Pavot

Papaver

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On appelle pavots toutes les papavéracées du genre Papaver, regroupant plusieurs espèces allant du coquelicot (Papaver rhoeas) au pavot à opium (Papaver somniferum). On appelle également pavots des papavéracées qui ne font pas partie du genre papaver comme le pavot de Californie (genre Eschscholzia) ou encore le pavot bleu de l'Himalaya (genre Meconopsis).

Les pavots ont de grandes fleurs solitaires, souvent très colorées, à quatre pétales satinés et légèrement froissés, à sépales caducs. Les étamines sont nombreuses. Le pistil est une capsule le plus souvent courte et renflée, portant à son sommet des stigmates disposés comme les rayons d'un cercle. La plante produit un latex blanc, les feuilles sont pennées ou bipennées. Les pavots contiennent presque tous des alcaloïdes qui peuvent être toxiques, avoir des propriétés somnifères, sédatives ou analgésiques, voire être utilisés comme produits stupéfiants. Les traces de plants les plus anciennes attestées en Europe datent de plus de quatre mille ans et ont été retrouvées en Suisse[1].

Principales espèces

Les pavots des moissons

  • Papaver argemone : Pavot argémone. Assez semblable au coquelicot par sa couleur, mais les pétales ne se chevauchent pas, la capsule est velue.
  • Papaver dubium : Pavot douteux. Très proche du coquelicot, s'en distingue surtout par sa capsule oblongue.
  • Papaver hybridum : Pavot hybride. Lui aussi très voisin du coquelicot, ses pétales sont plus sombres et tachés de noir à la base, sa capsule est velue.
  • Papaver rhoeas : Coquelicot.

Les pavots alpins et nordiques

  • Papaver alpinum L. s.l., est une espèce alpine d'Europe moyenne, qu'on rencontre de l'Espagne à la Bulgarie. Elle comporte plusieurs sous-espèces souvent élevées au rang d'espèce :
    • subsp. alpinum (Papaver burseri Crantz), le pavot de Burser à fleurs blanches, qu'on rencontre dans les Alpes centrales et orientales
    • subsp. kerneri (Hayek) Fedde (Papaver kerneri Hayek), le pavot de Kerner à fleurs jaunes, qu'on rencontre dans les Alpes orientales
    • subsp. rhaeticum (Leresche) Nyman (Papaver rhaeticum Leresche, Papaver aurantiacum Loisel.), le pavot doré, pavot orangé ou coquelicot d'or : espèce rencontrée dans les Pyrénées orientales, les Alpes françaises, notamment dans le Vercors, et les Alpes orientales depuis les Grisons. Les fleurs sont jaunes ou orangées, rarement rouges ou blanches.
    • subsp. sendtneri (A. Kern. ex Hayek) Schinz & R. Keller (Papaver sendtneri A. Kern. ex Hayek), le pavot de Sendtner à fleurs blanches, qu'on rencontre dans les Alpes centrales et orientales
  • Papaver lapeyrousianum Gutermann ex Greuter & Burdet, le pavot de Lapeyrouse à fleurs orangées, endémique des Pyrénées centrales.
  • Papaver tatricum (A.Nyár.) Ehrend. (Syn. Papaver alpinum subsp. tatricum Nyár.), le pavot des Tatras à fleurs blanches qu'on rencontre dans les Carpates.
  • Papaver radicatum Rottb., pavot arctique : montagnes et régions arctiques circumpolaires, notamment en Scandinavie. Les fleurs sont jaune pâle, le latex est blanc ou jaune.
  • Papaver lapponicum (Tolm.) Nordh., le pavot de Laponie, très semblable et souvent considéré comme une sous-espèce de P. radicatum, se rencontre dans les mêmes régions.
  • Papaver nudicaule L., le pavot d'Islande : espèce subarctique d'Asie et d'Amérique du Nord, ordinairement bisannuelle, dont diverses sélections à fleur blanche, jaune ou orange sont cultivées comme plantes d'ornement.

