Langatte
English: Langatte

Langatte
Langatte
La mairie
Blason de Langatte
Blason
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionGrand Est
DépartementMoselle
ArrondissementSarrebourg-Château-Salins
CantonSarrebourg
IntercommunalitéCommunauté de communes de Sarrebourg - Moselle Sud
Maire
Mandat
Bernard Simon
2014-2020
Code postal57400
Code commune57382
Démographie
Population
municipale
558 hab. (2016 en stagnation par rapport à 2011)
Densité43 hab./km2
Géographie
48° 45′ 24″ nord, 6° 58′ 54″ est
AltitudeMin. 256 m
Max. 307 m
Superficie12,97 km2
Localisation

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Langatte

Langatte est une commune française située dans le département de la Moselle et la région Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique de Lorraine et fait partie du pays de Sarrebourg.

Géographie

Localisation

Langatte est située dans l'arrondissement et le canton de Sarrebourg, dans le Sud de la Moselle, à la jonction entre le chemin départemental 27 qui vient de Sarrebourg et le chemin départemental 89.

Au centre d’un triangle virtuel formé par les villes de Metz, Strasbourg et Nancy, et précisément à 82 kilomètres de Metz, le chef-lieu du département, à 69 kilomètres de Nancy, et à 70 kilomètres de Strasbourg, en bordure de la frontière linguistique mosellane, en pays thiois.

Le territoire communal, avec une superficie de 1 297 hectares, est constitué de champs agricoles, prairies, forêt et d'un vaste plan d'eau.

Hydrographie

Commune vallonnée du Sud mosellan, irriguée par un ruisseau, le Landbach, affluent de la Sarre, dans la vallée de laquelle la commune est située par extension.

Étang du Stock

Langatte bénéficie de la présence d'un vaste plan d'eau : l’étang du Stock (à l’origine « Storch », qui veut dire cigogne en francique). Le plan d’eau agrandi de nombreuses fois au fil des siècles et pour la dernière fois dans les années 1920-1930, sous la direction d’André Maginot, ministre de la Guerre, dans le cadre de la construction de la ligne Maginot dans l’objectif d’inonder la ligne de défense du même nom dans sa partie fluviale, la vallée de la Sarre secteur qui était également appelé ligne Maginot aquatique. Mais ce plan stratégique d'inondation de la vallée de la Sarre, ne sera jamais mis en exécution.

Ce plan d’eau qui a actuellement quelque 750 hectares, est un des plus grands du département de la Moselle et est devenu au fil des ans une zone de tourisme et de loisirs. Il est limitrophe de quatre communes, toutes quatre membres (à l'origine) de la même communauté de communes du même nom, désormais dissoute par intégration dans la : Communauté de communes de Sarrebourg - Moselle Sud.

Transports

Chemin de fer : gare de Sarrebourg à 7 km de Langatte (TGV).

Liaison ouest/est par la route : (Paris / Strasbourg).

La route nationale 4 passe à Sarrebourg et l’autoroute française A4 est à quelques kilomètres...

Sur le plan ferroviaire, la ligne SNCF, (Paris / Strasbourg) passe à Sarrebourg

Liaison Nord/Sud par la route : (Luxembourg / Metz / Nancy / Lyon / Marseille)

L’autoroute française A31 croise l’autoroute française A4 à Metz… Puis croise la route nationale 4 à proximité de Nancy.

Cette autoroute rejoint ensuite l’autoroute française A6 à Beaune.

Dans ces conditions, la région est traversée par un axe autoroutier Nord/Sud reliant Luxembourg (Ville) à la mer Méditerranée. Ainsi que d'un axe un axe autoroutier Est/Ouest reliant Strasbourg à l'océan Atlantique via Paris.

Idem sur le plan ferroviaire.

