Florange

Ne doit pas être confondu avec Fleurance ou Florence.

Florange
Ébange-et-Daspich
Florange
L'église Sainte-Agathe.
Blason de Florange Ébange-et-Daspich
Blason
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionGrand Est
DépartementMoselle
ArrondissementThionville
CantonFameck
IntercommunalitéCommunauté d'agglomération du Val de Fensch
Maire
Mandat
Rémy Dick
2016-2020
Code postal57190
Code commune57221
Démographie
GentiléFlorangeois(es)
Population
municipale
11 736 hab. (2014)
Densité890 hab./km2
Géographie
49° 19′ 20″ nord, 6° 07′ 09″ est
AltitudeMin. 153 m
Max. 232 m
Superficie13,18 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Moselle

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Liens
Site webville-florange.fr

Florange (Flörchingen en allemand) est une commune française située dans le département de la Moselle, en région Grand Est. Elle est notamment connue pour son usine sidérurgique détenue par le groupe ArcelorMittal[1].

Géographie

Florange est située dans la vallée de la Fensch et fait partie du pays des Trois Frontières. La commune bénéficie d’une situation exceptionnelle quant à son accessibilité par les autoroutes A30 et A31 aux pays voisins, à savoir l’Allemagne, la Belgique et le Luxembourg.

Les villes les plus importantes qui l’entourent sont Thionville, Metz et Luxembourg sur le sillon mosellan.

Florange possède une forêt domaniale appelée le « Bois de l’étoile ».

La Fensch située dans le nord de la commune prend sa source à Fontoy pour se déverser dans la Moselle. Elle a une longueur d’environ 16,5 km pour un dénivelé de 5 % et un bassin versant de 83 km2. Un de ses affluents, le Krisbach ou « ruisseau des écrevisses » a une longueur de 10 km et un bassin versant de 22 km2. Les étangs Scharff et Shiltz sont pittoresques.

Composition

Florange est composée de plusieurs quartiers : Bétange, Ébange, Maisons-Neuves, Daspich, Oury, Epona, Castors, Carolingiens, Sainte-Agathe, Centrale, le Vieux Florange, Fillod, Millénaire et le Quartier de la Gare.

Communes limitrophes

Toponymie

Du nom d’un diacre de l’époque carolingienne, Florus ou Floherus, suivi du suffixe germanique -ing (propriété, hameau, groupe d’habitations) devenu -ange par romanisation.

Le nom est attesté sous différentes formes depuis 893 :

  • Floriking (IXe siècle), Floringas (893)[2], Florechingas (900)[3], Florengis (1147), Floreengens (1206), Florchenges et Florchanges (1236), Florchingen (1384), Florhange (1513), Floringia (1544), Fleurange (1606) ;
  • Flœrchingen[4] / Flörchingen (en allemand) ;
  • Fléischéngen / Fléschéngen / Flörschéngen (en platt luxembourgeois).

Les noms de famille suivants désignaient autrefois des habitants de la ville et sont typiques de la commune. Ainsi trouve-t-on de nombreux monsieur et madame :

  • Florange ;
  • Florchinger (dont tous les Florsch descendent) ;
  • Flerchinger ;
  • Fleurchinger ;
  • Fleurange ;
  • Archen.

Langue

La commune fut luxembourgeoise avant d’être allemande puis française. À la fin du XIXe siècle, elle se situait à la frontière linguistique instituée par les Allemands lors de la germanisation : à l’est, obligation de parler allemand, à l’ouest tolérance du français. Depuis la fin du XXe siècle, le platt-luxembourgeois est peu parlé ; seuls quelques mots subsistent dans les paroles des Florangeois.

Histoire

Préhistoire

Les premières traces de peuplement humain sur le sol de Florange remontent au néolithique vers Ces populations nomades en quête de terres riches et d’animaux furent suivies de peuplades celtes mal définies venant de l’est. Avant l’arrivée des Romains, les Médiomatriques occupaient le nord de la Lorraine depuis les Vosges jusqu’à la Champagne.

