Garrebourg
English: Garrebourg

Garrebourg
Garrebourg
Vue de Garrebourg.
Blason de Garrebourg
Blason
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionGrand Est
DépartementMoselle
ArrondissementSarrebourg-Château-Salins
CantonPhalsbourg
IntercommunalitéCommunauté de communes du Pays de Phalsbourg
Maire
Mandat
Christian Fries
2014-2020
Code postal57820
Code commune57244
Démographie
GentiléGarrebourgeois
Population
municipale
499 hab. (2016 en diminution de 3,48 % par rapport à 2011)
Densité60 hab./km2
Géographie
48° 42′ 43″ nord, 7° 14′ 02″ est
AltitudeMin. 215 m
Max. 491 m
Superficie8,34 km2
Localisation

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Garrebourg (Garburg en allemand) est une commune française située dans le département de la Moselle, en région administrative Grand Est.

Cette commune se trouve dans la région historique de Lorraine et fait partie du pays de Sarrebourg.

Ses habitants sont appelés les Garrebourgeois(es) et surnommés les Mounis[réf. nécessaire].

Géographie

Situé au sommet d’un petit mont vosgien gréseux au pied duquel coule la Zorn, Garrebourg est aujourd’hui (ce ne fut pas toujours le cas autrefois) un village sans issue : il faut prendre la même route pour y monter et pour en descendre. De plus, entouré de forêts, cela en fait un village quelque peu isolé mais très protégé, avec une vue merveilleuse sur les monts vosgiens environnants. Situé à l’extrême est du département de la Moselle, entre Sarrebourg (Lorraine) et Saverne (Alsace), le village est à environ 5 km à vol d’oiseau du Bas-Rhin.

En fait, Garrebourg a fait partie dès le IXe siècle de la Marche de Marmoutier, donc d’un territoire alsacien alors délimité à l’ouest par la rivière Zorn. Mais la délimitation des départements français en 1790 l’a situé dans la Meurthe, donc en Lorraine, et ce malgré les protestations des habitants de Phalsbourg, de Lixheim et de Garrebourg, et malgré l’accord du district de Haguenau de les intégrer au Bas-Rhin[1].

Quant aux cartes géographiques anciennes, elles ne sont guère d’accord sur la situation de Garburg : celle de Daniel Specklin (1575) le situe hors de l’Alsace[2], ainsi que celles de Gérard Mercator et de Nicolas Visscher (1680)[3], alors que celle de Nicolas Sanson (1659) le situe bien en Alsace[4].

En conclusion, Garrebourg est un village de culture et de langue alsacienne devenu lorrain à la suite de la réorganisation administrative qui a suivi la Révolution française.

Communes limitrophes

Toponymie

Tout au long de l’histoire, le nom du village s’est écrit de différentes manières et bien des historiens ne sont pas d’accord sur son origine.

Dans un document allemand d’Ernst Herr[5], il est écrit que Garebergh, à la limite de la Marche de Marmoutier, aurait existé dès le début du IXe siècle.

Dans la Toponymie générale de la France, il est noté que Garebeurc aurait déjà été cité au Xe siècle et serait devenu Garburg en 1576[6] Puis Garbourg et Garburg en 1719. Le texte précise que le nom de Garrebourg serait originaire du germanique Garo (nom propre d’un homme) et de Burg (mont, lieu fortifié).

D’après Sigrist, le village est mentionné dans les chartes du XIIe siècle sous le nom de Bareberch, village du mont de Borra devenu par corruption le Garberg ou Garbourg moderne[7]. Curieusement, le mot Borra a aussi été utilisé dans des documents anciens pour désigner le Haut-Barr.

D’après Langethal, l’évolution du nom aurait été : Bareberg, Barberch, puis Garberch [8].

Enfin selon Guy Kremer, les Burgi étaient des fortins du Bas-Empire romain qui commandaient les passages dans le nord des Vosges, et Garre viendrait de Guaita, terme militaire germanique qui a évolué vers Warte (observatoire) et vers garde en français. « Garrebourg » signifierait donc « fortin de l’observatoire » ce qui pourrait trouver son sens en considérant le lieu-dit Schlossberg, monticule qui domine la vallée de la Zorn[9].

