Jouy-aux-Arches

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Jouy-aux-Arches
Jouy-aux-Arches
Vestiges de l'aqueduc romain enjambant les maisons de Jouy-aux-Arches.
Blason de Jouy-aux-Arches
Héraldique
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionGrand Est
DépartementMoselle
ArrondissementMetz
CantonLes Coteaux de Moselle
IntercommunalitéCommunauté de communes Mad et Moselle
Maire
Mandat
Patrick Bolay
2014-2020
Code postal57130
Code commune57350
Démographie
GentiléGaudassiens
Population
municipale
1 501 hab. (2015 en diminution de 3,84 % par rapport à 2010)
Densité250 hab./km2
Géographie
49° 03′ 44″ nord, 6° 04′ 44″ est
AltitudeMin. 165 m
Max. 314 m
Superficie6,01 km2
Localisation

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Jouy-aux-Arches
Liens
Site webjouy-aux-arches.fr

Jouy-aux-Arches est une commune française située dans le département de la Moselle. Ses habitants sont appelés les Gaudassiens, suivant l'ancienne forme gallo-romaine du toponyme Gaudiacum. La commune est aussi appelée Gaudach en allemand en raison de ses deux annexions à l'Allemagne (1871-1918) et (1940-1944).

Géographie

Localisation

Carte de la commune.

Transports

Toponymie

Gaudiacum (745) ; Gaudiacum (770) ; Gaugiacum (795) ; Gaugegium (933) ; Gaudiacum super Mosellam (1096) ; Joey (1242); Joy (XVe siècle) ; Joiey (1404) ; Joi (1437) ; Joyeyum (1544) ; Goy (XVIIe siècle) ; Jouy aux Arches (1793) ; Gaudach (1915–1918 et 1940–1944).

Le nom du village appartient effectivement à la série des très nombreux Jouy du centre et du nord de la France. Il remonte à Gaudiacum, archétype toponymique gallo-roman basé sur le nom de personne de type chrétien Gaudius « le bienheureux » (cf. latin gaudium, gaudia > joie).

On peut ajouter à cette liste les formes dialectales : normanno-picard Gouy, centre-est Jouey, forme de l'ouest Joué, formes du sud Gaugeac, Gaujac, etc.

Histoire

Construction des arches.

Les premières fouilles archéologiques à Jouy-aux-Arches ont permis de découvrir que ce versant de la Moselle était habité dès la Préhistoire par les Médiomatriques, un peuple gaulois non-sédentaire. Jouy-aux-Arches était déjà convoitée par les Romains en raison de sa situation géographique. L'axe Lyon-Metz-Trèves (Lugdunum-Divodurum-Augusta Treverorum) fut un axe très fréquenté pour les liaisons marchandes de la Gaule inférieure au reste de l'Empire romain. Importante cité gallo-romaine (construction d'un aqueduc). Mentionnée dans une charte de 745 sous le nom de « Gaudiacum ». Dépendit du comté de Bar, puis fut annexée au pays messin. On y trouve les familles messines : Baudoche, Raigecourt, Gournay, Heu. Point d'appui des Français contre Metz 1444. Comme les autres communes de l'actuel département de la Moselle, Jouy-aux-Arches, rebaptisée "Gaudach", est annexée à l’Empire allemand de 1871 à 1918.

" Le duc de Suffolk, premier amant de Marie d'Angleterre femme de Louis XII et la plus belle personne de son temps, avait suivi cette princesse en France, où après la mort du roi, il l'avait épousée secrètement. Retiré à Metz, en attendant que son mariage fût reconnu par Henry VIII, il y menait une vie aussi dissipée que galante. Il avait séduit la femme d'un orfèvre en Fournirue (rue de Metz), pour laquelle il avait acheté une maison de plaisance à Jouy. Le mari informé de cette intrigue, s'en plaignit à la justice ; la femme s'enfuit de sa maison et se réfugia dans la rue de la Haute-Pierre, chez le duc qui refusa de la rendre. Il s'ensuivit une rixe où le duc pensa tuer l'orfèvre d'un coup de dague. Le peuple s'ameuta ; le duc fut obligé de se retirer à Toul ; l'orfèvre ne voulut plus rester dans une ville où il avait reçu tant d'affronts ; la femme fut enfermée à la conciergerie, mais elle trouva moyen de s'évader et d'aller rejoindre son amant, déguisée en vendangeuse. Les nommés Maugenot, tailleur à Metz, Jean Xaillet, tailleur à Jouy, qui avaient favorisé leurs amours, furent bannis à perpétuité, par une sentence du mois d'octobre 1519." [1]