Période gallo-romaine

L’occupation romaine en Gaule datant de 52 av. J.-C. a laissé des vestiges dans Floringoe[5], témoin : une voie romaine reliant Metz à Trèves. Des ateliers de métallurgie et de poterie furent mis au jour au nord-est de la ville dans le quartier de Daspich et attestent d’un passé florissant.

Moyen Âge

Il fallut attendre le début du VIe siècle pour voir s’installer à nouveau une période de paix. Le pouvoir franc assure alors la stabilité en même temps que le développement du christianisme. La région fait partie de l’Austrasie, territoire dont Metz est la capitale, issu, après partage, du royaume de Clovis. Les successions des héritiers se font dans le trouble et la violence. Le fils de Pépin le Bref, Charles, qui deviendra Charlemagne, réside à plusieurs reprises à Thionville. Son successeur, Lothaire, reçoit la Francie médiane en héritage. Lothaire Lothaire II, fils de Lothaire Ier le Nord de la Francie médiane en héritage. Ce territoire, dont Metz fut également la capitale, prendra le nom de Lotharingie et sera l’objet de convoitise entre l’Allemagne et la France. Lothaire II fit de Florange sa résidence royale. Pour la première fois Floriking[6] est mentionné par écrit, à l’occasion de démêlés de Lothaire avec l’autorité religieuse. Plus tardivement, une charte de 893 se termine ainsi : « Fait à la cour royale de Florange ». Notons cependant que les résidences royales sont rarement permanentes à l’époque.

Florange-Lorraine

Au XIIe siècle, un château fort est édifié à Florange. Robert Robert III de La Marck de Bouillon y fonde la branche Florange-Lorraine. La seigneurie est une des plus importantes de Lorraine et la forteresse est l’une des plus redoutables de la région de Thionville. Florange fut assiégée à plusieurs reprises. Les Messins, hostiles y prirent leur part.

En 1285, lors des festivités de Chauvency-le-Château, Jacques Bretel (qui semble bien les connaitre) renseigne Fastré de Ligne, venu participer au tournoi, sur Hèble de Boinville (qui est une[Quoi ?] de Florange), parle du seigneur de Florange (qu’il tient en haute estime et grande considération) et présente Jeannette de Boinville qui participe à la danse du Robardel ou 'Chapardeur’avec Perrine d’Esch et Agnès de Florenville.

Chute de la forteresse

Les seigneurs de Florange, amis des rois de France, dont François François Ier, durent subir les attaques des Espagnols, maîtres de la Lorraine luxembourgeoise à laquelle la cité appartenait. La forteresse, située à l’emplacement du « vieux village » actuel, fut investie en juin 1521 sur ordre de Charles Quint, roi d’Espagne. Elle fut prise puis démantelée. Les alentours furent dévastés. Dès 1522, Florange fut rattachée à la prévôté de Thionville, y payant une lourde contribution. Un siècle plus tard, Florange fut donnée à la famille Cromberg, amie du roi d’Espagne. La guerre de Trente Ans (1618-1648) mit aux prises les Suédois, les Français, les Hollandais, contre l’emprise germanique et l’Espagne. Cette guerre ravagea le Luxembourg et l’Est de la France sous contrôle espagnol. La contrée en sortit dévastée.

Rattachement à la France

Le traité des Pyrénées (entre la France et l’Espagne), en 1659, amena le rattachement de la Lorraine luxembourgeoise à la France. La région de Thionville, dont Florange, devient française. Les actes restèrent rédigés en langue germanique. Louis Louis XIV, par « lettres patentes » donna la seigneurie à la famille Zoetern pour services rendus. L’activité est alors, essentiellement agricole : agriculture, élevage et quelques vignobles. La forêt apporte du bois d’œuvre, chauffage et glandée pour les animaux. Des moulins à farine jalonnent la Fensch, à côté de forges. L’artisanat assure les services auprès des populations : menuisiers, charrons, forgerons, fileurs de laine et de lin, tisserands, tailleurs, etc.

En 1735, le duc de Fleury, acquiert la seigneurie de Florange pour 450 000 livres et l’administre jusqu’en 1789. En 1777, l’église paroissiale située à Harling, est transférée dans le village.

Fin de la seigneurie

La Révolution française abolit les provinces et seigneuries avec leurs privilèges. Florange devient alors commune, perdant ses possessions de la vallée de la Fensch. La population atteint à peine 700 habitants. Florange devient chef-lieu de canton. Ébange et Séremange devenant également des communes, se séparent de Florange. Une période d’insécurité règne jusqu’à l’avènement de Bonaparte, puis revient la prospérité.

Empire, Restauration, République et Second Empire se succèdent. Florange absorbe Ébange-et-Daspich en 1812.

La période moderne

C’est l’époque des grands travaux : chemin de fer en 1854 à Florange, aménagement des routes, amélioration de la salubrité publique, etc. La scolarisation se développe rapidement. Une partie importante de la population est employée aux forges de Hayange.

L’annexion

En juillet 1870, la France déclare la guerre à la Prusse. Dès le mois d’août, les armées prussiennes occupent Florange. La signature du traité de Francfort en 1871, confirme l’annexion pure et simple de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine, dont la région de Thionville. Florange est rebaptisée Flörchingen. Durant cette période, qui dure jusqu’en 1918, une nouvelle église est construite ainsi que des écoles et une mairie.

Le village de Florange est électrifié en 1910. Une ligne de tramway électrique relie Thionville à Algrange et Fontoy en 1912. Le siège, les dépôts, une centrale électrique sont implantés à Florange (quartier de la Centrale). Une gare de triage est inaugurée en 1907. C’est l’époque d’une importante immigration d’ouvriers italiens dans la vallée et dans toute la région avoisinante : Hagondange, Moyeuvre-Grande, Rombas.

Lorsque la Première Guerre mondiale éclate, les Mosellans de souche se battent naturellement pour l’Empire allemand. Beaucoup de jeunes gens tomberont au champ d'honneur sous l’uniforme allemand, sur le Front de l’Est, mais aussi à l’Ouest, en particulier en France et dans les Flandres. Sujets loyaux de l'Empereur, les habitants de Florange accueillent cependant avec joie la fin des hostilités et la paix enfin retrouvée. Dès l’Armistice du 11 novembre, Flörchingen redevient Florange.

Entre-deux-guerres

Des entreprises s’implantent ; d’autres, plus anciennes, se développent. La sidérurgie lorraine attire de plus en plus de personnel. À partir de 1923, une cité est édifiée par la famille de Wendel sur la commune pour loger le personnel de ses usines. Les exploitations agricoles diminuent tandis que le nombre d’ouvriers et d’employés est en progression constante. La population passe de 2 500 en 1918 à plus de 5 000 habitants en 1936. L’adduction d’eau est réalisée en 1938.

Seconde Guerre mondiale

La Seconde Guerre mondiale et le drame de l'Annexion marqueront longtemps les esprits. L’annexion de la Moselle par l’Allemagne se traduit par une germanisation forcée, qui va se poursuivre crescendo durant tout le conflit. Les conditions de vie des habitants se dégradent rapidement. Un certain nombre des habitants se réfugient dans la ville de Belvès dans le Périgord. Beaucoup de jeunes gens sont incorporés de force dans les armées allemandes. Florange est finalement libérée par l’armée américaine le [7],[8],[9].

Période actuelle

La commune a payé un lourd tribut en destruction matérielle et surtout en déportés, expulsés et en morts.

La sidérurgie s’est modernisée. Dès les années 1950, de grands chantiers de génie civil proposent l’implantation des aciéries, des laminoirs à chaud et à froid et d’une cokerie. Il a fallu faire appel à une nombreuse main d’œuvre extérieure à la région de la Moselle. C’est ainsi que sont venus, de tous les départements de France et de l’étranger, des ouvriers qu’il a fallu loger rapidement.

