Grostenquin
English: Grostenquin

Page d'aide sur l'homonymie Pour l’article homonyme, voir Petit-Tenquin.

Grostenquin
Linstroff
Grostenquin
Église Saint-Jean-Baptiste.
Blason de Grostenquin Linstroff
Héraldique
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionGrand Est
DépartementMoselle
ArrondissementForbach-Boulay-Moselle
CantonSarralbe
IntercommunalitéAgglo Saint-Avold Centre mosellan
Maire
Mandat
Patrick Seichepine
2014-2020
Code postal57660
Code commune57262
Démographie
GentiléGrostenquinois
Population
municipale
617 hab. (2016 en augmentation de 7,68 % par rapport à 2011)
Densité28 hab./km2
Géographie
48° 58′ 50″ nord, 6° 44′ 23″ est
AltitudeMin. 226 m
Max. 306 m
Superficie21,77 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte administrative de la Moselle
City locator 14.svg
Grostenquin
Linstroff

Géolocalisation sur la carte : Moselle

Voir sur la carte topographique de la Moselle
City locator 14.svg
Grostenquin
Linstroff

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Grostenquin
Linstroff

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Grostenquin
Linstroff

Grostenquin[Note 1] est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Géographie

Au croisement des routes de Sarreguemines à Château-Salins et de Sarralbe à Faulquemont ; à 8,700 km de la gare de Morhange; à 32,080 km au sud-ouest de Forbach.

Écarts et lieux-dits

  • Béning (ferme)
  • Bertring
  • Hingsange
  • Jägerbronn (alias Fontaine de la Chasse, ferme fondée en 1818 par le comte d'Helmstadt, à l'emplacement d'une maison de garde[1])
  • Linstroff
  • Erlenhoff
  • Tensch

Toponymie

  • Grostenquin :
    • Étymologie : Il semble désormais admis que ce toponyme dérive d'un nom d'homme gallo-romain Tannius et du latin villa changé en -acus, ce qui signifierait "domaine de Tannius"[2]. Quoi qu'il en soit, la plus ancienne mention manuscrite de Grostenquin se trouve dans une charte de l’évêque Enguerrand de Metz[3],[4] par laquelle il donne en 787 quelques biens situés à « Tannae villa » à l’abbaye Saint Nabor de Saint-Avold[pas clair].
    • Anciennes mentions : Tannæ-Villa (787), Tenkesacha (Xe siècle), Tanney (1121), Tanner (1137), Tannecha (1179), Tenchen (1255), Tannichen (1461), Tanchen (1469), Gros Tenchen (1573)[5], Tanchen (1595), Thannigen (1645), Gros-Tennequin (1688), Grostenchen ou Grosse-Tenquen (XVIIe siècle), Tennequin-la-Grande et Tennequin-la-Grosse (1756)[1], Tenquin-Gros (1801)[6], Großtänchen (1871-1918).
    • En allemand : Gross-Taenchen[1]. En francique lorrain : Grosstänsche et Tensching[7].
    • Surnom sur les habitants : Finschterstopper (Fensterstopfer) = les bourreleurs de fenêtres[8].
  • Béning : Beininger-Hoff et Benning (1682)[1].
  • Bertring : Berteringa et Berteringe (XIIe siècle), Bertrenges (1472), Bertringen (1664-1665), Bertingue (1756)[1].
  • Hingsange : Hinquezenge (1364), Hingesengen (1376), Hungesingen (1447), Hünsingen (1547), Hinguezange et Hinquesange (1756), Hingsange (carte de l'état-major). En allemand : Hinsingen[1].
  • Linstroff : Lengestroff (1472), Lenistroff (1682), Leinstroff (carte de l'état-major)[1].

Histoire

De l'Antiquité à la Révolution

  • Les découvertes archéologiques faites à Grostenquin au cours des dernières décennies indiquent que le site était occupé dès le Ier siècle après Jésus-Christ par un vicus gallo-romain d’une certaine importance situé sur la voie romaine qui reliait alors Metz à Strasbourg[2].

Guerre de 1870-1871

Les Français reculent vers Metz après leur défaite à Forbach.

Le 9 août 1870, alors qu'ils parcourent les 32 km séparant Grostenquin de Lemud, a lieu un combat appelé l'affaire de Grostenquin.

À l’issue de la guerre franco-allemande de 1870, Grostenquin est annexée à l'Empire allemand en vertu du traité de Francfort. La commune prend le nom de « Grosstänchen » et est rattachée au Bezirk Lothringen, l’un des trois districts administratifs du Reichsland Elsass-Lothringen.