Dans un rayon d’environ 120 kilomètres, il y a six aéroports internationaux, trois sur le territoire français, deux sur le territoire allemand, et un au Luxembourg :

Toponymie

  • 1142 : Languater (Longs jardins en Français), 1301 : Langathe, 1374 : Languesse, 1379 : Langote, XVe siècle : Langata et Langete, 1664 : Langd, 1793 : Langatte.
  • Seconde Guerre mondiale : Langen (traduction de Langatte) par l'administration du 3e Reich pendant l'annexion de 1940 à 1944.
  • Époque contemporaine : Langd (prononcer "land" ) en francique lorrain.

Histoire

  • Sur le plan historique, l'histoire locale est très intimement liée à l'histoire de la Lorraine.
  • L'origine de la commune est très ancienne. On retrouve des vestiges d’habitat celtique ou préceltique, ou/ou encore gallo-romain. La région était vraisemblablement peuplée par des tribus celtes, médiomatriques.

Ultérieurement, sous l’administration « occupante » romaine, Langatte était par ailleurs située sur la voie romaine "Decumanus" reliant Metz (Divodorum) à Strasbourg (Argentorate) via Tarquimpol. Elle avait la particularité de se diviser en deux branches au nord de Langatte, l’une d'elles (la branche sud) traversait la commune de Langatte pour rejoindre Sarrebourg (Pons saravi), l’autre (la branche nord) contournait Langatte par le nord vers Dolving où existe toujours un pont, dont l'origine est gallo-romaine ainsi que des vestiges d'une villa romaine, puis la voie traversait la Sarre par le gué de Hoff (village), pour rejoindre la première branche (Sud), à la maladrerie (quartier ouest de Sarrebourg, à proximité du carrefour de Bellevue vers Réding).

En 2010, lors des travaux de terrassement de le seconde phase du TGV – EST LGV Est européenne, cette voie romaine (branche Nord) avait été mise à jour sur une courte distance, sur le plateau de Langatte en direction de Gosselming, à proximité immédiate de l'actuel pont de chemin de fer, elle était en excellent état sous environ 2,50 mètres de terre. Conclusion le branche Nord de cette voie romaine suivait en partie le tracé de la ligne TGV... Sinon l’hypothèse est confirmée, Langatte disposait déjà d’une voie de contournement à l’époque romaine, ce qui n’est plus le cas actuellement.

Dans ces conditions, on parle encore en zone thioise du département de la Moselle une langue ancienne, le lothringer platt (en francique) ou le francique lorrain (en français). Il peut être intéressant de consulter à ce titre la page du Groupe allemand et notamment de consulter la carte qui s'y trouve, pour comprendre l'implantation exacte des langues germaniques locales, issues des langues franciques, (en France, au Luxembourg, en Belgique et en Allemagne), ainsi que la page spécifique consacrée au lothringer platt.

La seigneurie de Fénétrange dont le château existe toujours, appartenait aux comtes du Rhin, les (Rheingrafen) surnommées aussi les comtes sauvages (Wildgrafen) et notamment la famille Mahlberg, (famille de nobles germaniques). Ces derniers étaient les descendants de Walter von Geroldseck (il a pris le nom de son épouse en se mariant). Les ruines du chateau-fort des Geroldseck sont toujours visibles sur les bords de la Sarre à Niederstinzel. Ils faisaient partie de la lignée de la Maison de Nassau. À ce titre il peut être intéressant d'examiner l'armorial de la Maison de Nassau et par ailleurs de consulter la page Salm-en-Vosges. Il n’est pas rare dans la région, de retrouver chez quelques brocanteurs, des céramiques anciennes frappées aux armes des Nassau, voir à ce titre l'armorial de la Maison de Nassau. La dynastie des Nassau, devenue Orange-Nassau aux Pays-Bas, règne toujours au Luxembourg et aux Pays-Bas, deux pays qui faisaient partie au Moyen Âge de la Lotharingie (Lorraine) de l’époque. Dans ces conditions, Son Altesse Royale (S.A.R.), le grand-duc de Luxembourg (1955), est également duc de Nassau et seigneur de Mahlberg.