De petit bourg de 3 000 habitants, Florange est devenue une ville de 14 000 habitants. Par la suite, du fait du démantèlement des vieilles installations sidérurgiques et de différentes mutations, Florange s’est associée avec d’autres villes de la région, pour équiper une zone industrielle de 150 hectares, occupée actuellement à 60 %. Sur ce site, nous trouvons des PME et PMI, travaillant pour la sidérurgie, mais aussi pour l’automobile, l’aviation… 1 000 ouvriers travaillent sur cette zone Sainte-Agathe. Après sa fermeture, l’ancien triage a été démantelé totalement.

Suite aux annonces successives de fermeture des usines d'ArcelorMittal et à l'approche de l'élection présidentielle de 2012, la commune est de nombreuses fois citée en exemple de la délocalisation et de la désindustrialisation à l'image de sa voisine Gandrange. Les candidats à la présidentielle s'y succèdent lors de leur campagne.

Voir aussi : Crise de la sidérurgie dans le bassin lorrain.

Héraldique

BlasonBlasonnement :
De gueules au lion d'or à la bordure dentelée d'argent[10].

Description des armoiries de Florange telles qu’elles figurent à l’armorial des communes du département de la Moselle :

Le blason de Florange a beaucoup évolué à travers les temps anciens. Selon Eugène Kieffer, il était à l’origine d’or à la bande de gueules chargé de trois lys d’argent, le lys étant signe de royauté. Robert Ier, au début du XIIe siècle, premier seigneur de la maison Florange-Lorraine, avait pour emblème un aigle éployé tenant dans ses serres une épée : Sigillvm Roberti fratris dvels Mathei peut-on lire sur le sceau de Robert, frère du duc Mathieu.

En 1240, Philippe II, fils et successeur de Robert II, arbore une licorne rampant, mais peut-être est-ce déjà un lion. En 1252 en effet, lors d’une donation aux moines de Justemont, le lion apparaît dans le sceau de Philippe. Celui-ci avait-il adopté le lion en souvenir de son ancêtre Robert, qui reposait en l’abbaye de Sturtzelbronn, où l’on retrouve ce même lion dans les armoiries ? Cette abbaye avait été fondée en 1135 par Simon Simon Ier le Gros, duc de Lorraine, père de Robert Ier et du duc Mathieu. Dès 1240, le lion est le signe distinctif de Florange.

Dans les années 1265-1285, dans l’armorial du Héraut Vermandois, ainsi que dans celui de Wijnbergen, sont décrites et peintes les armes du seigneur de Florange et d’un certain Gilles de Florange : d’or au lion de sable à la bordure de gueules (voir l’armorial du Tournoi de Chauvency).

En 1303, Anselme (ou Ancillon) de Florange prend pour armoiries de gueules au lion de sable à la bordure dentelée d’argent (selon Dom Calmet) pour devenir plus tard d’or au lion de sable armé et lampassé de gueules à la bordure engrelée d’argent. Le lion d’or a remplacé le lion de sable, pour donner le blason que nous connaissons aujourd’hui.

Le langage héraldique qui décrit le blason et les armoiries est un peu ésotérique et utilise des termes imagés pour désigner les couleurs gueule pour le rouge, or pour le jaune, argent pour le blanc, sable pour le noir, azur pour le bleu. Armé et lampassé signifient que les griffes et la langue sont d’un émail (couleur) différent.

