Roquebillière

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Roquebillière
Vue du nouveau village depuis Belvédère.
Vue du nouveau village depuis Belvédère.
Blason de Roquebillière
Blason
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionProvence-Alpes-Côte d’Azur
DépartementAlpes-Maritimes
ArrondissementArrondissement de Nice
CantonTourrette-Levens
IntercommunalitéMétropole Nice Côte d'Azur
Maire
Mandat
Gérard Manfredi
2014-2020
Code postal06450
Code commune06103
Démographie
GentiléRoquebilliérois
Population
municipale
1 802 hab. (2015 en augmentation de 7,78 % par rapport à 2010)
Densité70 hab./km2
Géographie
Coordonnées44° 01′ 11″ nord, 7° 18′ 43″ est
AltitudeMin. 500 m
Max. 2 045 m
Superficie25,92 km2
Localisation

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Roquebillière

Roquebillière est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Roquebilliérois.

Géographie

Roquebillière est une commune de la vallée de la Vésubie dans le département des Alpes-Maritimes. Située au cœur de la vallée, elle est encadrée au nord par la cime de Cayras (1 813 m) et à l'ouest, par les reliefs de la tête de Siruol (2 053 m) et de la pointe de Siruol (2 018 m).

Communes limitrophes

Toponymie

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Le village connaît divers désastres comme les tremblements de terre en 566, en 614, des glissements de terrain en 1564 et 1926, des crues de la Vésubie qui, comme en 1094, en 1743 et 1789, emportent une partie des maisons. Le , un « horrible tremblement de terre » bouleverse les vallées de Roquebillière et de Lantosque.

La reine Jeanne avait d'abord désigné comme héritier Charles de Duras en 1372 puis Louis Louis Ier d'Anjou, en 1380. Après le meurtre de la reine Jeanne, les deux branches de la maison d'Anjou s'affrontèrent en Provence. Le fils de Charles de Duras, Ladislas, nomma le 19 octobre 1387 Jean Grimaldi de Bueil lieutenant du roi et gouverneur, puis sénéchal le 14 avril 1388[1]. La commune a fait reconnaître ses privilèges le 9 avril 1388.

La faiblesse de Ladislas de Naples, les défections de l'ancienne noblesse de la Provence orientale au profit de Louis II d'Anjou va amener les communes situées à l'est du Var, sur les conseils de Jean Grimaldi à accepter le comte de Savoie, qui venait d'intervenir pour prendre le contrôle de la vallée de l'Ubaye, comme nouveau suzerain.

Barcelonnette avait reconnu le comte de Savoie comme suzerain le 12 septembre. Amédée VII de Savoie est à Saint-Étienne-de-Tinée le 15 septembre, à Saint-Martin-Vésubie, 23 septembre. Il fait une halte à l'Escarène puis se rend à l'abbaye Saint-Pons, aux portes de Nice, le 27 septembre. Le , à la suite de la guerre de succession de la reine Jeanne, Nice fit sa dédition. Roquebillière, comme les autres communes de la rive gauche du Var, va se placer sous la souveraineté de la maison de Savoie, c'est la dédition de Nice à la Savoie et constituer les nouvelles terres de Provence avant de devenir le comté de Nice. Pendant son séjour à Nice, le comte de Savoie a reçu l'hommage de la viguerie de Sospel, d'Utelle, de Tournefort, de la vallée de Massoins et a acheté le château de Gattières. Le 29 octobre il reçoit le château d'Èze. Sur son chemin de retour, le comte reçoit l'hommage de Puget-Théniers, le 3 novembre.

Les troupes françaises occupent le village de 1691 à 1696, puis de 1706 à 1708. La peste y arrive en 1764. La commune, pro-française, devient chef-lieu de canton durant la période révolutionnaire lorsque la France s'empare du comté de Nice en 1796. Elle devient définitivement française en 1860 par un vote pour le rattachement de 503 oui et 24 abstentions.

L'éboulement de 1926.

Le village a été victime d'éboulements et d'inondations six fois depuis le VIe siècle. Il a été reconstruit à chaque fois sur le même lieu. Sauf la dernière fois, lors du glissement de terrain du  : la majeure partie des habitants ont quitté les hautes maisons sévères de leur vieux village pour la rive droite où se trouvait déjà une église du XVe siècle. Le vieux village reste toujours habité.