Se nomme Gaarbuerj en francique lorrain.

Sobriquets

  • Anciens sobriquets désignant les habitants : D'Garburger Munnizieher (ceux qui hissent le taureau)[10], Die Mounie (les taureaux).

Héraldique

Blason de Garrebourg

Les armes de Garrebourg se blasonnent ainsi : D'argent à la borne d'azur chargée d'une fleur de lys d'or, au chef coupé crénelé d'azur et d'argent, soutenu d'une divise de sable.
Armes parlantes, représentant la muraille du bourg fortifié, avec la borne armoiriée de 1661 qui se trouve en face de l'église, indiquant la possession royale.

Histoire

Antiquité

Le village de Garrebourg semble avoir été habité depuis la nuit des temps. Une hachette en silex datant du néolithique y a été trouvée[11].

Des vestiges gallo-romains y attestent une présence humaine dès le début de l'ère chrétienne aux lieux-dits Kreuzkopf, Tiergarten, Schladen, Kessel, Langenbust et Wintersberg. Ces vestiges ont un caractère très celtique : les stèles-maisons sont des pierres funéraires en forme de maisons avec une cavité pour recevoir l’urne contenant les cendres du défunt. Mercure représente Teutatès, et Rosmerta est la déesse celtique de l’abondance. Ces stèles-maison sont une production typique de la « civilisation des sommets vosgiens »[12] appelée encore « culture des sommets vosgiens »[13] qui s'est développée lors de la conquête romaine dans le Nord des Vosges. Selon François Pétry, ces villages se seraient créés par l’installation de populations médiomatriques refluant devant « la civilisation romaine », d’où leur « marginalité » et leur « archaïsme »[14]. Ainsi, l’influence romaine n'a guère détruit le panthéon celte : sous de nouveaux noms et une apparence romanisée, les divinités celtes ont conservé leur caractère.

Bien des vestiges trouvés à Garrebourg (stèles de Mercure, Rosmerta, Épona, Mars…) sont actuellement conservés au musée du Pays de Sarrebourg (Lorraine)[15], alors que d’autres (stèle-maison) se trouvent au Musée archéologique de Saverne (Alsace)[16]. Dans la forêt environnante, il reste encore des bases de maisons autour d’une voie gallo-romaine, et les restes d’une nécropole au Tiergarten[17].

Vers 70 avant Jésus-Christ, une coalition de tribus (Suèves, Triboques, Némètes...) situées à l’est du Rhin envahissent le territoire des Médiomatriques sous la conduite d’Arioviste. En 58 avant Jésus-Christ, Jules César refoule les troupes d'Arioviste au-delà du Rhin mais, pour bien garder la frontière du Rhin, il autorise les Triboques à rester en Basse-Alsace. Ceux-ci s'installent dans la région de Brumath et repoussent ainsi les tribus médiomatriques vers l’ouest. Selon François Linckenheld[18], la limite ouest du territoire des Triboques passe par le Donon, la Hoube, Baerenbach et Stambach. Le village de Garrebourg, à environ 4 km à vol d’oiseau de Baerenbach, se situe alors à la limite du territoire des Médiomatriques et de celui des Triboques. Dans le Catalogue des sites funéraires[19], il est considéré comme appartenant au territoire triboque.

Au début de la période impériale romaine, les frontières de la Gaule belgique, tant avec la Gaule lyonnaise qu'avec la Germanie, sont floues. Un événement vient quelque peu clarifier ces limites : la création par l'empereur Domitien de la Germanie inférieure et de la Germanie supérieure[20]. Bien que les cartes ne soient pas suffisamment précises, on peut se demander si les terres du futur village de Garrebourg ne sont pas déjà à la limite de deux provinces: la Belgica et la Germania Superior.

