Lion américain
English: American lion

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Le lion américain (Panthera spelaea atrox), ou lion d'Amérique, est une sous-espèce éteinte de lions. Il vivait en Amérique du Nord pendant le Pléistocène.

Fiche d’identité

Reconstitution.
Squelette.
Le crâne et les mâchoires du lion américain étaient particulièrement épais.
  • Nom vernaculaire : lion américain, lion d’Amérique, lion des cavernes américain, etc.
  • Nom scientifique : Panthera spelaea atrox (synonymes : Felis (Leo) atrox, Panthera Leo atrox, Panthera Tigris atrox), ce qui signifie « lion atroce »
  • Auteur et date de sa description : Leidy, 1853
  • Parenté actuelle : lion moderne
  • Statut : éteint
  • Longueur : 1,60 m à 2,60 m (tête et corps)[1].
  • Hauteur (au garrot) : jusqu’à 1,20 mètre chez les mâles
  • Poids : mâles : 256 - 351 kg pour les plus gros mâles (étude de 2009[2] ). Nouvelle étude en 2012 : 235 - 523 kg pour les mâles ; 175–365 kg pour les femelles[3].
  • Longueur du crâne : 48 cm (le plus grand crâne chez un lion d'Afrique est de 43 cm record).
  • Taille des dents : jusqu'à 12,7 cm de longueur pour les plus longues canines.
  • Époque : de – 80 000 ans à – 10 000 ans environ (pléistocène supérieur)
  • Répartition : de l’Alaska au Mexique
  • Habitat : plaines herbeuses, toundras, zones boisées

Description

Les lions américains présentaient des similarités avec les lions contemporains africains. Ils possédaient cependant une structure plus massive et s'impliquaient davantage dans les activités de chasse. Ils possédaient un pelage allant du fauve au brun[réf. nécessaire] ; d’après certaines représentations de lions de son cousin européen dans les cavernes, on suppose que le lion américain possédait peut-être quelques rayures, mais bien moins importantes que celles du tigre. On peut également supposer qu’il possédait une touffe de poils noirs au bout de sa queue. La crinière de cette espèce était bien moins dense que celle des lions africains, mais elle devait quand même s’assombrir avec l’âge.[réf. nécessaire]

Mœurs

Les lions américains vivaient probablement en groupe, comme les lions modernes, mais on pense qu’ils chassaient seuls ou en couple, contrairement aux lions actuels, sauf pour de grandes occasions. Cela a été prouvé par les lions de Rancho La Brea (Californie) où les jeunes avaient des dents plus usées que les jeunes lions modernes.

Ils ont pu habiter des grottes ou dans les fissures dans des roches pendant l’hiver, en cachant l’ouverture par des branches et de l’herbe sèche pour se protéger du froid, comme les tigres de l’Amour qui sont adaptés au même climat. L’abri n’était pas nécessaire plus au sud où l’hiver était moins rigoureux.

Selon leur structure anatomique, les lions américains étaient moins agiles que les lions africains, qui peuvent atteindre jusqu’à 48 km/h lors de leurs plus performantes accélérations. Ils chassaient alors des animaux moins rapides mais plus robustes, comme le bison, mais leur force et leur poids leur permettaient d’abattre la proie au sol, et la tuaient sans doute en lui mordant le museau afin de lui bloquer les voies respiratoires, comme les lions actuels. Ils s’attaquaient également aux chevaux, à des cervidés et même à de jeunes mammouths.

Le lion américain et l'humain

De nombreux lions ont été retrouvés dans les restes de camps humains datés du Paléolithique ; cela laisse penser que les lions étaient chassés par les hommes (ou parfois vice-versa). Dans l’Idaho, des restes de lion américain ont été retrouvés dans les débris d’une grotte appelée Jaguar Cave ; ils sont datés de 10 300 ans[[réf. souhaitée]. Plusieurs autres fossiles prouvent que ces lions ont été chassés par les premiers Amérindiens.

Voir aussi

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Liens externes et références

Références

  1. , Quaternary Extinctions, The University of Arizona Press, (ISBN lire en ligne), « Who's Who in the Pleistocene: A Mammalian Bestiary »
  2. (en) Per Christiansen et John M. Harris, « Craniomandibular morphology and phylogenetic affinities of Panthera atrox: implications for the evolution and paleobiology of the lion lineage », Journal of Vertebrate Paleontology, vol. 29, no 3,‎ , p. 934−945 (10.1671/039.029.0314)
  3. DeSantis, L. R., Schubert, B. W., Scott, J. R. et Ungar, P. S., « Implications of diet for the extinction of saber-toothed cats and American lions », PLoS ONE, vol. 7, no 12,‎ , e52453 (23300674, 3530457, 10.1371/journal.pone.0052453, 2012PLoSO...752453D)