L’on considère que dans la plupart des communes de la région, à la suite de la guerre de Trente Ans, il ne restait en moyenne qu'un ou deux habitants par village, voire aucun. Ces derniers avaient été massacrés, ou avaient pris la fuite. L’habitat rural avait été pillé et incendié, le bétail avait subi le même sort. Ceux qui faisaient la guerre à l’époque se "payaient" en pillant les habitants, puis les exterminaient et mettaient le feu à leurs maisons, pour effacer toute trace de leur forfait. Les troupes suédoises (qui sévissaient dans la région) sous les ordres du général Bernard de Saxe-Weimar fils de Jean, duc de Saxe-Weimar, et stipendiés (achetés) par Richelieu, avaient très mauvaise réputation, rappelons que c'est le même qui avait fait le siège de Sarrebourg en 1636... Ce dernier, avec ses hordes de guerriers mi-suédois, mi-germains, ravagea la Lorraine avec une sauvagerie inouïe ! L'évocation de ses « Suédois » semait la terreur parmi les populations rurales de l’époque. Il s’est également rendu célèbre pour ses exactions, dignes de ce que feront d’autres, entre 1939 et 1945 notamment)... Des villages entiers ont été brulés, lorsque les habitants fuyaient vers les forêts environnantes, le soudard les faisait poursuivre par ses cuirassiers à cheval, pour les exterminer sauvagement et définitivement.

Conclusion à la suite de cette terrible guerre dite de Trente Ans, la région était devenue un immense champ de ruines, quasiment inhabité, pendant plusieurs dizaines d’années.

Quelques décennies plus tard, Il a fallu avoir recours à l’immigration pour repeupler la région. De très nombreuses familles sont arrivées au début du XVIIIe siècle. Ces gens étaient généralement des descendants de familles nombreuses de régions de montagne, ou la terre cultivable était insuffisante. Ils étaient originaires de Suisse, du Tyrol, de Bavière, et/ou de Savoie, etc. La plupart d’entre deux étaient locuteurs de langues germaniques locales de leurs différents pays d'origine, dans leurs différentes variantes. Leurs descendants ont petit à petit adopté la langue germanique locale de notre région, le francique lorrain, toujours existant. Les familles immigrantes de langue française s’installaient généralement entre elles, comme dans la commune voisine de Langatte majoritairement francophone. Mais il existe des cas d’immigrants français et par conséquent francophones, qui se sont installés dans des communes majoritairement germanophones, et dont les descendants parlèrent petit à petit le francique lorrain, langue germanique. À Langatte (comme dans certaines autres communes de la région), un quartier s'appelle la Schwytz (Suisse en francique) ce qui est très significatif de l'installation de migrants de ce pays, qui s'étaient sans aucun doute regroupés entre eux, dans ce quartier (notamment l’actuelle rue du Lac, et rues adjacentes.) Des dispositions fiscales attrayantes avaient été prises à l’époque pour attirer ces immigrants. Toute nouvelle famille qui s’installait dans un village sinistré par la guerre de Trente Ans, bénéficiait d’une exemption fiscale pendant cinq années. Si une famille acceptait de restaurer une maison en ruine (pour faits de guerre) elle bénéficiait de cinq années d’exonération fiscale supplémentaire.