Les pavots d'Orient

Champ de pavot en Algérie

Espèces apparentées

Liste des espèces

Selon Catalogue of Life (18 janvier 2018)[2] :

  • Papaver acrochaetum Bornm.
  • Papaver aculeatum Thunb.
  • Papaver albertii A.D. Mikheev
  • Papaver albiflorum (Elkan) Pacz.
  • Papaver alboroseum Hultén
  • Papaver alpinum L.
  • Papaver ambiguum Popov
  • Papaver anadyrense V.V. Petrovskii
  • Papaver angustifolium A. Tolmatch.
  • Papaver anjuicum A.I. Tolmachev
  • Papaver apulum Ten.
  • Papaver arachnoideum J.W. Kadereit
  • Papaver arenarium M. Bieb.
  • Papaver argemone L.
  • Papaver armeniacum (L.) DC.
  • Papaver armenii M. V. Agab.
  • Papaver atlanticum (Ball) Cosson
  • Papaver atrovirens V.V. Petrovskii
  • Papaver aurantiacum Loisel.
  • Papaver baitagense R.V. Kamelin & I.A. Gubanov
  • Papaver bipinnatum C.A. Mey.
  • Papaver bracteatum Lindl.
  • Papaver burseri Crantz
  • Papaver calcareum V.V. Petrovskii
  • Papaver californicum A. Gray
  • Papaver cambricum L.
  • Papaver canescens Tolmatch.
  • Papaver carmeli Feinbr.
  • Papaver chakassicum G.A. Peschkova
  • Papaver chelidoniifolium Boiss. & Buhse
  • Papaver chibinense Semenova
  • Papaver chionophilum V.V. Petrovskii
  • Papaver clavatum Boiss. & Hausskn. ex Boiss.
  • Papaver commutatum Fisch. & C. A. Mey.
  • Papaver corona-sancti-stephani Zapal.
  • Papaver curviscapum Náb.
  • Papaver cylindricum Cullen
  • Papaver cyprium (Chrtek & B.Slavík) M.V.Agab., Christodoulou & Hand
  • Papaver davisii (Kadereit) M.V. Agab.
  • Papaver decaisnei Hochst. & Steud. ex Boiss.
  • Papaver degenii (Urum. & Jáv.) Kuzmanov
  • Papaver detritophilum V.V. Petrovskii
  • Papaver dubium L.
  • Papaver ernesti-mayeri (Markgraf) T. Wraber
  • Papaver fauriei Fedde
  • Papaver fugax Poir.
  • Papaver gabrielianae M.V.Agab.
  • Papaver glaucum Boiss. & Hausskn.
  • Papaver gorgoneum Cout.
  • Papaver gorodkovii Tolmachev & Petrovskii
  • Papaver gorovanicum M.V.Agab.
  • Papaver gracile Auch. ex Boiss.
  • Papaver guerlekense Stapf
  • Papaver halophilum (Fedde) Cullen
  • Papaver himalayicum Cretz.
  • Papaver holophyllum Sam. ex Rech. fil.
  • Papaver humile Fedde
  • Papaver hybridum L.
  • Papaver hypsipetes V.V. Petrovskii
  • Papaver indigirkense Yurtsev
  • Papaver involucratum Popov
  • Papaver jacuticum G.A. Peschkova
  • Papaver kachroianum Tabinda, Dar & Naqshi
  • Papaver kerneri Hayek
  • Papaver kuvajevii Schaulo & Sonnikova
  • Papaver laestadianum (Nordh.) Nordh.
  • Papaver laevigatum M. Bieb.
  • Papaver langeanum (Lundstr.) Tolm.
  • Papaver lapponicum (A. Tolmatch.) Nordh.
  • Papaver lasiothrix Fedde
  • Papaver lateritium C. Koch
  • Papaver lecoqii Lamotte
