Pierre Dumas (homme politique, 1924-2004)

Page d'aide sur l'homonymie Pour le résistant français, voir Pierre Dumas (résistant). Pour les autres personnes portant ce nom, voir Dumas.
Pierre Dumas
Fonctions
Sénateur de la Savoie
Groupe politiqueRPR
Maire de Chambéry
PrédécesseurFrancis Ampe
SuccesseurLouis Besson
PrédécesseurPaul Chevallier
SuccesseurFrancis Ampe
Député de la Député de la 3e circonscription de la Savoie
LégislatureIVe (Cinquième République)
PrédécesseurLéopold Durbet
SuccesseurJean-Pierre Cot
LégislatureIVe (Cinquième République)
PrédécesseurFlorimond Girard
SuccesseurLéopold Durbet (suppléant)
LégislatureIIIe (Cinquième République)
PrédécesseurFlorimond Girard
SuccesseurFlorimond Girard (suppléant)
LégislatureIIe (Cinquième République)
PrédécesseurVacant
SuccesseurFlorimond Girard
LégislatureIre (Cinquième République)
SuccesseurVacant
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissanceChambéry
Date de décès (à 79 ans)
Lieu de décèsChambéry
NationalitéFrançaise

Pierre Dumas est un homme politique français, né le à Chambéry (Savoie) où il est mort le .

Biographie

Fils de François Dumas, ancien sénateur, il s'engage dans la Résistance dès 1940, alors qu'il est encore au lycée[1]. Il va rester gaulliste toute sa vie et est parfois considéré comme le père spirituel de Michel Barnier. Après la guerre, il obtient une licence en droit à Grenoble et le diplôme de l'Institut d'études politiques de l'université de Paris. De 1953 à 1958, il est directeur commercial des cartonneries de La Rochette (Savoie).

Maire de Chambéry de 1959 à 1977 et de 1983 à 1989 (le socialiste Francis Ampe l'ayant remplacé le temps d'un mandat), il pilote la réalisation de la zone industrielle de Bissy, de la zone commerciale de Chamnord et de la ZUP de la Croix-Rouge, renommée « Chambéry-le-Haut », après la fusion des communes de Chambéry, Bissy et Chambéry-le-Vieux. C'est également sous son mandat qu'a lieu la couverture de la Leysse, la piétonnisation de la place Saint-Léger et l'ouverture du chantier de la voie rapide urbaine (VRU) et de l'espace Malraux.

Secrétaire d'État aux Travaux publics en , dans le premier gouvernement de Georges Pompidou, il devient après le départ des ministres MRP en mai secrétaire d'État chargé des Relations avec le Parlement. En 1963, son portefeuille s'élargit au tourisme et de la promotion sociale. Il est notamment à l'origine de l'étalement des vacances en trois zones A, B et C. De 1967 à 1968 il est secrétaire d'État au tourisme.

Absent du dernier gouvernement Pompidou, de mai à , Pierre Dumas est nommé secrétaire d'État aux Affaires sociales dans le gouvernement de Maurice Couve de Murville. En 1969, il est écarté du gouvernement de Jacques Chaban-Delmas, dont la composition marque le retour d'un autre Savoyard, Joseph Fontanet, auquel Pierre Dumas s'est souvent opposé.

Outre ses nombreux mandats politiques, Pierre Dumas s'est beaucoup impliqué dans les infrastructures de transport alpines : tunnel routier du Fréjus (il a été président de la Société française du tunnel routier du Fréjus de 1962 à 1999), autoroute de Maurienne et projet de TGV Lyon-Turin.

Mandats politiques

Les mandats ou fonctions politiques de Pierre Dumas ont été les suivants :

Autres mandats

  • Président de la Société française du Tunnel routier du Fréjus de 1962 à 1999
  • Président du parc national de la Vanoise de 1963 à 1983
  • Président de l'Office national des forêts de 1973 à 1983
  • Chef de la délégation française au Conseil économique et social de l'ONU de 1973 à 1977

Décorations et hommages

Place Pierre-Dumas à Chambéry.
  • Commandeur de la Légion d'honneur.
  • Médaille de la Résistance.
  • Le 24 janvier 2005, le conseil municipal de Chambéry a donné le nom de Pierre Dumas à l'ancienne place Octogone.
  • En 2005, la fondation Pierre-Dumas de l'Institut de France[2] a été créée par son épouse : elle décerne un prix Pierre-Dumas chaque année.
  • En 2007, une tête en bronze représentant Pierre Dumas réalisée par Livio Benedetti a été inaugurée par Pierre Messmer, ancien Premier ministre, chancelier honoraire de l'Institut de France, à l'entrée du tunnel du Fréjus[3].

Notes et références

  1. Jean Luquet, Emmanuelle Combet et Christian Sorrel, La Savoie des Ombres : Les Savoyards - Vichy - L'occupant - 1939-1945, La Fontaine de Siloé, , 174 p., p. 87.
  2. [1].
  3. [2].

Bibliographie

  • Stéphane Perrin et Patrick Plaisance, Pierre Dumas : Chambéry, une vie, une ville..., Sacrebleu, , 121 p. (ISBN 978-2-95156-141-0).

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes