Mauritanie

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République islamique de Mauritanie

الجمهورية الإسلامية الموريتانية (ar)

Drapeau
Drapeau de la Mauritanie.
Blason
Sceau de la Mauritanie.
Description de l'image Mauritania (orthographic projection).svg.
Devise nationaleشرف إخاء عدالة
Honneur Fraternité Justice
Hymne nationalNachid al-watani
(l'hymne national)
Administration
Forme de l'ÉtatRépublique islamique
Président de la RépubliqueMohamed Ould Abdel Aziz
Premier ministreMohamed Salem Ould Béchir
Langues officiellesarabe (officielle), français (administrative), arabe-hassaniya (populaire)
le soninké, le peul et le wolof ont le statut de langues nationales.
Capitale18° 05′ N, 15° 58′ O

Géographie
Plus grande villeNouakchott
Superficie totale1 030 700 km2
(classé 29e)
Superficie en eauNégligeable
Fuseau horaireUTC +0
Histoire
IndépendanceDe la France
Date
Démographie
GentiléMauritanien
Population totale (2018[1])3 840 429 hab.
(classé 132e)
Densité4 hab./km2
Économie
IDH0,5 (moyen)
MonnaieOuguiya (MRU​)
Divers
Code ISO 3166-1MRT, MR​
Domaine Internet.mr
Indicatif téléphonique+222
Organisations internationales

ONU (28 octobre 1961[2])
Union du Maghreb arabe (1989)
Organisation de l'unité africaine (1963) / Union africaine (2002)

Ligue arabe (1973)

La Mauritanie (en arabe : موريتانيا, en berbère : Agawej ou Cengiṭ), en forme longue la république islamique de Mauritanie (en arabe : الجمهورية الإسلامية الموريتانية), est un pays du Nord-Ouest de l’Afrique, situé entre 15 et 27 degrés de latitude nord et 5 et 17 degrés de longitude ouest. La Mauritanie fait partie de l'Union africaine, de la Ligue arabe, de l'Union du Maghreb arabe, de l'Organisation de la coopération islamique et de l'OMVS, en plus d'être membre de la Francophonie. La capitale de l'actuelle Mauritanie est Nouakchott. Les autres villes principales sont Nouadhibou, Kiffa, Kaedi, Zouérate et Rosso.

Elle possède une côte d'environ 800 km ouverte sur l'océan Atlantique s'étirant de Ndiago au sud jusqu'à Nouadhibou au nord. Au nord, elle est limitrophe de l'Algérie et du Sahara occidental (revendiqué par le Maroc et la République arabe sahraouie démocratique), du Mali à l'est, et du Sénégal au sud.

La Mauritanie constitue un espace de contact entre l'Afrique du Nord et l'Afrique subsaharienne, ce qui en fait un pays pluriethnique ; elle est majoritairement peuplée d'une communauté arabe et berbère dans laquelle se distinguent deux groupes : les Maures arabo-berbères dits « Maures blancs » ou Beidanes (qui représenteraient 30 %), et de Haratins dits « Maures noirs », anciens esclaves arabophones, d'origine Bafour (qui seraient 40 % de la population), d'autre part d'un ensemble négro-africain composé de plusieurs ethnies, telles que les Peuls, Soninkés, Wolofs et Bambaras, qui représenteraient 30 % de la population, selon les estimations de la CIA[3] (sans études precises , il n'existe pas de statistiques dans ce sens). Il convient de souligner que la proportion des différents groupes ethno-linguistiques n'est pas connue avec précision, les statistiques avancées variant fortement selon la source. Pour mémoire, les statistiques datant des années 1960 indiquaient une proportion d'environ 80 % d'arabophones (hassanophones).

Le nom du pays lui vient de la Maurétanie romaine, désignant le territoire des « Maures », peuple berbère, dans l'Antiquité. Le territoire de la Mauritanie ne correspond cependant pas à celui de l'antique province romaine.

En français, l’expression « Mauritanie occidentale », appliquée en décembre 1899 par Xavier Coppolani supplante progressivement les autres dénominations utilisées pour désigner le pays.[Quoi ?]

Géographie

Article détaillé : Géographie de la Mauritanie.

Ancienne toponymie

Jusqu'à l'adoption de son nom actuel, la Mauritanie était désignée par plusieurs dénominations, qui correspondent à différentes régions de l'actuelle Mauritanie et sous celui de Gannar par les Wolofs[4]. Elle était plus généralement connue des géographes arabes et en Orient sous le nom de Bilad Chinguit (de la cité de Chinguetti).

Généralités

Image satellite de la Mauritanie.
Topographie de la Mauritanie.

La Mauritanie est un pays de l'Afrique de l'Ouest. Sa superficie est de 1 036 000 km2[5].

Elle possède des frontières avec l'Algérie (463 km), le Maroc (1 561 km), le Mali (2 237 km) et le Sénégal. Celles-ci ont été tracées par les colonisateurs français, ce qui explique les lignes droites, sauf pour le fleuve Sénégal qui constitue une frontière naturelle entre la Mauritanie et le Sénégal. Elle est bordée à l'ouest par l'océan Atlantique.

La Mauritanie se divise en trois grandes régions naturelles :

  • La façade atlantique, qui s'étend sur une longueur d'environ 800 km, de la frontière avec le Sénégal, au sud, au Sahara occidental, au nord.
  • La région centrale est occupée par de grands plateaux escarpés à l’est, des larges cuvettes dunaires du Sahara.
  • Le fleuve Sénégal, qui a creusé une vallée le long de la frontière sud du pays. L'un de ses affluents est le Karakoro (également appelé Oued Lakhdar).

L'est est constitué de zones de pâturage, alors que le sud constitue la zone agricole grâce aux alluvions du fleuve Sénégal.

La plus grande partie du territoire se trouve dans le désert du Sahara, avec des plaines et des reliefs peu accidentés, ainsi que des regs (désert rocheux). Au Nord, il existe de hauts plateaux avec un sommet à 915 m d'altitude : la Kedia d'Idjil. Dans le centre du pays, la cuvette du Hodh El Chargui est bordée au sud-est par des plateaux gréseux (Adrar, Tagant).

Climat

Rue de Chinguetti : niveau atteint par l'ensablement (env. 2,80 m) avant l'intervention de 2003.

Le climat est globalement désertique très chaud et très sec, ce qui explique la faible densité de population. De plus, des sécheresses successives ont accentué la désertification du pays.

Les températures sont relativement tempérées sur la côte grâce aux vents venant du large et la région du fleuve est plus humide.

Dans l’extrême sud et sud-est, qui se positionne sur la bande du Sahel, la végétation réapparaît et des cultures sont possibles.

Un vent de sable chaud (le Khamsin, ou Harmattan) balaye parfois des régions, ensevelissant des cultures, voire des villages qui luttent contre l'avancée du désert.

Dans les régions intérieures du pays, les températures sont largement plus élevées et torrides que sur les côtes. Il peut facilement faire plus de 50 °C.

Les nuances entre les quatre saisons sont quasi inexistantes.

Environnement

  • Flore
  • Faune

Parcs nationaux

Le plus grand parc national mauritanien, en termes de surface et de paysages, est celui du banc d'Arguin[6]. Il présente un paysage extrêmement contrasté, entre désert et océan, ainsi qu'un riche patrimoine naturel. Le banc d'Arguin[7] est également un site exceptionnel pour la reproduction des oiseaux migrateurs européens ; à ce titre il a été inscrit sur la liste Ramsar[8]. Le parc national du banc d'Arguin est également classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1989[9].

Géographie humaine

Article détaillé : Villes de Mauritanie.
  • Urbanisation

Géographie administrative

Article détaillé : Subdivisions de la Mauritanie.

La Mauritanie est divisée en 6 régions regroupant 12 wilayas, auxquelles s'ajoutent trois autres wilayas formant la capitale, Nouakchott. Elle comprend également 58 Mouqataa, ainsi que 216 communes.

Histoire

Article détaillé : Histoire de la Mauritanie.

Préhistoire

Gravures rupestres.
L'Adrar.

De nombreuses peintures pariétales ou gravures rupestres, au fond de grottes ou sur des falaises, témoignent de présence humaine préhistorique sur l'actuel territoire mauritanien. L'environnement a donc été différent de ce que l'on connaît actuellement : autrefois, la Mauritanie n'était pas un désert mais une région humide avec des cours d'eau et du gibier.

Des bifaces témoignent des débuts de la présence de l'homme, au Paléolithique inférieur. Ces outils acheuléens changent de formes, deviennent ovales, triangulaires puis sont accompagnés de hachereaux (outil à biseau tranchant réalisé sur éclat massif). C'est dans l'Adrar et plus particulièrement à Aghmakou et El Beyyed que l'on peut se rendre compte de ces évolutions[10].

Des grattoirs, pointes, racloirs moustériens nous parviennent du Paléolithique moyen. Au nord de la Mauritanie actuelle, l'Atérien qui venait sans doute d'Afrique du Nord, nous apporte des outils améliorés avec une extrémité transformée en pédoncule pouvant être emmanché. Les humains anatomiquement modernes du Paléolithique supérieur s'établissent sur la côte atlantique vers la baie du Lévrier.

Au début du Néolithique, l'Atérien disparaît avec l'arrivée de population du nord de l'Afrique[11]. La présence humaine est attestée au Néolithique[11] par des habitats structurés pendant deux millénaires dans la région du Dhar Tichitt[12]. Des pointes de flèches ont également été retrouvées.