  • Papaver leiocarpum Turcz.
  • Papaver leucotrichum Tolmatch.
  • Papaver libanoticum Boiss.
  • Papaver lisae N. Busch
  • Papaver macounii Greene
  • Papaver macrostomum Boiss. & Huet ex Boiss.
  • Papaver mairei Battandier
  • Papaver malviflorum Doumergue
  • Papaver maschukense A.D. Mikheev
  • Papaver mcconnellii Hultén
  • Papaver minutiflorum Tolmatch.
  • Papaver miyabeanum Tatewaki ex Miyabe & Tatewaki
  • Papaver multiradiatum V.V. Petrovskii
  • Papaver nigrotinctum Fedde
  • Papaver nivale A. Tolmatch.
  • Papaver nordhagenianum A. Löve
  • Papaver nudicaule L.
  • Papaver occidentale (Markgraf) H. Hess, Landolt & Hirzel
  • Papaver olchonense G.A. Peschkova
  • Papaver oreophilum Rupr.
  • Papaver orientale L.
  • Papaver pamporicum Tabinda, Dar & Naqshi
  • Papaver paphium M.V.Agab., Christodoulou & Hand
  • Papaver pasquieri Dubuis & Faurel
  • Papaver paucistaminum Tolmachev & Petrovskii
  • Papaver pavoninum Fisch. & C.A. Mey.
  • Papaver persicum Lindley
  • Papaver pilosum Sm.
  • Papaver pinnatifidum Moris
  • Papaver piptostigma Bienert ex Fedde
  • Papaver popovii Siplivinskii
  • Papaver postii Fedde
  • Papaver pseudostubendorfii M. Pop.
  • Papaver pseudotenellum Grubov
  • Papaver pulvinatum A. Tolmatch.
  • Papaver purpureomarginatum J.W. Kadereit
  • Papaver pygmaeum Rydb.
  • Papaver radicatum Rottb. ex DC.
  • Papaver rechingeri J.W. Kadereit
  • Papaver rhoeas L.
  • Papaver rogersii Exell
  • Papaver roseolum M.V.Agab. & Fragman
  • Papaver rupifragum Boiss. & Reut.
  • Papaver schamurinii V.V. Petrovskii
  • Papaver schelkovnikovii Busch
  • Papaver sendtneri A. Kern. ex Hayek
  • Papaver setiferum Goldblatt
  • Papaver setigerum DC.
  • Papaver setosum (Tolm.) Peschkova
  • Papaver sjunicicum M.V.Agab.
  • Papaver somniferum L.
  • Papaver stanovense (Petroch.) G.A. Peschkova
  • Papaver stewartianum Jafri & Qaiser
  • Papaver stubendorfii Tolmatch.
  • Papaver syriacum Boiss. & Bl.
  • Papaver talyshense Grossheim
  • Papaver tatricum (A. Nyarady) Ehrendorfer ex Soo
  • Papaver tenuifolium Boiss. & Hohen. ex Boiss.
  • Papaver tichomirovii A.D. Mikheev
  • Papaver tolmatchevii Semenova
  • Papaver tolmatschevianum N.S. Pavlova
  • Papaver triniifolium Boiss.
  • Papaver tuberculatum V.I.Dorof. & Murtaz.
  • Papaver tumidulum Klokov
  • Papaver udocanicum (Peschkova) G.A. Peschkova
  • Papaver uintaense S.L.Welsh
  • Papaver umbonatum Boiss.
  • Papaver variegatum A.I. Tolmachev
  • Papaver victoris M. Skornik & T. Wraber
  • Papaver virchowii Aschers. & Sint. ex Boiss.
  • Papaver walpolei A. E. Porsild
  • Papaver yildirimlii Ertekin
  • Papaver zangezurum A.D. Mikheev