Seconde guerre mondiale

Jouy-aux-Arches est de nouveau annexée de 1940 à 1944 au Troisième Reich allemand. Lors de cette seconde annexion, le 1er octobre 1940, la commune est rebaptisée "Gaudach", et intègre le "Landkreis Metz". Lors de l’offensive des troupes alliées, au cours de la bataille de Metz en 1944, Jouy-aux-Arches fut le théâtre de dramatiques combats. Les 6 et 7 septembre 1944, la VIIe division blindée et la Ve division d’infanterie de la IIIe armée américaine attaquent en force au sud de Metz, dans le secteur allant de Ancy-sur-Moselle à Arnaville sous le feu des forts Driant sur la rive ouest, Sommy et Saint-Blaise sur la rive est de la Moselle. Les lignes allemandes sont enfoncées dans le secteur de Mars-la-Tour jusqu’à Gravelotte et dans celui de Chambley jusqu’à la Moselle, de Dornot à Pagny-sur-Moselle. Des soldats de la 5e division d’infanterie de la IIIe armée américaine traversent la Moselle, brisant ainsi la résistance allemande dans le secteur de Dornot. Une fragile tête de pont est établie sur la rive Est de la Moselle. Comprenant que les défenses de Metz peuvent non seulement être contournées par le sud, mais aussi prises à revers par l’est, le Generalleutnant Krause, commandant la 462e Infanterie-Division demande l’appui des panzers de la 17e division blindée. Le 37e SS Panzer-Grenadier-Regiment arrive en hâte de Boulay, entrant immédiatement dans le feu de l'action dans le secteur de Jouy-aux-Arches et Corny, face à la tête de pont américaine de Dornot. La contre-attaque est menée simultanément sur la rive Ouest, depuis Ars-sur-Moselle par le bataillon Berg, formé avec les élèves SS de l'école des transmissions de Metz et intégré à la 462e Infanterie-Division. Les combats sont sans pitié et les troupes, tant américaines qu’allemandes, ne font pas de prisonniers. Le 7 septembre 1944, l'Oberst Kurt von Einem[2], chef état-major du XIIIe SS Armee Korps, reçoit l’ordre de tenir à tout prix les positions entre Thionville au nord, et Arry au sud de Metz. Dans le feu de l'action, la destruction de l'aqueduc romain est évoquée par le SS-Standartenführer Kemper, mais ne sera pas appliquée. Le 10 septembre 1944, après trois jours de combats acharnés, et 945 tués, blessés ou disparus, les Américains sont finalement rejetés à Dornot sur la rive Ouest. La victoire, chèrement payée par les troupes allemandes, sera de courte durée. Alors que la tête de pont est évacuée, les Américains reprennent pied sur la rive Ouest de la Moselle, dans le secteur d’Arnaville[3]. La commune de Jouy-aux-Arches fut partiellement détruite au cours de ces combats.

Époque contemporaine

Jouy-aux-Arches marquée par la typologie urbaine du village-rue connaît un important développement, notamment de par l'implantation de la Zone Actisud, immense pôle commercial au sud de Metz.

Héraldique

Blason de Jouy-aux-Arches Blason D'azur à l'aqueduc à cinq arches d'or, sur une rivière ondée d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

Liste des maires

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
Les données manquantes sont à compléter.
1959mars 1995Pierre Thill  
mars 1995mars 2008Gérard NutzSans étiquette 
mars 2008en coursPatrick Bolay  

Politique environnementale

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la populationeffectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, lespopulations légalesdes communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais surune collecte d'information annuelle, concernant successivement tousles territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population estréalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées parinterpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[5].

En 2015, la commune comptait 1 501 habitants[Note 1], en diminution de 3,84 % par rapport à 2010 (Moselle : -0,06 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118361841186118661871
6847027307438418599601 0411 015
187518801885189018951900190519101921
9841 0149449449521 2151 1841 055863
192619311936194619541962196819751982
9261 0181 0138341 0511 3061 2711 3171 339
199019992006200720122015---
1 4931 5591 5901 5931 5471 501---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine

Lieux et monuments

Édifices civils

Article détaillé : Aqueduc de Gorze à Metz.
Bassin collecteur de l'aqueduc gallo-romain.

Jouy-aux-Arches est traversée par un aqueduc gallo-romain construit à partir du IIe siècle. Il servait à alimenter en eau la ville de Metz. « Les bouillons de Gorze » est la source principale d'alimentation. Cette source est aménagée en bassin. Une conduite souterraine large d'environ 1 mètre et longue de 12,7 kilomètres, relie Gorze à une altitude de 206 mètres à Ars-sur-Moselle à une altitude de 197 mètres. Cette partie souterraine de l'ouvrage est visible sur la route départementale de Gorze à Novéant-sur-Moselle. L'aqueduc aérien long de 1,2 kilomètre enjambait la vallée et la Moselle. Au cours du temps, la rivière a emporté la majeure partie du pont-aqueduc. L'ouvrage qui surplombe la ville a été restauré. Les seize arches qui demeurent culminent à une hauteur de 26 mètres. Les piles mesurent 5 mètres à leur base. Cette portion aérienne se termine dans un bassin de 6 mètres de diamètre. À partir de Jouy-aux-Arches, les canalisations, à nouveau souterraines redescendaient vers Metz. Cet ouvrage a été classé monument historique dès les années 1970. Appartenant à l'Etat, remis en dotation au le Ministère de la Culture, le conservateur de ce monument est l'architecte des bâtiments de France. Depuis 2005, des travaux de restauration ont été réalisés avec les méthodes anciennes des Romains sur le versant Est de la Moselle (Jouy-aux-Arches).

  • Village au dix châteaux[Quand ?] : Dugoua, Schleicher, Fousse, château des Juifs, Denis, Dessales, Rolin, couvent Saint-Joseph, villa Notre Dame, Antoin[8].
  • Découverte d'objets en bronze.
  • Maison forte e siècle : bâtiment rectangulaire en calcaire jaune, deux tours d'angle.
  • Ferme de Luzéraille ; vieilles demeures.

Édifices religieux

  • Église Saint-André e siècle : vitraux d'Arthur Schouler.
  • Chapelle du couvent Notre-Dame.
  • Chapelle Saint-Joseph e siècle.

Personnalités liées à Jouy-aux-Arches

  • Henri-Joseph Paixhans, un officier d'artillerie français, il y est décédé le .
  • Marie-Auguste Flameng, peintre, né à Jouy-aux-Arches le 17 juillet 1843 (fut élève de Dubufe, de Mazerolle, de Delauney, de Puvis de Chavanne ; débuta au salon de 1870 ; reçu une médaille d'argent à l'Exposition universelle de 1889)
  • Jean-François Johann (né en 1950), animateur radio français, y a grandi.

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références