Politique et administration

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
17891794Pierre Hym  
17941801Didier Noel  
18011802Pierre Hilaire  
18021812Didier Noel  
1812François Scharff  
1823Pierre Noel  
18231831Emmanuel D’Huart  
1831Pierre Noel  
1852Jean Noel  
18524 mai 1852Jean-Pierre Balot  
4 mai 18528 février 1853Paul D'Huart  
8 février 185316 octobre 1864Jean-Pierre Noel  
16 octobre 186404 septembre 1881Jean-Nicolas Louis  
4 septembre 18811902Jean-Noël Bernard  
19021909Pierre Wonner  
19091912Joseph Martin  
19121917Louis Gossin  
13 février 1934Eugène Wonner  
13 février 193422 août 1936Joseph Archen  
22 août 19368 octobre 1945Louis Pierre  
8 octobre 194526 mars 1965Gabriel WahreitDVD 
26 mars 196519 mars 1989Léon ArnouldUDF-RI 
19 mars19892001Jean-Marie FrançoisPSEmployé
mars 2001mars 2014Philippe TarillonPSÉnarque en poste à la délégation de la Commission Européenne à Luxembourg (2001), puis conseiller général (2008)[11]
mars 2014octobre 2016
(démission)
Michel Decker[12]DVD 
décembre 2016en coursRémy Dick[13]apparenté LR[14]Étudiant à Sciences Po
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la populationeffectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, lespopulations légalesdes communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais surune collecte d'information annuelle, concernant successivement tousles territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête parsondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont unrecensement réel tous les cinq ans[15],[Note 1].

En 2015, la commune comptait 11 924 habitants[Note 2], en augmentation de 4,1 % par rapport à 2010 (Moselle : -0,06 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
179318001806182118361841186118661871
3913473988099891 0011 1361 2361 329
187518801885189018951900190519101921
1 2881 2711 3741 5111 5231 8042 1192 6112 709
192619311936194619541962196819751982
4 1735 0535 4215 50012 03914 27012 54312 44611 766
19901999200620112015----
11 30410 77810 91211 47211 924----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[16] puis Insee à partir de 2006[17].)
Histogramme de l'évolution démographique
  • En 1817, Florange, village de l’ancienne province des Trois-Évêchés sur la Fensch avait pour annexe le village d’Ébange, le hameau de Daspich et les fermes de Bettange et Magdebourg. À cette époque il y avait 422 habitants répartis dans 72 maisons.
  • En 1812 Ébange-et-Daspich sont rattachés à la commune de Florange.
  • 1954 : baby boom et flux migratoires importants après-guerre pour les besoins sidérurgiques.

Lieux et monuments

Musée archéologique gallo-romain

Regroupe les trouvailles des fouilles archéologiques notamment celles de la rue des Romains à l’écart de Daspich (vestiges d’ateliers de potiers et de forgerons, forges, dépotoir de vases, nécropoles, débris de stèles, tuiles, statuettes, tessons des IIIe et IVe siècles. Le musée se situe dans le complexe de Bétange.

Château de Bétange

L’histoire du château de Bétange est intimement lié à celle de Florange. Dès le Moyen Âge le nom de « Baitanges » est mentionné. On y trouve un château fortifié dépendant de la seigneurie de Florange. Jehan de Bétanges étant ami de Phillipe de Florange. À la fin du XVe siècle, on mentionne le nom de Bettingen qui comptait trois feux. Lors du siège de Florange en 1521, Guillaume de la Mark y fut détenu par Guillaume de Nassau, lieutenant de Charles Quint. Le château de Bétange fut détruit, comme celui de Florange, puis reconstruit dix ans plus tard. Il appartient à la famille De Salm jusqu’en 1600; il est toujours fief de la seigneurie de Florange.

Ce château fut remplacé en 1828 par une nouvelle construction et fut l’œuvre de la sœur de baron d’Huart. Il devint la propriété de Théodore de Gargan en 1856. Le château s’agrandit et s’embellit.

En 1928 Bétange est racheté par la famille Mitry. De 1940 à 1945 la famille subit l’exil, et le château fut mis sous séquestre par l’autorité allemande. Il est toujours propriété de la famille Mitry. Un parc aménagé à l’anglaise, de 60 ha, avec un plan d’eau, entoure la propriété.