Économie et production

Transformation

Pavot

Par incision du pavot blanc et, plus largement, de tous les fruits des pavots, on obtient une gomme blanche : l'opium. Celle-ci est transformée en morphine pour un usage médical (elle est aussi un puissant analgésique utilisé sous la forme de chlorhydrate), ou pour un usage illégal (trafic de drogue) dans des laboratoires clandestins. La morphine, peut elle-même être transformée en diacétylmorphine plus connue sous le nom d'héroïne. La Boreprus Tatanum est également un dérivé peu connu du pavot synthétisé à partir du pollen de Menocopsis betonicifolia, cultivé principalement dans les marais de Biélorussie.

Utilisation

Les graines de pavot noir servent à la fabrication de l'huile d'œillette utilisée dans la peinture à l'huile.

Utilisation culinaire

Pavot
Valeur nutritionnelle moyenne
pour 100 g
Apport énergétique
Joules1976 kJ
(Calories)(477 kcal)
Principaux composants
Glucides4,20 g
- Amidon? g
- Sucres? g
- Fibres alimentaires20,5 g
Protéines23,8 g
Lipides42,2 g
- Saturés4,85 g
- Oméga-30,42 g
- Oméga-630,7 g
- Oméga-94,47 g
Eau6,10 g
Cendres totales6,80 g
Minéraux & Oligo-éléments
Calcium1460 mg
Chrome0,012 mg
Cobalt0,015 mg
Cuivre1,0 mg
Fer9,5 mg
Magnésium333 mg
Manganèse12 mg
Nickel0,130 mg
Phosphore854 mg
Potassium705 mg
Sodium21 mg
Zinc8,1 mg
Vitamines
Vitamine B10,860 mg
Vitamine B20,170 mg
Vitamine B3 (ou PP)0,990 mg
Vitamine B60,440 mg
Acides aminés
Acide aspartique2730 mg
Acide glutamique5780 mg
Alanine1390 mg
Arginine2830 mg
Cystine510 mg
Glycine1450 mg
Histidine720 mg
Isoleucine1230 mg
Leucine1960 mg
Lysine1390 mg
Méthionine430 mg
Phénylalanine1100 mg
Proline1480 mg
Sérine1040 mg
Thréonine1200 mg
Tryptophane380 mg
Tyrosine420 mg
Valine1670 mg
Acides gras
Acide palmitique4050 mg
Acide stéarique800 mg
Acide oléique4470 mg
Acide linoléique30700 mg
Acide alpha-linolénique420 mg

Source : Souci, Fachmann, Kraut : La composition des aliments. Tableaux des valeurs nutritives, 7e édition, 2008, MedPharm Scientific Publishers / Taylor & Francis, (ISBN 978-3-8047-5038-8)

La graine de pavot, de couleur bleue à noire suivant les variétés, est une petite graine oléagineuse. Ces graines sont incorporées comme ingrédients dans les préparations pâtissières (pains, gâteaux, biscuits, ...). Elles ont une saveur délicate de noisette ou de pignon et corsent les préparations d'un goût acre selon leur proportion. Les graines blanches ne se montrent pas aussi gustatives mais servent de liant dans la préparation des poudres de carry. En Europe de l'Est, en Pologne, en Autriche ou en Hongrie par exemple, les graines de pavot sont très utilisées pour la production de pâtisseries. Ces graines sont transformées en pâte, laquelle servira à garnir l'intérieur du futur gâteau. Celui-ci est une des pâtisseries nationales de la Hongrie. En Pologne, notamment dans le sud — dans la région minière de Silésie — le pavot est presque systématiquement utilisé dans les pâtisseries.

Le pavot était nommé chanotte dans la région de Toul. Les cuisinières faisaient la quiche au pavot : après avoir écrasé les graines, on les incorporait à la « migaine ». En raison de leurs vertus apaisantes, les jeunes mamans mettaient également des graines de chanotte dans le biberon des enfants afin de les calmer[3].

Les graines de pavot sont réputées en diététique pour la qualité de leur huile riche en acides gras poly et mono-insaturés, connue sous le nom d'huile d'œillette, ainsi qu'en protéines de type légumineuses.

Les principes actifs narcotiques de l'opium sont présents à l'état de traces (approximativement 0.005 % de morphine) dans les graines et n'ont pas d'incidence dans son usage alimentaire. Il n'existe pas d'allergie connue ni de contre-indication à la consommation des graines de pavot. Suivant la difficulté à reconnaître empiriquement les effets actifs des graines, même à grande dose, l'encyclopédie de Diderot estimait que les graines de pavot ne contiennent aucune trace de morphinique[4]. Cependant les graines et les préparations culinaires à base de graines de pavot ont la réputation d'aider à lutter contre le froid et ses symptômes au cœur de l'hiver. L'absorption de 50 grammes de graines de pavot bleu, que pourraient contenir deux belles tranches de gâteau bien fourré, possède en effet un potentiel et une composition médicinale comparable à un usage d'opium officinal à petite dose (25mg, dont 2.5 de morphine base) mais elle n'en présente pas les commodités d'administration ni d'assimilation de ce dernier. L'usage de doses plus importantes ou concentrées se montre indigeste et en limite fortement la consommation, même en décoction ou en extrait. Ceci fait que les graines de pavot utilisées en grande dose dans l'alimentation peuvent avoir un effet positif sur la santé et même l'humeur, sans avoir la capacité d'atteindre un dosage qui soit sensible pour l'individu enfant ou adulte.[réf. nécessaire]