Des populations noires du Bafour, en partie sédentaires, se sont établies en Mauritanie, plus particulièrement dans la région de l'Atar. Ils étaient chasseurs-pêcheurs puis ils ont développé une civilisation agro-pastorale. Ensuite le Sahara s'est étendu, d'autres populations venant de l'est sont parvenues dans cette région comme les Peuls (des pasteurs qui suivent leurs troupeaux) ainsi que d'autres nomades du nord qui sont venus dès le premier millénaire avec leurs dromadaires[13].

Les empires

L’empire du Ghana fondé par les Soninkés avait pour capitale Koumbi (dans le Hodh El Chargui) et l'empire de Tekrour fondé par des peuls les Dia-Ogo.

Désigné par ses habitants sous le nom d'Empire Ouagadou, il se fait connaître en Europe et en Arabie comme l'empire du Ghana. Issu du royaume du Ouagadou, l'empire du Ghana s'est développé au e siècle avec l’exportation d’or et de sel, important pour la conservation des aliments. Il connaît son apogée au e siècle, et s'étend alors sur un territoire à cheval sur la frontière actuelle entre la Mauritanie et le Mali, comprenant le Ouagadou, et Oualata. En 990, il annexe Aoudaghost, grande cité berbère, centre névralgique des échanges entre le nord et le sud[14].

Le mouvement religieux des Almoravides, de rite sunnite malékite , formé par des tribus Sanhadja (originaires de l'Adrar, nomadisant entre le Nord de l'actuel Sénégal, l'actuelle Mauritanie et le Sud de l'actuel Maroc) s'établit sur les rives du fleuve Zenaga (fleuve Sénégal) ou sur les rivages de l’Atlantique. Il fonde l'empire Almoravide, qui impose son hégémonie sur l'ensemble de la région. Il unifiera au Xe siècle, les peuples du Sahara occidental et étendra, au XIe, sa domination sur l'empire du Ghana (conquête des villes Aoudaghost et de Koumbi Saleh). En peu de temps, les Almoravides s'emparent d'Aoudaghost, d'Awlil et de Sijilmassa. C'est à partir de cette dernière qu'ils entament la conquête du Nord7. Éliminant les pouvoirs locaux et annexant les principautés limitrophes, ils font l'unité d'une grande partie du Maghreb et d'al-Andalus. Au XIIe, après la chute des Almoravides, une partie du territoire de la Mauritanie (Sud/Sud-Ouest) redevient une province des empires du Mali et l'empire songhaï.

Au XIIe siècle, la ville de Tichit est fondée. Cette cité qui allie le savoir au commerce contribue substantiellement au rayonnement de la région du Maghreb et de l'ouest africain fraîchement islamisé.

Au XIVe siècle, plusieurs villes comme Oualata, Chinguetti, Ouadane se développent.

Les Beidanes

Au XVe siècle, les Arabes Banu Hassan (issus de l'ensemble Maaqil), venus probablement du Yémen, et d'Arabie, et dans une moindre mesure d'Égypte et d'Irak, se fixent dans le Nord et combattent les tribus berbères sanhadjas[15]. Ils vont influencer la structure sociale et la composition ethnique de la société donnant naissance à un ensemble arabo-berbère et répandre progressivement le dialecte arabe hassanya. Au XVIIe siècle, les tribus Mghafra (arabes) et Zwaya (Sanhadja) vont entrer en conflit pendant près de 30 ans. Il convient de noter que les populations (berbères, negro-africains et autres) vivant dans le pays au moment de l’arrivée des Beni Hassan étaient déjà islamisées et avaient fondé, quatre siècles auparavant, l'empire almoravide, qui avait dominé l'ensemble de l'Afrique du Nord-Ouest et la péninsule ibérique (alors connue sous le nom d'Andalus). D'autres royaumes islamisés, à l'image de l'empire peul du Fouta-Toro et, dans une certaine mesure, de l’empire du Ghana, s'étaient également déjà établis sur le territoire. Par la suite, les Beni Hassan fondent de nouveaux Émirats, dont les plus puissants furent ceux du Trarza, du Brakna et de l'Adrar, celui du Tagant ayant été fondé par les descendants des Sanhadja almoravides. Ces émirats étaient souvent en guerre entre eux et avec les principautés du sud, telles que le Fouta-Toro ou le royaume du Oualo[16].

La colonisation française

Fort colonial d'Arguin (1721).