Malgré l'exode rural, la population de Roquebillière est restée relativement stable.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
1938 Félix-Mathieu Gastaldi  
 1976Gérard Bernasconi Révoqué[2]
19761977Anne-Marie Isaia  
19771989René Reghezza  
19891995Pierre Guigonis  
19952001René Reghezza  
mars 2001février 2006Gérard CamousSE 
février 2006en coursGérard ManfrediUMP-LRRetraité de l'enseignement
Ancien Conseiller général du canton de Roquebillière

Une élection municipale partielle eut lieu en 1976 amenant à l'élection de Anne-Marie Isaia remplaçant Gérard Bernasconi.

Une autre élection municipale partielle eut lieu en février 2006 à la suite de la démission de Gérard Camous pour raisons de santé, amenant à l'élection de Gérard Manfredi.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2015, la commune comptait 1 802 habitants[Note 1], en augmentation de 7,78 % par rapport à 2010 (Alpes-Maritimes : +0,34 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182218381858186118661872
1 2551 1431 3871 5531 8621 8741 7421 7541 720
187618811886189118961901190619111921
1 7441 7171 7521 6691 6541 6991 7321 7861 557
192619311936194619541962196819751982
1 5061 3911 4311 0491 1401 3771 4261 3361 504
199019992006200720122015---
1 5391 4671 6141 6341 7521 802---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

La commune comporte sur son territoire la station thermale de Berthemont-les-Bains, ouverte d'avril à octobre.

La commune produit son électricité depuis de nombreuses années, grâce à une centrale hydro-électrique gérée par la régie d'électricité de Roquebillière.

La commune compte parmi ses établissements scolaires le collège valléen de la Vésubie (collège Jean-Saline), une maison de retraite (centre Jean Chanton), des entreprises du BTP...

Sports

Trois terrains de tennis, deux stades de foot (synthétique et gazon), un plan d eau douce, un parcours sportif et un gymnase. Une nouvelle salle de musculation a aussi été créée dans les locaux de l'ancien collège et inaugurée en mars 2017. Un club de pétanque ouvert tous les jours.

Jumelages

Galerie

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Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Patrimoine public

  • maisons alpines à greniers-loggias en hauteur
  • moulin à farine
  • granges traditionnelles de montagne
  • ancien blockhaus au sud

Patrimoine religieux

  • Église Saint-Michel de Gast[7], XVe siècle-e siècle, style gothique, clocher roman, retable de Saint-Antoine e siècle.
  • Chapelle des Pénitents Blancs, clocher à bulbe.
  • Église à Roquebillière-Nouveau.
  • Chapelle rurale Saint-Julien
  • Oratoire Saint-Roch
  • Chapelle de la Madone de Berthemont
  • Site ruiniforme de Castel-Vieil

Patrimoine naturel

  • la Vésubie
  • la Cime de Cayras
  • le ravin du Drac
  • la Tête de Siruol
  • la Pointe de Siruol
  • Petite grotte de Ranke
  • Forêt de la Malune
  • Forêt de Sauma-Longa
  • Site de Berthemont
  • Sources thermales
  • Grotte Saint-Julien

Personnalités liées à la commune

  • Anie Mouroux (1887-1978), sculpteur mort à Roquebillière
  • Gaston Franco (né le 4 février 1944 à Roquebillière), homme politique français, membre de Les Républicains, ancien maire de Saint-Martin-Vésubie, conseiller régional de PACA, et député européen de 2009 à 2014.
  • Edouard Corniglon-Molinier: pilote de chasse pendant les deux guerres mondiales, général de brigade aérienne, ministre, député des Alpes Maritimes, producteur de cinéma ,

Héraldique

Blason de RoquebillièreBlasonÉcartelé au 1) et au 4) d’azur au lion couronné d’or, au 2) et 3) d’or aux trois abeilles d’azur mal ordonnées.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi

Bibliographie

  • Pierre-Robert Garino, La vallée de la Vésubie. Guide du visiteur, p. 50–56, Serre éditeur, Nice, 1998 (ISBN 2-86410-287-0).
  • Pierre-Robert Garino, La vallée de la Vésubie. Guide du visiteur, p. 50-56, Serre éditeur (collection L'ancre solaire), Nice, 1998 (ISBN 2-86410-287-0) ; p. 80

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. Ernest Hildesheimer, La dédition de Nice à la Maison de Savoie, p. 87-93, Nice-Historique, année 1988, Nice-Historique, année 1988, Texte
  2. Décret du 8 janvier 1976 portant révocation d'un maire, publié au Journal officiel de la République française du .
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. Vésubian : Église Saint-Michel de Gast