L'infusion de pétales de pavot a un effet sédatif tout autant qu'adoucissant sur les voies digestives et respiratoires. Le pavot coquelicot est préféré en tisane pour ses vertus, son goût et sa commodité de récolte et de conservation. Secs, et à dose égale, les pétales possèdent la même capacité sédative que les graines. La teinture rouge du coquelicot sert à colorer des aliments, dont des fromages.[réf. nécessaire]

Il fait partie des plantes dont la culture est recommandée dans les domaines royaux par Charlemagne dans le capitulaire De Villis (fin du VIIIe ou début du IXe siècle).

Production

L'Office des Nations unies contre la drogue et le crime estime que la surface totale de plantations de pavot dans le monde est passé de 223 000 hectares produisant 8 890 tonnes d'opium en 2007 à 181 000 hectares produisant 7 754 tonnes d'opium donnant 657 tonnes d'héroïne en 2009[5].

Voici la production légale de pavot :

Production en tonnes de graines de pavot. Chiffres 2004-2005
Données de FAOSTAT (Base de données de la FAO, accès du 14 novembre 2006

Drapeau de la République tchèque République tchèque54 821,0062 %36 418,0053 %
Drapeau de la Turquie Turquie16 000,0018 %16 000,0023 %
Drapeau de la France France5 500,006 %5 500,008 %
Drapeau de l'Allemagne Allemagne2 700,003 %2 700,004 %
Drapeau de la Hongrie Hongrie1 700,002 %1 700,002 %
Drapeau de l'Autriche Autriche1 395,002 %1 400,002 %
Drapeau de la Roumanie Roumanie1 400,002 %1 400,002 %
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas1 500,002 %1 300,002 %
Palestine2 400,003 %1 000,001 %
Drapeau de Serbie-et-Monténégro Serbie-et-Monténégro6501 %6501 %
Autres pays4851 %4851 %
Total88 551,00100 %68 553,00100 %

Symbolique

Le langage des fleurs : Pavot : frivolité, plaisir éphémère

Calendrier

Dans le calendrier républicain français, le Pavot était officiellement le nom attribué au 18e jour du mois de Prairial[6].

Bibliographie

  • Jean-Louis Brazier (pharmacologue et professeur émérite de l’Université de Montréal), « 5 400 ans d’histoire du pavot » (article accompagné de treize illustrations), Quatre-Temps, la revue des Amis du Jardin botanique de Montréal, ISSN 0820-5515, Hiver 2013, vol. 37, n° 4, p. 33-37 et 39.

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

  1. "C’est en Suisse, parmi les vestiges datant de l’âge de la pierre, dans les cités lacustres ou palafittes du lac de Neuchâtel, que l’on a retrouvé les indices paléobotaniques parmi les plus anciens à ce jour en Europe et dans le monde : des graines et des capsules de pavot à opium vieilles de plus de quatre mille ans. Et l’un des plus anciens indices archéologiques méditerranéens, celui du site de Cueva de los Murciélagos (actuelle Albuñol en Espagne), a révélé des capsules qui sont quant à elles estimées à environ 3 100 av. J.-C.[24]." in Pierre-Arnaud Chouvy, Le Pavot à opium et l’homme : origines géographiques et premières diffusions d’un cultivar, Annales de Géographie, Paris, Armand Colin, Mars – avril 2001, no 618, p. 182-194, 2 cartes.
  2. Catalogue of Life, consulté le 18 janvier 2018
  3. « Chemin des chanottes à Toul »
  4. Encyclopédie de Diderot : Pavot
  5. (fr) Production et consommation d'opium et d'héroïne dans le monde, Ria Novosti 2010
  6. Ph. Fr. Na. Fabre d'Églantine, Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du second mois de la seconde année de la République Française, Rapport fait à la Convention nationale dans la séance du 3 du second mois de la seconde année de la République Française, p. 27.