La colonisation française peut être présentée selon la chronologie :

  • 1902 : début de la pénétration coloniale française, qui fait face à une vive résistance armée et culturelle. [réf. nécessaire].
  • 1903 : la Mauritanie est placée sous protectorat de la France.
  • 1904 : rattachement de la rive droite du fleuve Sénégal à la Mauritanie sous protectorat de la France ; arrêté du 10 avril 1904 prononçant l'éclatement du cercle de Kayhayzi et le rattachement de sa rive droite au nouveau protectorat.
  • 1920 : la Mauritanie est décrétée colonie française.
  • 1934 : fin de la résistance armée (bataille d'Oum Tounsi).
  • 1945 : la Mauritanie est élevée au statut de territoire d’outre-mer de l’Union française.
  • 1957 : la Mauritanie bénéficie de la loi-cadre (dite loi Defferre).
  • 1958 : devenue autonome, la République islamique est proclamée le 28 novembre (dans la nouvelle mais éphémère Communauté française qui remplace les anciennes fédérations administratives de territoires de l'Union française).
  • 1960 : le 28 novembre, l’indépendance nationale est octroyée en vertu des accords franco-mauritaniens de restitution de souveraineté.
La capitale Saint-Louis vue de la mer (1814).
Naufrage de la Méduse au banc d'Arguin en 1816.

Les Portugais avaient déjà eu des contacts avec les habitants du banc d'Arguin. Le commerce de la gomme au nord du Sénégal se développe. Le fort Portendick au nord de l'estuaire du fleuve Sénégal ainsi que la vallée du Sénégal deviennent une région servant de base à l'expansion économique des colonies. En 1816, le navire La Méduse s'échoue sur la banc d'Arguin en tentant de rejoindre Saint-Louis. Faidherbe considère que les émirats sont source d'insécurité et commence d'abord par annexer l'empire du Oualo avant de conquérir l'autre rive du fleuve. Les maures du Trarza tentent d'instaurer une paix entre les tribus, mais dès 1899 l'administrateur Coppolani instituera une Mauritanie occidentale, tout en reconnaissant en 1900 les intérêts des Espagnols établis au cap Blanc.

Les Français s'établissent dans l'Adrar en 1908 puis au Hodh en 1911. Les frontières sont fixées à la suite d'un accord franco-espagnol en 1912, attribuant à l'Espagne le territoire du Río de Oro (Wadi Eddhahab) et de la Saguia El Hamra (actuel Sahara occidental). En 1920, la Mauritanie devient une des colonies de l'Afrique-Occidentale française (AOF). 1934 sonne le glas de la résistance, alors que 1936 marque l'achèvement de l'occupation militaire de la Mauritanie.

Il n'y aura pratiquement pas de développement du pays, seulement une domination militaire en s'appuyant sur les chefs traditionnels afin de sécuriser le territoire (les antagonismes entre les différentes tribus seront utilisés avec profit par les Français). Saint-Louis du Sénégal — capitale de l'AOF et du Sénégal — fera donc office de capitale administrative de la Mauritanie. Il faudra attendre l'indépendance pour voir s'ériger des installations portuaires ou des aéroports. Durant cette période, les populations nomades s'appauvrissent.

En novembre 1945 les Sénégalais Amadou Lamine-Guèye et Léopold Sédar Senghor sont élus députés de la circonscription réunissant le Sénégal et la Mauritanie.

En 1946, la Mauritanie accède au statut de territoire d'outre-mer et le , Ahmeddou Ould Horma Ould Babana devient le premier député mauritanien. Cela permet dès 1948 le développement d'une nouvelle élite administrative et de partis politiques. La loi-cadre Gaston Defferre du autorise la création d'un pouvoir exécutif local, dont la mise en place est confiée à un jeune avocat, Moktar Ould Daddah.

Après l'indépendance du Maroc, à partir de 1956, le royaume chérifien, par la voix de son souverain, Mohammed V, revendique la Mauritanie[17] comme partie intégrante de son territoire.

La Mauritanie indépendante

Après le référendum de 1958, la Constitution mauritanienne adoptée l'année suivante instaure un régime parlementaire. L'indépendance est proclamée le . Le pays est reconnu officiellement par l'Organisation des Nations unies (ONU) le et devient membre fondateur de l'Organisation de l'unité africaine (OUA) en 1963. Le Maroc ne reconnait son indépendance qu'en 1969, levant ainsi tout obstacle à son adhésion à la Ligue arabe, qui devient effective en 1973[18].