Les noms de famille des habitants actuels de la région, dont l’origine remonte à cette époque, permettent généralement d’avoir une petite idée de l’origine géographique initiale de la famille. À Langatte par ailleurs, les anciennes maisons (lorsqu’elles n’ont pas subi de restauration contemporaine) étaient quasiment toutes des fermes du XVIIIe siècle. Sans aucun doute s’agit-il de maisons restaurées par les nouveaux arrivants, après la guerre de Trente Ans. Beaucoup de ces maisons ont encore sur le fronton (généralement au-dessus de la porte de grange) la gravure de la date de restauration, ces dates sont presque toutes entre 1710 et 1730. À l’intérieur de ces mêmes maisons, et notamment sur les murs mitoyens (qui n’ont pas subi de transformations) comme les murs dans la partie "agricole" du bâtiment, on peut parfois retrouver les traces de la maison précédente, comme des traces noires (présence de bistre) caractéristiques d’un ancien foyer, donc d'une ancienne cuisine à ce même endroit, parfois aussi la présence de bois intégré dans le mur, témoignant de l’existence d’une maison précédente à pan de bois. La modernisation des bâtiments, par les nouveaux occupants du XXIe siècle, efface peu à peu tous ces vestiges du passé.

  • Guerres napoléoniennes : ces évènements ne se sont pas forcément déroulés sur les terres de la commune, néanmoins elles eurent un retentissement, dans la mesure où de nombreux ressortissants de Langatte y ont participé, et au moins quatre d’entre eux ont été récipiendaires de la médaille de Sainte-Hélène

Louis Adam, né à Langatte le 4 janvier 1790 engagé dans la Grande Armée. Il était soldat au 139e puis au 51e régiment d'infanterie de ligne entre avril 1812 et juillet 1815. Il a participé aux campagnes de France, de Belgique et était présent à Waterloo. Il lui sera décerné la médaille de Sainte-Hélène. Paul Klein, né en 1778 à Lohr, puis garde forestier à Langatte engagé dans la grande armée. Il était soldat au 2e Régiment de carabiniers de la garde impériale (premier empire), de l’an VI jusqu’en 1817. Il lui sera décerné la médaille de Sainte-Hélène ainsi que la médaille de chevalier de la Légion d’honneur. Il a suivi Napoléon à l’île d’Elbe. Nicolas Fuhrmann, né à Langatte le 2 août 1792 était lui aussi engagé dans la grande armée. Il était soldat au 7e régiment de Cuirassiers entre 1812 et 1850. De retour à la vie civile, il s’établit à Neuf-Brisach. Il lui sera décerné la médaille de Sainte-Hélène. Charles Hoesch né à Langatte en 1794, (rue de l’Abbé-Rohrbacher actuelle maison Fabert) engagé dans la grande armée, il avait fait la campagne d’Allemagne et été fait prisonnier à Dresde. Quelques années plus tard, il fut blessé, puis présumé mort à la bataille de Fleurus (1815) (près de Charleroi en Belgique). Revenu au pays en 1822, il s’est marié et a eu 15 enfants. Il fut décoré par Napoléon III de la médaille de Sainte-Hélène. Mais quelques années plus tard, il ne lui a pas été possible de toucher la pension de 250 francs (de l’époque) allouée sur décision de Napoléon III, dans la mesure où en 1871, il était devenu citoyen prussien à la suite du traité de Francfort comme le furent la quasi-totalité des habitants du département de la Moselle et de l’Alsace !

  • Paroisse réformée de 1565 à 1631. Consécutivement aux évènements liés aux guerres de religions en Europe, l’église paroissiale de Langatte (Eglise Saint-Michel) et sa paroisse, étaient devenue une paroisse acquise au protestantisme (paroisse réformée) en 1565. Finalement lors du repeuplement et de la reconstruction du village par les nouveaux arrivants, après la guerre de 30 ans, au début du XVIIIe siècle… Ces derniers, ont également reconstruit le bâtiment de l’église (état actuel) qui est redevenue de fait une église catholique. A priori la fin des travaux de reconstruction de ce bâtiment serait 1789.
  • Tourisme. Le tourisme se développe de manière spontanée à partir de la fin des années 1950, et tout au début des années 1960, sans marketing touristique, aucun office de tourisme ou autre syndicat d’initiative. La commune n’était à l’époque qu’un petit village à vocation purement rurale. Cette activité touristique sera développée par la suite par des initiatives communales (voir ci-dessous la rubrique Base de Loisirs...)

