calmet - Notice de la Lorraine qui comprend les duchés de Bar et de Luxembourg
  9. a et b « Hôtel de ville », notice no IA00037541, base Mérimée, ministère français de la Culture
  10. Liste des maires de Sierck-les-Bains
  11. Justine Demade Pellorce, « Laurent Steichen : "Pas recroquevillée" : Laurent Steichen, maire de Sierck-les-Bains depuis 2008, a été élu à la présidence de la Communauté de communes des 3 frontières le 15 avril dernier. Depuis la terrasse de la “Maison de la nature” de Montenach, il dresse un portrait du territoire. », lire en ligne, consulté le 22 juillet 2014).
  12. Les comptes de la commune
  13. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  14. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  15. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  18. Collège Général de Gaulle
  19. Établissements d'enseignements proches
  20. Établissements et professionnels de santé proches
  21. « Château fort », notice no IA00037535, base Mérimée, ministère français de la Culture
  22. « Fortification d'agglomération », notice no IA00037536, base Mérimée, ministère français de la Culture
  23. « Porte de Ville dite Tour de l'Horloge », notice no IA00037537, base Mérimée, ministère français de la Culture
  24. « Tribunal », notice no IA00038446, base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. « Cense du Koenigsberg (ancienne) », notice no PA00107004, base Mérimée, ministère français de la Culture
  26. « pont rue du Moulin », notice no IA00037542, base Mérimée, ministère français de la Culture
  27. La tour Saint Nicolas
  28. « Cimetière de Juifs », notice no IA00037543, base Mérimée, ministère français de la Culture
  29. « B. Bloch, A. David, G. Lévy, A. Malthête, P-A. Meyer, J-J. Weimerskirch »
  30. Le sanctuaire de Marienfloss
  31. « Eglise paroissiale de la Nativité », notice no IA00037538, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Couvent de Récollets », notice no IA00037539, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. La chapelle de Marienfloss
  34. « Abbaye de Cisterciennes, de Chartreux, de Chanoines », notice no IA00037583, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. La présence de juifs à Sierck
  36. L'ancienne synagogue construite en 1886, impressions du passé et cartes postales
  37. Terroir et géographie de Sierck-les-Bains
  38. « Faïencerie », notice no IA00058951, base Mérimée, ministère français de la Culture
  39. « Tannerie », notice no IA00058952, base Mérimée, ministère français de la Culture
  40. Constant Lapaix, Armorial des villes, bourgs et villages de la Lorraine, du Barrois et des Trois-Évêchés, Nancy, Chez l'auteur
  41. Armoiries de Sierck-les-Bains sur emblemes.free.fr
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  43. Relation sur le site Le Post.fr
  44. (Paranormal) Apparition du Visage du Christ à Sierck-les-Bains