Mais si les vestiges montrent que la zone du village a bien été habitée à l’époque gallo-romaine, il est vraisemblable qu’il fut inhabité les siècles suivants : incursions successives de Vandales, d’Alamans, de Francs, de Suèves, complémentées de guerres civiles…

Moyen Âge

En 589, Childebert II, roi d’Austrasie, pour mieux asseoir son autorité sur des zones un peu « sauvages » et favoriser l’expansion du christianisme confie au moine irlandais Léobard un domaine royal appelé Marca Aquileiensis. Un monastère y est construit qui prend le nom de Leobardi cella. Détruit par un incendie, Thierry IV, roi des Francs, confirme à l'abbé Maur, cinquième abbé responsable du lieu, la donation du domaine en 724. L’abbaye est reconstruite et prend le nom de Mauri Monasterium. Après un autre incendie en 827, Louis le Pieux remet le domaine à son demi-frère Drogon, évêque de Metz, avec l'obligation de reconstruire le monastère. Le domaine de l'abbaye auparavant royal devient épiscopal. Diverses chartes font l’inventaire du patrimoine de ce domaine et l’historien Charles-Edmond Perrin en étudie les différentes copies[21]. Limité à l’ouest par la rivière Zorn, Garrebourg fait bien partie des terres alsaciennes de l’abbaye de Marmoutier (Eichelmarck en allemand).

À partir du traité de Verdun (843) la Marche de Marmoutier fait partie du Saint-Empire romain germanique. Les moines de l’abbaye ne pouvant ni porter armes, ni rendre justice, sont obligés de déléguer la défense de leurs biens à des hommes d'armes : les avoués. Au cours des siècles, ces « seigneurs », les Geroldseck entre autres, devinrent les principaux spoliateurs des biens qu’ils avaient à protéger.

En 1140, une église est construite à Garrebourg, laquelle est consacrée par le cardinal Théodovin, ancien moine de Marmoutier, en 1141 en l’honneur de saint Coloman. À cette époque, le maire de Garrebourg perçoit la dîme de plusieurs manses pour entretenir le curé du village[22]. Peu avant, le comte Pierre de Lutzelbourg, baron du domaine de Marmoutier qu’il avait mission de défendre, s’était approprié de cette dîme ainsi que de la forêt du village voisin de Hultehouse. Réginald, fils de Pierre, restitua les biens volés à l’abbaye lors de la visite du cardinal Théodovin à Garrebourg[23].

En 1390, à l’extinction des seigneurs de Geroldseck, le domaine de la Marche de Marmoutier est démembré en plusieurs seigneuries. Le village de Garrebourg acquiert alors un statut très particulier : il est considéré comme indivis entre ses copropriétaires dont certains sont Lorrains et d’autres Alsaciens… Une partie de la Marche est donnée aux Lutzelstein qui, à l’extinction de ces derniers en 1490, passe pour moitié aux Linange et pour moitié aux La Palud, et bientôt aux Ribeaupierre. Une deuxième partie de la Marche passe successivement aux Ochsenstein, aux Deux-Ponts-Bitche (1485), puis aux Hanau-Lichtenberg (1570). La troisième partie revient aux Wangen. La Marche ainsi partagée conserva cependant jusqu’au XVIIe siècle une administration unique et chacun des propriétaires se borna à percevoir sa part des revenus[24].

L’Époque moderne

La borne royale de 1661 placée en face de l’église
Borne de l’abbaye de Marmoutier dans la forêt de Garrebourg.

En 1525, la Guerre des paysans en Alsace et en Lorraine met à sac de nombreux villages entre Sarrebourg et Saverne, dont vraisemblablement Garrebourg.

En 1549, Garrebourg n’est habité que par 13 bourgeois dont les impots vont alors pour un quart au duc de Lorraine, pour un quart aux Ribeaupierre, pour un quart au comte de Hanau-Lichtenberg et pour le dernier quart au baron de Wangen[25].

La guerre de Trente Ans (1618-1648), à laquelle s’ajoute la famine de 1636, ravage Garrebourg qui reste désert pendant une vingtaine d’années. Au traité de Westphalie (1648), Garrebourg est toujours indivis entre les descendants des quatre coproprétaires : les Hanau-Lichtenberg, Ribeaupierre, Wangen et le duc Charles IV de Lorraine. Un repeuplement est nécessaire. « En 1659, les cinq bourgeois (de Garrebourg) qui avaient survécu aux désordres des guerres, et sur l’invitation de leurs seigneurs, regagnèrent leurs masures ruinées et leurs champs en friches »[26].

