Hôtel-Dieu-le-Comte de Troyes

Ancien Hôtel Dieu
Troyes (10) Hôtel-Dieu 01.JPG
La cour et la grille de l'Hôtel-Dieu.
Présentation
Destination initiale
Hospice
Destination actuelle
Université de Troyes et Musées
Construction
Propriétaire
Ville de Troyes
Statut patrimonial
Localisation
Pays
Région
Département
Commune
Adresse
2 rue de la Cité et Quai des Comtes-de-ChampagneVoir et modifier les données sur Wikidata
Coordonnées

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L'Hôtel-Dieu de Troyes était un Hôtel-Dieu situé en France[1] , et dont la destination actuelle est l'hébergement des Musées de l'Apothicairerie et du Musée du Vitrail de Troyes. Une partie des bâtiments est également dévolue au centre Universitaire de Troyes, qui dépend de l'Université de Reims-Champagne-Ardenne.

C'est un bâtiment en U fermé par une grille monumentale qui possède une chapelle.

Il est connu comme Hôtel-Dieu-le-Comte ou Maison-Dieu-st-Étienne.

Historique

La fondation de Hôtel-Dieu est un acte du comte de Champagne Henri le Libéral au e siècle et tenu par l'ordre des Augustins avec des biens comme un moulin en 1174[2]. Elle fait partie de la même fondation que la Collégiale Saint-Étienne de Troyes et était sous le même vocable de Domus Dei B. Stephani. Il faisait partie du complexe palatial des comtes de Champagne qui comprenait le palais, la collégiale et l'Hôtel-Dieu[3].

C'est le plus grand des cinq hôtels-Dieu de la ville[4] et l'un des deux dont les bâtiments subsistent avec l'Hospice Saint-Nicolas de Troyes. Il a ses possessions propres comme les moulins de Trévois, la tannerie, le four et la grange de Croncels. Il relève du Roi depuis 1284 et a deux charges : accueillir les pèlerins et s'il ne recevait pas les lépreux, les aveugles, les manchots et autres mutilés, les enfants trouvés c'est qu'ils n'étaient pas guérissables ; les femmes après qu'elles eurent accouchés jusqu'à leurs relevailles. L'accueil fut élargis à toutes les populations au e siècle et reste un lieu de médecine jusqu'en 1988.

Bâtiments

Ils furent agrandis en 1270 par un don de Renaud de Bar-le-Duc, il avait sa chapelle et son cimetière. La chapelle sur deux niveaux était à ste-Marguerite où étaient exposés les morts, en bas et à st-Barthelemy pour la chapelle haute. L'Hôtel-Dieu fut agrandi en 1482 et 1494, puis sa façade sur la rue de la Cité fut rectifiée en 1631. Il fut reconstruit entre 1701 et 1764 pour avoir la configuration actuelle. C'est une œuvre de pierre Delphin pour la grille et sur la volonté de l'évêque de Troyes François Bouthillier et des Maires de Troyes Louis de Mauroy et Jacques Berthelin. La chapelle est située à la place de l'ancienne porte d'entrée, la Girouarde, de la ville par la via Agrippa.

les bâtiments en 1839 : 24 la cour d'honneur.

L'hôtel-Dieu est classé au titre des monuments historiques en 1889 (Grille) et 1964 (Façades et toitures des bâtiments)[1].

Personnel

Tenu par l'ordre des Augustins, il avait des salles et des personnels séparés pour les hommes et les femmes, comme les usages de l'époque le voulait. Le maître était nommé et révoqué par le comte et le maître se faisait aider par deux ou trois chanoines du chapitre st-Étienne et de son doyen. Pour les comptes, il se faisait aider par un ou plusieurs bourgeois de la ville, par son frère procureur et l'aumônier du comte.

Au e siècle, l'accueil s'était élargis à tous et il y avait en moyenne une quarantaine de personnes. Ils étaient soignés par les frères et sœurs, par des barbiers et des chirurgiens. En 1721 il y avait trente lits pour les hommes et autant pour les femmes, nombre qui passait à trente-quatre lits doubles et deux lits simples pour les femmes, quarante lits doubles et six simples pour le côté hommes en 1820.

Galerie d'images

Usages actuels

Université de Champagne-Ardenne

Entrée du site universitaire.

Une partie des bâtiments historiques hébergent depuis 1992, une partie des salles de cours et la Bibliothèque Universitaire du campus délocalisé de l'Université de Reims Champagne-Ardenne.

Musée du vitrail

Depuis le 29 juin 2013, la grange restaurée de cet hôtel accueille un conservatoire du vitrail appelé la « Cité du vitrail », le département de l'Aube revendiquant le titre de « capitale européenne du vitrail » avec un des plus importants patrimoines de vitraux classés avec près de 9 000 m2 de verrières du e siècle au e siècle[5], réparties dans près de 200 églises et monuments[6].

Musée apothicairerie

Dans le cadre d'une ancienne apothicairerie XVIIIe siècle, la collection du musée présente des objets issus de l'Hôtel-Dieu, dont les plus anciens remontent au XVIe siècle.

Il est organisé en trois salles :

  • l'apothicairerie, lieu de stockage des ingrédients destinés à la fabrication des remèdes. Disposés sur des étagères, sont conservés 319 boites peintes (silènes), présentant des décors du XVIIIe siècle ainsi que de nombreux contenant en faïence et en verre. Parmi eux, se trouvent des albarellos, des pilons, flacons en verre...
  • La salle voutée, servant autrefois de laboratoire. Des vitrines sont consacrées à l'histoire de la médecine et de la pharmacopée.
  • Une troisième salle qui contient la collection des objets de l'hôtel-Dieu, plusieurs châsses et une crosse.

Le musée a été fondé en 1976 et se trouvait près de la cathédrale. Il abrite également la collection de Jean-Marie Denis[7].

Depuis le lundi 21 mai 2018, et pour une durée minimale de 2 ans, l’Apothicairerie de l’Hôtel Dieu-le-Comte est fermée. Cette fermeture est liée au chantier de rénovation de l’aile ouest de l’édifice, qui accueillera la future Cité du vitrail (projet porté par le Département de l’Aube).

Références

  1. a et b « hôtel-Dieu », notice no PA00078266, base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Archives départementales de l'Aube, Hôtel Dieu-le-Comte, Lay. A, no 4.
  3. Domus Dei que mea propria.
  4. Julie Gesret.
  5. Pour le seul XVIe siècle, 1 042 vitraux de l'Aube sont classés au titre des monuments historiques.
  6. « La "Cité du vitrail" de Troyes met en lumière le patrimoine vitré », sur Le Point,
  7. [1].

Annexes

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Articles connexes

Bibliographie

  • Philippe Guignard, Les anciens statuts de l'Hôtel-Dieu le Comte de Troyes, 1853.
  • Albert Barbeau, La construction de l'Hôtel-Dieu le Comte de Troyes au XVIe, in Mémoires de la Société ... académique de l'Aube, 1873-1874, p. 435-464.

Liens externes