Toponymie : Baitanges (1352), Baitenges (1363), Bettingen (XVIIe siècle, carte Beaulieu).

Château de Daspich

Le château de Daspich avec son échaugette, sa tour crénelée et sa véranda donnent sur le jardin arrière, ont disparu en 1967 lors de l’extension de la société Sollac. L’échaugette, un oriel et une bretèche du XVIe siècle fut alors intégrée au château de Luttange lors de sa restauration. Durant deux siècles, la famille De La Touche fut propriétaire du château, puis M. Shaeffer, qui céda sa propriété à Sollac.

Château de Florange

Charles Quint, s’estimant outragé par Robert de La Marck, fit démanteler la forteresse et le château de Florange en juin 1521. Aujourd’hui détruit, il se situait rue du château. Des vestiges sont visibles à la médiathèque de Florange et au musée de la Tour aux Puces à Thionville.

Édifices religieux

Église Sainte-Agathe

Dédiée à une sainte martyr du début du IIIe siècle à Palerme, l’église Sainte-Agathe était jadis entourée d’un cimetière fermé de grilles (jusque vers 1945), devenu un ensemble de parterres fleuris. Cette église néogothique à trois nefs, construite en 1876, a remplacé une église datant de 1777 sise à proximité immédiate. Auparavant, l’église paroissiale s’élevait à Harling, près de la route de Metz.

L’espace est, constitué de jardins, a été transformé en place en 1994. Le marché s’y tient le jeudi matin. Le presbytère et la maison d’œuvres jouxtent l’église. Sur l’un des murs se trouve une fresque représentant le vieux village, œuvre de Greg Gawra.

L’intérieur récemment rénové, dont les bancs en bois peuvent accueillir 500 personnes, abrite des orgues romantiques, œuvre de la maison Haerpfer Dalstein (1892) qui ont été rénovés en 1993 par la même maison à présent implantée près de Strasbourg. Les vitraux, détruits en 1944, sont de facture récente. Près de l’entrée se dresse une statue de la Vierge préalablement installée dans la cour de l’école d’en face. À l’extérieur se situe une sculpture allégorique de la mort. L’édifice, dont le clocher aux quatre cadrans, est mis en lumière à la nuit tombée.

Église Notre-Dame-de-l’Assomption d’Ebange

L’église Notre-Dame-de-l'Assomption d'Ébange.

Œuvre des architectes Depailler et Duval, dédiée à Notre-Dame-de -’Assomption, l’église d’Ébange est de construction moderne. Elle est longue de 39 mètres, large de 17 mètres et haute de 16,50 mètres. Le soubassement fut édifié sur des pieux en raison de l’instabilité du sol. Les travaux durèrent deux ans, d’octobre 1953 à septembre 1955. Elle était à l’origine destinée aux paroissiens d’Ébange, Daspich et Maisons-Neuves. Son style moderne est sans piliers intérieurs. Le clocher, initialement prévu, n’a pas été réalisé. Elle est meublée de 384 chaises. Un sous-sol ample permet des réunions et des répétitions de chœur.

Le calvaire placé devant l’église, date du XVe siècle a souffert de multiples déplacements : les statuettes des crucifix de saint Jean et de la Vierge sont décapitées.

Église néo-apostolique

Église néo-apostolique.
  • Église néo-apostolique, rue de La Centrale. Elle est déconsacrée le 24 juin 2018[18].

Édifices civils

La Passerelle (esplanade Jean-Marie François)

Véritable salle de concerts et de spectacles, la Passerelle marque son dynamisme par une programmation généraliste riche en artistes de renommée et en artistes en plein devenir. Que ce soit du théâtre, de la chanson, de l’humour, la Passerelle a su tirer son épingle du jeu : elle est dorénavant incontournable pour beaucoup d’artistes. La Passerelle compte jusqu’à 1 000 places, lui assurant la petitesse de concerts intimes proches du public.