Économie

Il existe dans la commune de Langatte une volonté de développer et d'améliorer les infrastructures. Ainsi la commune bénéficie de commerces de type débit de boissons et/ou de restauration. Par ailleurs une boulangerie pâtisserie toute neuve à rouvert dans la commune. Un bâtiment de type multi-services, abritant notamment une supérette, un garage (atelier de réparation automobile) & des professions libérales également été construit récemment...

Plusieurs entreprises, notamment dans le domaine des activités du bâtiment, sont également implantées sur la commune, ainsi qu'une agence bancaire équipée notamment d’un guichet automatique bancaire (DAB).

Plus récemment, un cabinet infirmier libéral y a également vu le jour, installé dans l'ancien bâtiment ayant appartenu à l'agence du Crédit mutuel, qui lui-même s’est relocalisé dans la rue de Sarrebourg.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983En coursBernard SimonDVDConseiller en gestion des affaires
Conseiller départemental

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[1]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[2].

En 2016, la commune comptait 558 habitants[Note 1], en stagnation par rapport à 2011 (Moselle : +0,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
549575671757805838787798756
185618611871187518801885189018951900
713722734670678690641620609
190519101921192619311936194619541962
578584533539502498484414411
19681975198219901999200620112016-
379349379368426472558558-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

La commune de Langatte comporte de nombreuses résidences secondaires dont les occupants ne sont pas pris en compte dans cette rubrique démographique.

Plusieurs lotissements sur le territoire de la commune, dont les constructions sont soit en cours soit en voie d’achèvement, vont vraisemblablement faire évoluer à la hausse la démographie communale des résidents permanents.

Manifestations culturelles et festivités locales

De nombreuses fêtes, animations et autres manifestations conviviales sont organisées, pendant la saison estivale

Ce spectacle organisé de manière festive et gratuite, avec plusieurs orchestres restauration de plein air, buvette, grillades et pistes de danses... déplace systématiquement une foule considérable. (plusieurs milliers de personnes) ce qui provoque une seule et unique fois par un, des embouteillages massifs avec des bouchons des heures durant...

Cet évènement est la plus grande des différentes fêtes organisées tous les étés sur la plage de Langatte.

Tous les ans, le 6 décembre, comme dans de nombreux pays et contrées germaniques, et ainsi qu’en Europe du Nord, il y a également la Saint-Nicolas qui vient gratifier les enfants "sages" de friandises (3 semaines avant Noël). L'origine de cette fête est ancienne et est en lien avec Nicolas de Myre qui avait été l'évêque de ladite ville. Petit clin d'œil à l'évolution parfois étonnante des choses. Dans les pays germaniques, saint Nicolas est appelé Santa Klaus. Lors des grandes immigrations vers l’Amérique du Nord. Les familles immigrantes et leurs enfants ont tout naturellement emporté dans leurs bagages leurs coutumes locales, y compris celle du Santa Klaus. Mais dans ce pays nouveau, et avec le mélange des cultures, un siècle plus tard, notre gros bonhomme qui vient gratifier les enfants, habillé à dominante rouge (imitation des habits de l’évêque qu’il était à l’origine) et portant la mitre traditionnelle de l’évêque sur la tête, et sans doute parce qu’il peut être difficile de trouver une mitre dans un pays en construction. Peu à peu ce bonhomme est apparu avec un simple bonnet rouge, puis une grosse barbe, et au fil du temps, il est devenu le Père Noël en Amérique du Nord.

Culture et patrimoine

Sobriquet

Le sobriquet original des habitants de la commune est : Les "Mounis" de Langatte (Taureaux en francique lorrain), (lothringer platt.) ce terme (connu et encore usité dans la région) remonte probablement à la révolution française. En effet selon la légende un comité composé de jeunes révolutionnaires de Langatte, aurait à l’époque pénétré dans l’église accompagné (au licol) d’un bœuf ou d’un taurillon… ?