Revendication par le Maroc de la Mauritanie

Après son indépendance, le Maroc ambitionne de récupérer l’ensemble de son territoire précolonial, morcelé par la France et l'Espagne, en essayant de négocier avec ces deux puissances. Toutefois et contrairement à Tarfaya, qu'il récupère en 1958 et Sidi Ifni, en 1969, la Mauritanie lui échappe et accède à l'indépendance. Plusieurs personnalités mauritaniennes étaient cependant venues prêter allégeance au roi Mohammed V à Rabat, comme l'ancien député mauritanien à l'Assemblée nationale française, Horma Ould Babana, l'émir du Trarza, Mohammed Fal Ould Oumeir, devenu ministre au Maroc, chargé de la Mauritanie et du Sahara, ou encore le diplomate Dey Ould Sidi Baba. La Tunisie d’Habib Bourguiba tente, à plusieurs reprises, de rapprocher les positions de Rabat et de Nouakchott, et apporte un soutien diplomatique constant à la Mauritanie[19]. Le royaume marocain renonce finalement à ses revendications territoriales sur la Mauritanie (liées au concept du Grand Maroc développé par Allal El Fassi, le fondateur du parti de l'Istiqlal) et se résigne à la reconnaître formellement. Lors de le leur première rencontre, en 1969, à l’occasion du sommet islamique de Fès, Hassan II confessera au président mauritanien Mokhtar Ould qu’il n’avait jamais cru au bien-fondé des revendications marocaines sur la Mauritanie, mais qu’il avait été d’abord obligé de les endosser, par « filiation dynastique »[19].

Mokhtar Ould Daddah (1960-1978)

Reprendre l'œuvre inachevée d'unification des diverses tribus et ethnies est l'objectif premier des nouveaux dirigeants du pays. Son président Moktar Ould Daddah devra s'imposer face aux dissensions internes et à l'influence de ses voisins, tels que le Maroc ou l'Algérie. En août 1966, il est réélu à la présidence. Il est confronté à une contestation syndicale, nationaliste, marxiste et maoïste, qui finit par intégrer le parti unique au pouvoir quelques années plus tard, en 1975.

Le partage du Sahara occidental entre le Maroc et la Mauritanie va générer de graves crises pour le pays. Le conflit avec le Front Polisario soutenu par l'Algérie plonge la Mauritanie dans de graves difficultés économiques (conjuguées à la famine, suite en raison de la sécheresse). Malgré le soutien de l'aviation française basée à Dakar en décembre 1977, les attaques de villes dans le nord et même de la capitale Nouackchott par le Front Polisario finissent par pousser les militaires mauritaniens à déposer le président Mokhtar Ould Daddah en 1978.

Succession de juntes militaires éphémères (1978-1984)

Le 10 juillet 1978, le lieutenant-colonel Moustapha Ould Mohamed Saleck accède au pouvoir, à la tête du Comité militaire de redressement national, qui signe un cessez-le-feu avec le Front Polisario. Le nouveau président est en proie à des luttes intestines qui conduisent, le 6 avril 1979, à des modifications transférant la réalité du pouvoir à un nouveau premier ministre, le lieutenant-colonel Ahmed Ould Bouceif. Moustapha Ould Mohamed Saleck conserve toutefois son poste de chef de l’État. Un Comité militaire de Salut National est créé. À la suite de la disparition du premier ministre, Ahmed Ould Bouceif, dans un accident d'avion, le 27 mai 1979, une nouvelle direction est mise en place. Mohamed Mahmoud Ould Ahmed Louly devient chef de l’État (symbolique) et Mohamed Khouna Ould Haidalla premier ministre. Un accord de paix est signé avec le front Polisario et la Mauritanie se retire du Sahara occidental. Le 4 janvier 1980, à la suite d'une nouvelle restructuration au sein du Comité Militaire de Salut National, Ould Haidalla devient chef de l’État. Diverses tentatives de putsch sont déjouées (dont une le 16 mars 1981, menée par l'Alliance pour une Mauritanie démocratique, réputée proche de l'ancien président Mokhtar Ould Daddah et du Maroc), tandis que l'opposition ne cesse de se développer, compte tenu de la politique autoritaire du nouveau chef de l'État.

Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya (1984-2005)

Le 12 décembre 1984, le colonel Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya, chef d'état major des armées — Premier ministre (1981-1984) et ministre de la Défense — accède au pouvoir par un coup d'État avec l'aide du Comité militaire de salut national dont il est président. Il libéralise l'économie et permet l'organisation d'élections locales. En 1991, il proclame une nouvelle Constitution, instaure le multipartisme et créé le Parti républicain démocratique et social (PRDS). En 1992, il est élu président de la République, puis réélu en 1997, malgré de fortes contestations contre la fraude électorale et les violations des droits de l'Homme. Crise économique, répression et corruption empêcheront le processus de démocratisation d'aboutir.

Conflit de 1989 avec le Sénégal et expulsion de populations négro-mauritaniennes

Avec la prise du pouvoir par le colonel Maaouiya Ould Sid'Ahmed Taya à la suite d’un coup d’État du 12 décembre 1984, la dérive chauvine du pouvoir atteint son paroxysme dans les années 1989-1991[20].