Complexe de Bétange

Ce comlexe socio-éducatif et sportif accueille divers services et activités, proposés à la population ou aux associations : parcours de santé (environ un kilomètre), aires de jeux pour enfants, piste de roller, ferme pédagogique, musée gallo-romain, terrain de pétanque, salle de billard et salle de musculation. Ce complexe est plus connu sous le nom de « Camp de Bétange » par les Florangeois notamment lors des centres aérés. On préféra cette image à celle de l’histoire du site.

Ferme pédagogique

Installée au sein du complexe de Bétange, la ferme pédagogique est mise à disposition des centres aérés, des écoles mais également de toute personne intéressée. Ce bâtiment abrite tous les animaux de la ferme : ânes, oies, canards, dindes, poules, chèvres, cochons, chevaux, poneys…

Personnalités liées à la commune

Par ordre chronologique d'année de naissance.

Économie

  • Céréales, polyculture maraîchère, horticulture.
  • Élevage, volaille.
  • Centre industriel important :
    • Port fluvial avec le Port de Thionville-Illange sur la Moselle canalisée (premier port fluvial pour les produits métallurgiques et 7e port fluvial de France) géré par la Chambre de commerce et d'industrie de la Moselle ;
    • Zone industrielle Sainte-Agathe et zone d’industries légères des « Vieilles Vignes » ;
    • Métallurgie : l'usine sidérurgique de Florange, répartie sur les communes de Rombas, Hayange, Florange, Serémange-Erzange, accueillait les derniers hauts fourneaux de Lorraine ;
    • Constructions métalliques et aéronautiques ;
    • Imprimerie et vernissage sur métal ;
    • Scieries industrielles.

Sports

Clubs notables

  • TFOC Champion de France de DEF en 2011 et 2013.

Évènements sportifs

  • Championnat du monde billard artistique en 2011.

Vie locale

  • Carnaval : vers la mi-février
  • Saint-Jean : vers le 20 juin
  • Un été au ciné : chaque été courant juillet et août
  • Fête communale : dimanche suivant le 15 août.
  • Fête patronale : dimanche suivant le 5 février et le 11 novembre.

Bibliographie

  • Astruc, Valérie, et Elsa Freyssenet. Florange, la tragédie de la gauche. Paris : Plon, 2013. (ISBN 978-2259221405).
  • Hebbert Norbert, Simmer Alain, et Wagner Romain. « Tombes du Bas-Empire à caractère militaire de la région de Thionville (Moselle) », Revue archéologique de l'Est, no 50. Éditions Université de Bourgogne-CNRS, 1999-2000, ISSN 1266-7706.

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références

  1. Astruc, Valérie, et Elsa Freyssenet. Florange, la tragédie de la gauche. Paris: Plon, 2013.
  2. Toponymie générale de la France : Tome 2 - Ernest Nègre.
  3. Mémoires de L'Académie Imperiale de Metz XLV (1865)
  4. Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868.
  5. Histoire de Thionville par GF Teissier.
  6. http://florange.fr/florange/histoire Florange.fr
  7. 1944-1945, Les années Liberté, Le Républicain Lorrain, Metz, 1994 (p. 14).
  8. p. 268
  9. The XX Corps Crossing of the Moselle, p. 161
  10. http://www.genealogie-lorraine.fr/blasons/index.php?dept=57&blason=FLORANGE
  11. [1]
  12. « Michel Decker prend les rênes de la mairie », Le Républicain lorrain, le 30 mars 2014.
  13. « Rémi Dick nouveau maire surprise de Florange », Le Républicain lorrain, le 02 décembre 2016.
  14. A.Mi et Le nouveau maire de Florange est un étudiant de 22 ans », sur bfmtv.com, (consulté le 2 décembre 2016).
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  16. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  18. https://e-n-a.org/2018/06/22/dernier-service-divin-dapotre-florange/
  19. « PHOTOS. Le président du Sénat à Florange », Le Républicain lorrain,‎ (lire en ligne).