Sinon, et dans le cadre des petites querelles ancestrales qui existaient autrefois entre villages voisins, les habitants de Langatte surnommaient ceux du village voisin : "Geissenknebler"

Pour comprendre cette expression, il faut une excellente maitrise de la langue francique, (lothringer platt.) et il est impératif de pouvoir analyser cette langue ancienne...

(Langue des Francs) au sens figuré.

Voici l’explication la plus vraisemblable. Le terme "Geissenknebler" est la contraction du mot francique "Geiss" (Chèvre en français) et du mot francique "Knebler" (Blagueur ou quelqu'un qui fait des gags, en français). Cette langue très ancienne, très imagée et dont l’origine rurale ne fait aucun doute, utilisait énormément de métaphores rurales et animales (Cheptel). C’est ainsi que, un terme précédé du préfixe "Geiss" (Chèvre en français) se rapporte à (la chèvre au sens propre) et à (ce qui est petit au sens figuré)

Exemple parmi tant d’autres, l’outil de jardinage "Hack" (Houe en français) devient en Francique "Geisshäckel" en version mini, (binette en français)…

Dans ces conditions le terme francique "Geissenknebler" pourrait signifier (petits blagueurs, ou petits joueurs en français…) Traduire ce terme en sens propre, en pensant qu’il a un quelconque lien avec un éleveur de chèvres est vraisemblablement une erreur grossière. Sinon, par esprit revanchard les habitants du village voisin, (Ils se reconnaitront s’ils lisent cet article) traitaient également en retour ceux de "Langatte" du même sobriquet. Mais ceci ne concernait exclusivement que les relations entre ces 2 communes dans le cadre de leur rivalité réciproque (qui a disparu au 21ème siècle).

Monuments et lieux touristiques

Église Saint-Michel
  • Passage d'une voie romaine, qui se divisait en deux voies distinctes au nord de la commune. (Voir le chapitre "Histoire" ci-dessus...)
  • Église Saint-Michel 1778 : orgue e siècle, toile e siècle... L’église primitive, qui existait au même endroit bien avant la guerre de trente-ans, avait été converti en temple protestant, lors de la réforme en 1565. Ce bâtiment avait sans aucun doute subit de très graves dommages au même titre comme tous les bâtiments de la commune au cours de la guerre de trente ans. La commune (comme la plupart des communes de la régions) ayant été dépeuplée de ses habitants initiaux (souvent massacrés lors de la guerre de trente ans)... Ce n'est que plusieurs décennies après cette guerre, lors du repeuplement de la commune, que les nouveaux arrivants (immigrants, voir guerre de trente ans) venus repeupler le village, après avoir restaurés les fermes dans lesquelles ils se sont installés, ont également entrepris de restaurer le bâtiment de l’église. A cette occasion le bâtiment de l’église a été modifié et agrandi (structure actuelle)... La date de 1787 est gravée dans la pierre au-dessus du transept, ce qui correspondant probablement à la fin des travaux de ladite reconstruction et la remise en service du bâtiment. Après sa remise en service, ce bâtiment reprendra sa fonction initiale, celle d'une église dédiée au culte Catholique.
  • Un siècle plus tard, il est fait appel à un Peintre Alsacien, Edouard Weltz (qui fait partie des plus grands artistes alsaciens du XXe siècle comme, Martin Feuerstein, Paul Kaufmann, Georges Ritleng, Charles Spindler, Jacqueline Verly, Pierre Nuss, Ernest Schmitt, Robert Gall, etc.), pour décorer l’abside de cette église. Edouard Weltz (1876 - 1945) né en Alsace en 1876, et mort à Obernai en 1945, qui avait été formé à Institut de l'art chrétien de Munich, fondé par Joseph Gabriel Mayer en 1847, (ultérieurement appelé (Mayer’sche Hofkunstanstalt, et ultérieurement encore Königliche Bayerische Hofkunstanstalt) s’illustra par de nombreuses peintures en Alsace et en Lorrraine, notamment dans le domaine de bâtiments religieux, comme à Lorry-Mardigny, région de Metz. Il avait résidé à Obernai et à Rosheim, et  avait également ouvert une École de dessin et peinture à Obernai en 1905.
  • À Langatte, Edouard Weltz a réalisé une immense toile représentant son interprétation de la cène, de style : Clair-obscur, ses dimensions sont de environ 4,80 mètres de hauteur par 3,50 mètres de largeur. Il s’agit probablement de la plus grande œuvre artistique connue d’Edouard Weltz. Cette toile porte la signature : E. WELTZ 1897.