Le 9 avril 1989, un incident frontalier opposant bergers peuls mauritaniens et paysans soninké sénégalais provoque l’intervention de l’armée mauritanienne dans le village de Diawara, au Sénégal, et se solde par la mort de deux Sénégalais. Cet événement exacerbe les tensions communautaires entre les deux pays et provoque des émeutes, à Dakar et à Kaolack : des dizaines de commerçants mauritaniens sont pris pour cible, par représailles, et plusieurs sont massacrés, entre le 21 et le 24 avril[21]. Ces événements déclenchent, à leur tour, des émeutes en Mauritanie, particulièrement à Nouakchott, visant cette fois les Sénégalais expatriés, et, indistinctement, les populations négro-mauritaniennes. La France, l’Algérie et le Maroc, qui a offert sa médiation, organisent un pont aérien pour permettre aux ressortissants des deux pays d’être évacués. Ce double exode concerne des dizaines de milliers de personnes, obligées de tout abandonner. La Mauritanie et le Sénégal rompent leurs relations diplomatiques en août 1989, et la frontière restera fermée jusqu’en mai 1992[21].

En Mauritanie, la période 1989 – 1991 est marquée par les assassinats de cadres militaires et civils négro-mauritaniens, la déportation de dizaines de milliers de négro-africains vers le Sénégal (environ 50 000 personnes[22]) et au Mali (40 000 personnes), la radiation de milliers de cadres civils et militaires de la fonction publique, viols, la destruction de documents d’état-civil, la confiscation de biens et de terres. Les peuls éleveurs de zébus ont été les principales victimes de ces exactions.

Il s’agit sans nul doute de l'évènement le plus significatif de la politique d’épuration ethnique de l'histoire de la Mauritanie, accomplie méthodiquement et fondée sur la négation du caractère pluri-ethnique du pays, légitimant l’exclusion des populations non arabes et, à défaut, leur exclusion et la relativisation de la discrimination. À son arrivée au pouvoir à l'issue des élections présidentielles de 2007, le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi entreprendra, ultérieurement, le rapatriement volontaire des réfugies au Sénégal à la suite des accords tripartites conclus entre le UN-HCR et les gouvernements mauritaniens et sénégalais. Ce rapatriement aurait été freiné avec le coup d'État ayant mis fin au mandat du président Ould Cheikh Abdallahi.

Ely Ould Mohamed Vall (2005-2007)

Le 3 août 2005, l'armée, au travers du Conseil militaire pour la justice et la démocratie (CMJD), prend le pouvoir pour « mettre fin au régime totalitaire du président Taya et mettre en place de véritables institutions démocratiques ». Ce putsch a lieu alors que le président est sur le chemin du retour de Riyad, où il avait assisté la veille aux funérailles du roi Fahd. Après un court séjour au Niger et en Gambie, ce dernier se réfugie au Qatar où il obtient une résidence permanente.

Le nouvel homme fort du pays, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, a été l'un des plus fidèles compagnons de route du président déchu. Responsable de la Sûreté nationale (police) pendant 18 ans, il a été associé aux vagues de répressions successives. Le 21 avril 2006, il autorise l'ex-président Maaouiya Ould Taya, en exil au Qatar, à revenir dans son pays, lui interdisant toutefois de participer aux élections prévues dans le cadre d'une transition démocratique jusqu'en 2007. L'ex-président Maaouiya Ould Taya n'a toutefois pas regagné la Mauritanie et continue de vivre au Qatar.

Conformément aux engagements formulés lors de sa prise de pouvoir, Ely Ould Mohamed Vall ne se présente pas à l’élection présidentielle de mars 2007, ainsi que tous les militaires qui avaient participé au coup d'État. Aucun des candidats en lice n'ayant obtenu plus de 50 % des suffrages lors du premier tour, un second tour a lieu le 25 mars 2007, portant au pouvoir Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi (2007-2008)

Le nouveau président de la République élu, Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, prête serment le 19 avril 2007. C'est le premier civil, depuis près de 30 ans, élu sans fraude massive depuis l'indépendance de la Mauritanie. Un vent d'espoir souffle sur le pays : les médias sont plus libres et de nouvelles formations politiques sont reconnues, dont un parti islamiste (Tawassoul). Mais des émeutes en raison de la baisse du pouvoir d'achat et l'augmentation de l'insécurité dans le pays affaiblissent le pouvoir du président[23], de même que l'influence trop pesante des dirigeants de l'armée, qui lui avaient apporte leur soutien durant la campagne électorale.

Le Premier ministre, Zeine Ould Zeidane, annonce en mai 2008 sa démission ainsi que celle du cabinet[24]. Le 11 mai 2008, un nouveau Premier ministre, Yahya Ould Ahmed el Waghf, forme un gouvernement d'ouverture avec des personnalités de l'entourage du président déchu, suscitant les réserves des militaires à l'origine du putsch de 2005, sans oublier l'entrée de deux islamistes. Une motion de censure est déposée par des députés, le 30 juin 2008. Toutefois, cette motion n'aboutit pas, en raison de la démission du gouvernement el Waghf.