Première Guerre mondiale

Après deux générations de paix et de prospérité, la germanisation des esprits est telle que les Mosellans se battent naturellement pour l’Empire allemand lorsque la guerre éclate en 1914. Beaucoup tomberont sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les Mosellans accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix retrouvée. Conformément à l’article 27 du traité de Versailles, la commune redevient française en 1919 et est rattachée au nouveau département de la Moselle qui adopte les limites administratives du Bezirk Lothringen.

Seconde Guerre mondiale

Après un bombardement le 14 juin 1940 (5 victimes, 62 maisons détruites), la commune est occupée deux jours plus tard par les troupes allemandes et annexée de facto au troisième Reich qui l’incorpore au Gau Westmark. La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. Après un intense bombardement, les Américains entrent dans la commune le 19 novembre 1944. Ils font évacuer les habitants à Morhange, du 20 novembre au 10 décembre 1944. Grostenquin devient une zone de combats avant la libération définitive.

Grostenquin sera titulaire de la Croix de guerre 1939-1945. Mme Marie Bour, résistante durant la Seconde Guerre mondiale, sera aussi honorée.

Politique et administration

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
mars 1971mars 1989Achille Bier  
mars 1989mars 2008Marc Rousselle  
mars 2008en coursPatrick Seichepine  

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[10]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[11].

En 2016, la commune comptait 617 habitants[Note 2], en augmentation de 7,68 % par rapport à 2011 (Moselle : +0,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118361841186118661871
2622903591 270897850831805732
187518801885189018951900190519101921
698567540573586538509483416
192619311936194619541962196819751982
422378367259422689543546518
199019992006200720122016---
596569543539580617---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement

  • 1844 : deux écoles de 25 garçons et 30 filles.
  • 1956 : deux écoles avec 66 élèves.
  • 2010 : une école maternelle avec 2 classes ; une école primaire avec 3 classes.

Cultes

Grostenquin est de tout temps paroisse catholique de l'archiprêtré de Morhange ; annexes : Bertring, Linstroff et jusqu'en 1804, Erstroff.

Culture locale et patrimoine

Héraldique

Blason de Grostenquin Blason Parti : au 1er de gueules au dextrochère de carnation, vêtu d'azur, mouvant d'une nuée d'argent, tenant une épée du même, garnie d'or, accostée en chef de deux cailloux du même, au 2e d'argent au lion de sable, armé, lampassé et couronné d'or.
Détails

Lieux et monuments

Édifices civils

  • Passage d'une voie romaine.
  • Traces du château de Hingsange, mentionné en 1266, remanié au début du XVIIIe siècle pour le rendre plus habitable démoli à la Révolution. Avec deux tours, l'une appelée tour Sainte-Barbe, abritant la chapelle castrale, l'autre la prison. À son emplacement ne subsiste plus que l'importante ferme
  • Ancienne base aérienne de l'OTAN occupée par les Canadiens de 1952 à 1964.

Édifices religieux

Chapelle Saint-blaise au Klausenberg.
Chapelle Saint-Donat de Linstroff.
  • L'église néo-gothique dédiée à saint Jean-Baptiste (24 juin), fut reconstruite en 1867. Lors de la démolition de l'ancienne église en 1863, on y a trouvé le tombeau d'un colonel suédois.
  • Une chapelle de 1960 dédiée à saint Blaise (3 février) située à Bertring lieu-dit : Klausenberg, pèlerinage.
  • Une chapelle XVIIIe siècle dédiée à saint Donat située à Linstroff rénovée depuis peu et inaugure en septembre 2010
  • une réplique de la grotte de Lourdes située à Bertring lieu-dit : Klausenberg
  • grande fête le 3 février à l'occasion de la saint Blaise avec bénédiction des gorges et des petits pains

Pour approfondir

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références

Notes

  1. anciennement orthographié Gros-Tenquin
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. a b c d e f et g Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  2. a et b Bertrand HOERNER : Grostenquin une agglomération gallo-romaine, foyer de l’essor rural du Bischwald. In : Les Agglomérations secondaires de la Lorraine Romaine p.165-173. Annales Littéraires de l’Université de Franche-Comté n° 647, 1997 (ISBN 2 251 60647 5)
  3. Dom CALMET : Histoire de Lorraine, preuves, tome I, col. 293, première édition
  4. J. G. STOFFEL : De l’ancienneté du château de Morimont (Mörsperg), en Alsace. Le Bibliographe alsacien : gazette littéraire, historique, artistique, 1869 (4) p. 204-207, éditions Berger-Levrault Strasbourg, (2015-2027)
  5. Toponymie générale de la France Tome 2. Formations non-romanes - Page 872
  6. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Geoplatt
  8. a et b Passé-Présent : La Moselle dévoilée N°3 (Septembre-Octobre 2011)
  9. Hermann Peter BARTH : Die Herrschaft Hingsingen. Zeitschrift für die Geschichte der Saargegend. XII Saarbrücken 1962, p. 134-148
  10. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  11. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.