Base de loisirs

Le tourisme, avec notamment un centre de bien-être, un camping, un village de gîtes sont des sources d’activités économiques non négligeables, permettant de l’emploi salarié permanent. Ces différentes activités ont été développées sur les rives du plan d'eau.

Une borne Hot spot permet aux résidents de la commune un accès internet haut débit sans fil.

En saison estivale, la fréquentation par les estivants et touristes de toutes origines, est importante. Une plage, un toboggan aquatique, et autres infrastructures équipent la base nautique locale.

Ces estivants résident au camping local, dans des gîtes et autres chalets proposés à la location, ou encore dans les résidences secondaires construites sur place.

Dans l’objectif d’accroître l’offre de tourisme aquatique et de bien-être, un centre de bien-être a été construit sur place, ce qui permet par ailleurs un fonctionnement toute l’année de la base de loisirs de Langatte.

Pour faire face à l'affluence sans cesse croissante de ce centre de bien être, ce dernier a bénéficié d'un agrandissement très sensible en 2013. Construction d'un second bassin (piscine supplémentaire) de taille supérieure, ainsi que de nouvelles cabines (Spa, hammam, saunas finlandais, et autre jacuzzi). L'eau des différents bassins du centre de bien être est à environ 30°C toute l'année.

Par ailleurs l'infrastructure a également été équipée de salle de sports, solarium, salon de coiffure, salon d'esthétique et de massage, un bowling de six pistes, ainsi que d'un bar restaurant).

Le nombre de résidences secondaires par rapport aux logements en général est de 66,64 % à Langatte en 2012.

Personnalités liées à la commune

Est un enfant de Langatte, fils de l’instituteur du village et chantre de l’église, Nicolas Rohrbacher et de Catherine Gantener s’illustra en devenant prêtre, écrivain, professeur, docteur en théologie, historien, puis homme politique en étant député aux états généraux. René François Rohrbacher est né à Langatte le 27 septembre 1789, il est mort au (30, de la rue Lhomond à Paris) le 17 janvier 1856 à 5h30 du matin.

Son lieu de naissance, est probablement la maison de ses parents, qui était située dans l’actuelle rue de l’Abbé-Rohrbacher, vraisemblablement en lieu et place de l’actuelle caserne des pompiers de Langatte, ou à proximité immédiate...

Son parrain était messire François René de Frimont, prêtre de la paroisse de Langatte et voisin de ses parents. Janséniste, il devint vicaire épiscopal de l’évêque de la Meurthe (département). (Langatte était à l'époque dans l'ancien département de la Meurthe.)
René François Rohrbacher été un enfant de type intellectuel, qui souhaitait faire des études. Enfant, il faisait des conférences à ses camarades de classe, dans un coin du cimetière du village de Langatte, situé à proximité immédiate de la maison de ses parents.

Un décret de l'Empereur Napoléon Bonaparte demandait à chaque famille de sept garçons et plus, d’en inscrire un dans un lycée ou école d'arts et métiers, contre quelques aides financières. Le jeune Rohrbacher regrettait de ne pas remplir les conditions lui-même dans sa propre famille. Trois familles se trouvaient dans ce cas à Langatte, et le jeune Rohrbacher trouvait regrettable qu’aucun enfant de ces 3 familles ne demande à bénéficier de ces avantages financiers pour études...