Le 28 février 1661, le traité de Vincennes, signé entre le duc Charles IV de Lorraine et le roi de France Louis XIV, prévoit la cession d'un corridor de 2 km de large entre Metz et Phalsbourg. Celui-ci permet au roi de France de rejoindre l'Alsace sans passer par une terre étrangère. C'est la route de France ou route royale. Garrebourg fait partie de ce corridor et un quart du village devient ainsi royal. Pour marquer cette souveraineté, Jean-Baptiste Colbert de Saint-Pouange (cousin de Jean-Baptiste Colbert) fit planter, le 23 octobre 1661, une borne aux armes de France devant l’église[27].

Garrebourg continue de se repeupler essentiellement par des immigrants suisses, tiroliens, ou bavarois lesquels imposent la langue allemande aux minorités romanes très réduites. Entre 1667 et 1710, pour 2 Picards et 1 Comtois, il y a à Garrebourg 2 Alsaciens, 4 Suisses, 3 Souabes, 1 Bavarois et 4 Tiroliens[28].

Vers 1705, la Marche de Marmoutier, auparavant reconstituée en partie par l’évêque de Strasbourg François Egon de Furstenberg, retrouve la majorité de ses possessions d’origine. Garrebourg appartient alors pour ¼ au roi de France et pour ¾ à l’abbaye de Marmoutier[29] et fait donc partie du diocèse de Strasbourg.

Mais les Garrebourgeois perdent nombre de leurs droits communaux d’autrefois, notamment les droits forestiers. De nombreux litiges naissent entre les Garrebourgeois et l’abbaye. Les 3 et 4 avril 1708[30], des experts retracent les limites du ban de Garrebourg dans un acte du greffe de la prévôté de Phalsbourg. Le 15 mai 1717, une délimitation est ordonnée par J.-B. Coulon de la Grange-aux-Bois, Grand Maistre des Eaux et Forêts de la Généralité de Metz. Le 19 mai, l’abbaye est priée de présenter à J.-B. Coulon les titres justificatifs de la propriété et « sans indivise » qu’ils prétendent avoir dudit bois de « la Taiche » (Titschel) lieu du conflit. Et le 26 mai, il est décidé qu’il sera procédé à la « reconnaissance des limites dudit bois de la Teitschel d’avec le ban de Garrebourg et qu’il sera planté des bornes de pierre »[31]. Des bornages auront lieu fin 1717, puis en 1760, ainsi qu’en 1784[32]. Sur la borne se trouve le dessin d'une crosse abbatiale et du « M » symbole de la Marche de Marmoutier.

La période révolutionnaire

Mais les plaintes et litiges entre Garrebourg et l’abbaye se poursuivent jusqu’à la Révolution et sont rapportées dans deux cahiers de doléances de 1789[33].

Le 13 février 1790, l’abolition des vœux monastiques et des ordres religieux réguliers met fin à l’antique appartenance de Garrebourg à l’abbaye alsacienne. La forêt de Garrebourg marquée aux armes de Marmoutier est vendue comme bien national[29].

La même année, la délimitation des départements français situe Garrebourg dans la Meurthe, donc en Lorraine, et ce malgré les protestations des Garrebourgeois et des habitants de villages environnants, et malgré l’accord du district de Haguenau et du département du Bas-Rhin de les intégrer[1],[34]. De plus, la loi du 12 juillet 1790 sur la constitution civile du clergé stipulant l’adaptation des diocèses aux limites départementales élimine Garrebourg du diocèse de Strasbourg. Le village de Garrebourg devient définitivement lorrain.

Le XIXe siècle (1815-1914)

Vers le milieu du XIXe siècle, divers évènements incitent des Garrebourgeois à quitter le village pour émigrer en Amérique vue comme une terre promise de liberté. Ainsi, entre 1840 et 1875, au moins 179 personnes y émigrent[33]. Les raisons peuvent être diverses : crise agricole et paupérisation rurale en 1846, épidémie de fièvre typhoïde dans le village en 1851, fermeture de la fabrique d'allumettes en 1852[35], nouvelles facilités de transport (voie ferrée Paris-Strasbourg achevée en 1848 et canal de la Marne au Rhin en 1853 passant tous deux au pied de Garrebourg), refus du service militaire pour se soustraire au recrutement pour la guerre de Crimée (1853-1856) et, plus tard, annexion de l’Alsace-Moselle "Reichsland Elsass-Lothringen" par l’Empire allemand en 1871.