Après trois semaines de crise constitutionnelle, le Premier ministre, reconduit dans ses fonctions, compose un nouveau cabinet renouvelé de moitié mais sans ouverture vers l'opposition. Quelques ministres qui semblaient être source de conflit entre le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi et les militaires sont écartés afin de permettre un apaisement, mais la crise ne prend pas fin, pour autant[25].

Mohamed Ould Abdel Aziz (depuis 2008)

Lors du coup d'État militaire du 6 août 2008, le président de la République et le Premier ministre sont arrêtés et déposés à la suite du renvoi de quatre des plus importants officiers militaires du pays[26],[27]. Le rapporteur de la présidence annonce que le président Sidi Ould Cheikh Abdallahi est détenu au palais des congrès de Nouakchott (placé en résidence surveillée dans son village de Lemden, il sera finalement libéré en décembre 2008[28]). Le nouveau maître du pays est le général Mohamed Ould Abdel Aziz qui préside un Haut Conseil d'État et promet d'organiser une rapide élection présidentielle. Le 13 août 2008, il nomme un nouveau Premier ministre, Moulaye Ould Mohamed Laghdhaf.

Après avoir démissionné de l'armée, il abandonne la charge de chef de l'État le au président du Sénat Ba Mamadou M'Baré afin de pouvoir se présenter à l'élection présidentielle, prévue en juin, qui se tient finalement le 18 juillet. Élu avec 52,5 % des voix, il entre officiellement en fonction le 5 août.

Le premier semestre de l'année 2011 est marqué par l’extension du printemps arabe en Mauritanie, avec une vague de grèves, manifestations et revendications politiques.

Il est réélu en juin 2014 pour un second mandat, avec 81,89 % des voix au premier tour[29].

Il confirme début 2018 qu’il se conformera à la Constitution, laquelle limite à deux le nombre de mandats présidentiels : « Nous avons certes révisé la Constitution, mais nous n’avons jamais touché à cet article. Et je n’y toucherai pas. »[30].

Article détaillé : Contestation en Mauritanie en 2011.

Politique

Politique intérieure

La Constitution de la République islamique de Mauritanie date du 20 juillet 1991, et a été révisée à trois reprises, en 2006, 2012 et 2017. Elle rappelle dans son préambule son attachement à l'islam et aux principes démocratiques tels que définis dans la Déclaration universelle des droits de l'homme ainsi que dans la Charte africaine des droits de l'homme et des peuples[31].

Modification du drapeau national

Le 9 mars 2017 une révision de la Constitution est approuvée à l'Assemblée nationale. Elle porte sur la suppression du Sénat, de la Haute cour de justice, du médiateur de la République et du Haut Conseil islamique ainsi que sur une modification du drapeau national qui portera désormais deux bandes rouges symbolisant le sang versé par les « martyrs de la résistance » durant la période coloniale française[32]. Soumise initialement au parlement, cette modification, vivement contestée par l'opposition[33], est rejetée, à la surprise générale, par le Sénat. Le président Mohamed Ould Abdel Aziz opte alors pour l'organisation d'un référendum, qui a lieu le 5 août 2017. Les électeurs mauritaniens votent "oui" à 85 %, selon les résultats dévoilés par la commission électorale. La participation s'est élevée à 53,73 %[34].

Politique extérieure

Les traités et accords internationaux ne peuvent être ratifiés qu'en vertu d'une loi. Aucune modification du territoire (cession, échange, adjonction) ne peut se faire sans le consentement du peuple par référendum.

Les engagements internationaux contraires à la Constitution rendent nécessaire la révision de celle-ci afin de ratifier ces engagements. À partir de leur publications, ces engagements internationaux ont une valeur supérieure à celle des lois[35].

Les ordres et décorations de Mauritanie

  • Ordre national du Mérite

Économie

Les mariages

Fête lors d'un mariage à Atar

Le mariage unit non seulement deux individus mais aussi deux familles, deux ethnies. Par le passé, les enfants étaient désignés pour le mariage dès leur berceau. Parvenus à l'âge adulte, nul ne songe à décevoir les parents, la communauté. Une dot est fixée lors d'une réunion entre les parents.

Chez les Maures, après le mariage, la mariée tente de se cacher avec ses amies. Si le marié ne la retrouve pas, il paie une rançon au camp adverse. Mais actuellement, l'évolution de la société mauritanienne fait que beaucoup de ces pratiques disparaissent, surtout dans les villes.

Gastronomie

La cuisine mauritanienne est composée de produits locaux : mil, blé, orge, haricot, pastèque, dattes etc. C'est donc une cuisine typique des peuples du Sahel. Les plats les plus connus sont à base de deux variétés de couscous communément appelé petit couscous et gros couscous, et, "fondé", "Makhafo", El aiche, Baci, sakou, Echerchem, Leglyé, Bellakh, Belleghmane, Hacou, lemvassas, soupou kandia, mechoui, gombo, néré, thiéboudiène, mafé, lakhetc.[84].