Après des études au collège de Sarrebourg, et de Phalsbourg, R.F. Rohrbacher poursuivait ses études à Nancy. Son père le voyant étudier dans la solitude, l’appelait « mon hibou. » Ses amis le surnommaient affectueusement le paysan de Phalsbourg, le cosaque ou l’original de Nancy.
Félicité Robert de Lamennais et ses disciples du Château de la Chesnaye (Chênaie) à l'époque à Plesder près de Dinan, le désignaient entre eux comme le gros franc Lorrain. L’historien Jules Michelet, démasqué plus d’une fois par lui, et écrasé de plus d’un coup de sa massue puissante, ne trouva rien de mieux pour sa défense que de l’appeler « le vil copiste. » Dans le monde entier, le Clergé et les Savants le connaissaient comme un des pères de l’histoire et l’un des hommes les plus doctes (érudit) de son siècle.

Plus tard, ses proches lui appliquaient la citation d’Horace : « Justum et tenacem propositi virum… » (« L’inflexible ténacité de l’homme de bien, dans la vérité et la justice… »).

Les Funérailles de René François Rohrbacher ont été célébrées en janvier 1856, dans la Chapelle du séminaire de la congrégation du Saint-Esprit, située au 30, de la rue Lhomond à Paris, présidés par Monseigneur Alexis-Basile-Alexandre Menjaud, évêque de Nancy et aumônier de l'empereur Napoléon III.

Travailleur émérite, René François Rohrbacher se distingua en rédigeant environ 45 ouvrages littéraires, dont une encyclopédie de 28 volumes et une autre encyclopédie de 6 volumes. Véritable historien, il rédigea également un ouvrage de cartographie, entre autres œuvres.

Un vitrail de la façade Sud, de l’église paroissiale (Saint-Barthélemy) de Sarrebourg, illustre certains évènements de l’histoire de l’église, et évoque René François Rohrbacher, originaire de Langatte et auteur de nombreux ouvrages sur ce sujet.

À Langatte, sa commune de naissance, il est à l'initiative de la création de l'école maternelle, en effet à l’époque (sous Napoléon 1er) aucun village rural ne disposait encore de classe maternelle. Sinon sur la place de l’église de Langatte, une stèle rappelle la mémoire de cet illustre concitoyen.

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Walter Mondale est le petit-fils d'Antoine Lobsinger, originaire et né à Langatte le 24 novembre 1818, et décédé le 13 novembre 1888 à East Saint Louis (Illinois) USA situé dans le comté de Saint Clair (Illinois), dans l'état de l’Illinois États-Unis. Les Lobsinger avaient immigré en Amérique du Nord, à l’époque des grandes immigrations vers ce pays. La maison familiale originale des Lobsinger était située dans l'actuelle rue du Lac à Langatte, elle a malheureusement été détruite en 2008, pour laisser place à une nouvelle construction. Néanmoins, des descendants (américains) de la famille Lobsinger viennent régulièrement à Langatte depuis les années 2000, faire des recherches historiques, et ont pu prendre des photos, de la maison de leurs ancêtres juste sa avant destruction. Ces éléments figurent sur le site internet de ces derniers aux États-Unis.

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Thomas Joseph Lobsinger est décédé accidentellement dans le crash de son avion personnel un Cessna 172 qu’il pilotait lui-même, le 15 avril 2000, à Fox Lake, au nord de Whitehorse, près de Fox Creek, Alberta Canada.

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Héraldique

BlasonBlasonnement :
D'azur à la fasce ondée d'argent, à la bordure d'or chargée de huit coquilles de sable.
Commentaires : Le blason ou les armoiries de Langatte symbolisent un fond bleu (azur) ce qui représente la présence de l’eau, traversée par une onde, ce qui symbolise la présence du ruisseau, entourée d’une bordure dorée avec la présence de huit coquillages (encore et toujours la symbolique du milieu aquatique).

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références