Une clause du traité de Francfort du 10 mai 1871 permet aux Alsaciens-Lorrains la possibilité de conserver la nationalité française. Les autorités imposent ensuite qu'ils quittent la région avant le 1er octobre 1872 pour conserver la nationalité française. Une dizaine de Garrebourgeois quittent le village, et ceux qui y sont restés deviennent, de fait, automatiquement Allemands[33]. Ainsi Garrebourg fait alors partie du "Bezirk Lothringen" et du Landkreis Saarburg. En complément de ce changement de nationalité, Garrebourg passe du diocèse de Nancy-Toul resté français au diocèse de Metz.

Politique et administration

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
16281661Christmann Diebolt  
16711708Pierre Schmitt  
17081715Gaspard Bollo (ou Bolle)  
17141716Jean-Jacques Marvette  
17161722Jean Meinrad Roettig  
1722 Pierre Henry (Heinrich)  
1732 Jean Meinrad Roettig  
17881790Michel Chable  
17901791Michel Brandmayer Procureur
17911793Michel Elsensohn  
17931795Blaise End  
17951796Michel Stiltz  
17961797Michel Kayser  
17971798Antoine Kuhn  
17981802Nicolas Martin  
18021804Nicolas Droste  
18041809Jean Georges Elsensohn  
18091813Jacques Heller (Hellert)  
18131815Joseph Elsensohn  
18151816Joseph Cund  
18161830Joseph Colman Elsensohn  
18301832Jacques Karleskind  
18321848Antoine Stiltz  
18481855Bernard Frœliger  
18551865Antoine Stiltz  
18651881Bernard Froeliger  
18811886Bernard Bertanier  
18861893Michel Frœliger  
18931907Auguste Linck  
19071908Jacques Frœliger  
19081918Léon Schott  
19181924Florent Soudier  
19241945Léger Kuhn  
19451947Alfred Négelé  
19471965Philippe Seiser  
19651983Antoine Thiry  
19832008Aloyse Soudier  
2008En coursAloyse Soudier  

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[36]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[37].

En 2016, la commune comptait 499 habitants[Note 1], en diminution de 3,48 % par rapport à 2011 (Moselle : +0,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118311836184118461851
535502513622685733657587747
185618611871187518801885189018951900
622687679759717743681648660
190519101921192619311936194619541962
673659577580516534505513485
196819751982199019992004200920142016
479536518518496494520497499
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[38] puis Insee à partir de 2006[39].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

Mairie, église et grotte de Lourdes.

Édifices religieux

Église Saint-Coloman
Grotte de Lourdes.
  • Église dédiée à Saint Coloman (parfois orthographié Colman), ré-édifiée en 1730, restaurée en 1750, agrandie en 1863. Le 30 mars 1835, le curé de Garrebourg, Michel Frédéric (1803-1856) a reçu un reliquaire certifié authentique par le pape comme contenant des reliques de Colman de Stockerau.
  • Grotte de Lourdes érigée et bénie le 10 juin 1904 par l'évêque Willibrord Benzler de Metz.
  • Presbytère édifié en 1731.
  • Nombreux calvaires disséminés dans le village datant du milieu du XIXe siècle, dont une croix, près de l'église, datant de 1745.