Les protéines animales viennent du dromadaire, des ovins et caprins, du bœuf, et du poisson (sur la côte). Le fromage caravane se fait à partir de lait de chamelle.

À part ces produits traditionnels, d'autres denrées tels le riz, la pomme de terre sont également consommés et la mondialisation influence les méthodes et les usages culinaires.

Jeux et sports

L'influence de l'islam dans les relations hommes/femmes a créé deux types de jeux[85] :

  • soit uniquement pour les femmes (es-sig, krour, Em-Ehmeidech, Chnague, lewzar, Sigueye, Salar...) dans des endroits frais (tentes, maisons) ou ombragés (arbres...) ;
  • soit uniquement pour les hommes (Edghougha, Heibe, Towd, Dhamette, Khreibga, Diaro...) dans des endroits découverts, à l'air libre.
  • soit uniquement pour les enfants.

Codes

La Mauritanie a pour codes :

Notes et références

  1. (en) Population de la Mauritanie en 2017 (CIA World Factbook).
  2. Site de l'ONU.
  3. (en) « The World Factbook », sur www.cia.gov (consulté le 8 janvier 2016)
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  24. « Remaniement gouvernemental » Article RFI du 7/05/2008
  25. « Nouveau gouvernement : fin de la crise politique ? » Article de RFI
  26. New york times
  27. Article coup Mauritanie sur radio Canada
  28. « Ban Ki-moon se félicite de la libération de Sidi Ould Abdallahi », France 24,‎ (lire en ligne)
  29. « Mauritanie : Mohamed Ould Abdelaziz réélu avec près de 82 % des voix – JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne)
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  33. Réforme constitutionnelle, la Mauritanie va-t-elle changer de drapeau ? article dur le site Afrique.latribune.fr.
  34. « Mauritanie : le "oui" l'emporte au référendum constitutionnel contesté par l'opposition - France 24 », France 24,‎ (lire en ligne)
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  82. Tourath : Projet de sauvegarde de la culture mauritanienne traditionnelle - Poésie
  83. Musique sur le portail national
  84. Art culinaire sur le portail national
  85. « Jeux - Portailnational »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)

Annexes

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

Généralités uniquement

  • Mariella Villasante Cervello, Parenté et politique en Mauritanie : essai d'anthropologie historique, Paris, L'Harmattan, , 282 p. (ISBN 2-738-46392-4)
  • Mariella Beauvais (dir.), Groupes serviles au Sahara : approche comparative à partir du cas des arabophones de Mauritanie, Paris, CNRS, (ISBN 2-271-05684-5), p. 359
  • Mariella Villasante Cervello, (dir.), Colonisations et héritages actuels au Sahara et au Sahel, L'Harmattan, 2 vols (ISBN 978-2-296-04024-3)
  • Mariella Villasante Cervello, (dir.), Le passé colonial et les héritages actuels en Mauritanie, L'Harmattan, 566 p (ISBN 978-2-343-01767-9)
  • Elemine Ould Mohamed Baba, La Mauritanie, un pays atypique, L'Harmattan, 2007, 160 p. (ISBN 978-2-296-04591-0)
  • Muriel Devey, La Mauritanie, Karthala, Paris, 2005, 316 p. (ISBN 978-2-84586-583-9)
  • Viviane Froger-Fortaillier et Janine Koudjina, Mauritanie, scènes de vie, Sepia, 2007, 120 p. (ISBN 978-2-84280-133-5)
  • Attilio Gaudio, Le dossier de la Mauritanie, Nouvelles éditions latines, 2008, 429 p. (ISBN 978-2-7233-0035-3)
  • Jean-Claude Klitchkoff, La Mauritanie aujourd'hui, Éditions du Jaguar, 2003 (2e éd.), 248 p. (ISBN 978-2-86950-340-3)
  • Moktar Ould Daddah, La Mauritanie, contre vents et marées, Karthala, 2003, 672 p. (ISBN 978-2-845-86437-5)
  • Danielle et Vincent Bisson, Mauritanie, aux confins du Maghreb, éditions ACR, 2005, 335 p. (ISBN 9-782867-701719)
  • archives État Mauritanien
  • rapport anciens membres IRA

Discographie

  • Le Chant des enfants du monde, vol. 8 Mauritanie, Arion, 2009 (1re éd. 2001), ICD (compilation de 24 titres)

Filmographie

  • Mauritanie, film documentaire réalisé par Claude Pavard, Oasis Production, Sèvres, 2003, 2 DVD (240 min) + 1 livret (64 p.)

Article connexe

Liens externes