Personnalités liées à la commune

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. a et b Procès-verbal des séances de l’administration du département de la Meurthe. Session ouverte le 3 novembre 1790 et close le 15 décembre suivant. Nancy, 1791
  2. Carte de l’Alsace de Daniel Specklin
  3. Landgraviatus Alsatiae Inferioris de Nicolas Visscher
  4. Tribocci. Evesché de Strasbourg de Nicolas Sanson
  5. (de) Herr Ernst, « Die Schenkung der Mark Maursmünster », Zeitschrift für die Geschichte des Oberrheins, vol. 21,‎ , p. 568
  6. Nègre Ernest : Toponymie générale de la France, Vol. 2, page 805, Librairie Droz, Genève, 1996 [1]
  7. Sigrist Félix, « Histoire de l’abbaye de Marmoutier », Revue Catholique d’Alsace,‎
  8. (de) Langethal Christian Eduard : Geschichte der teutschen Landwirthschaft, Vol. 1, 1847, page 220 [2]
  9. Kremer Guy : Les domaines de l’abbaye de Marmoutier et en particulier ceux de la région de Garrebourg, Mémoire de maìtrise, Strasbourg, 1988
  10. Cercle "Die Furbacher" - Histoire locale de Forbach n°62 - 2008
  11. Émile Linckenheld : Répertoire archéologique de l'arrondissement de Sarrebourg, Monographie éditée par F. Sausy, imprimeur (1929)
  12. Marcel Lutz : « La civilisation des sommets vosgiens », dans Archéologia n° 37, 1970, p. 50-57. - Voir aussi : Murielle Georges-Leroy et al. : « Les parcellaires anciens fossilisés dans les forêts lorraines », dans La mémoire des forêts : Actes du colloque Forêt, archéologie & environnement, Lavoisier (2004) [3]
  13. La culture des sommets vosgiens
  14. François Pétry : « Une population marginale face à la civilisation gallo-romaine dans l’Est de la Gaule aux Ier et IIe siècles », dans Bulletin des Antiquités Luxembourgeoises (1979)
  15. Des photos sont disponibles sur le site de l’Archéographe, le webzine du patrimoine [4]
  16. Sur le site de l’Archéographe
  17. Catalogue des sites funéraires, page 376
  18. Émile Linckenheld : « La cité des Triboques », dans Annuaire de la Société historique, littéraire et scientifique du Club Vosgien (1936) [5]
  19. Catalogue des sites funéraires, page 376
  20. Page Wikipédia sur la Gaule belgique
  21. Perrin Charles-Edmond : Essai sur la fortune immobilière de l'abbaye alsacienne de Marmoutier au Xe et XIe siècle, Collection d'études sur l'histoire du droit et des institutions de l'Alsace (1935)
  22. Hanauer Auguste-Charles (abbé) : Les Constitutions des campagnes de l’Alsace au Moyen Âge (1864) [6]
  23. Sigrist Félix, « Histoire de l’abbaye de Marmoutier », Revue Catholique d’Alsace,‎ 1882, page 580
  24. [7]
  25. Arthur Benoit : « Essai sur les limites du diocèse de Strasbourg dans le département de la Meurthe », dans Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, seconde série, XIe volume, imprimeur Lepage, Nancy (1869), pages 561 et 562 [8]
  26. Christian Lepinte : « Le pays de Phalsbourg, une terre de rencontre » dans Trois provinces de l’Est : Lorraine, Alsace, Franche-Comté, Le Roux, Strasbourg (1957), pages 37-75
  27. Arthur Benoit : « Essai sur les limites du diocèse de Strasbourg dans le département de la Meurthe », dans Mémoires de la Société d'archéologie lorraine, seconde série, XIe volume, imprimeur Lepage, Nancy (1869), pages 561 et 562 [9]
  28. Christian Lepinte : « Le pays de Phalsbourg, une terre de rencontre » dans Trois provinces de l’Est : Lorraine, Alsace, Franche-Comté, Le Roux, Strasbourg (1957), page 59 [10]
  29. a et b Christian Lepinte : « Garbourg, vieux village de la Marche de Marmoutier » dans Monographie Marmoutier, 9-10, III / IV, 1954, page 15, publiée par la Société d'histoire et d'archéologie de Saverne et environs (SHASE)
  30. Archives Départementales du Bas-Rhin, liasse H 622, pièce 31
  31. Archives Départementales du Bas-Rhin, liasse H 623, pièces 16, 90 et 91
  32. Simone et Jean-Joseph Ring : Abornements forestiers anciens dans la Marche de Marmoutier, 2008, page 15, cahier n° 222a de la Société d'histoire et d'archéologie de Saverne et environs (SHASE)
  33. a b et c Robert Boehm : Les anciennes populations de Garrebourg, 2007, Éditions Robert Boehm, Sarrebourg
  34. Dagobert Fischer : « Lutzelbourg, le château et le village », dans Mémoires de la Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain, Vol. 21, Nancy, 1871, page 194-195 [11]
  35. Service départemental d'archives de la Moselle, E-Dépôt 247, série D, Saint-Julien-lès-Metz
  36. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  37. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  38. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  39. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.