Démographie des États-Unis

Démographie des États-Unis
Dynamique (2016[1],[2],[3],[4])
Population325 719 178 hab.
Accroissement naturel0,81 %
Indice de fécondité1,73 enfant par
Taux de natalité12,5 
Taux de mortalité8,2 
Taux de mortalité infantile5,8 
Espérance de vie à la naissance78,8 ans
Âge médian (2016[1])
Homme36,6 ans
Femme39,3 ans
Structure par âge (2016[1])
0-14 ans18,84 %
15-64 ans65,91 %
65 ans et plus15,25 %
Sex-ratio (2016[1])
Moins de 15 ans104 /100
15-64 ans100 /100
65 ans et plus93 /100
Migration (2016[1])
Solde migratoire3,9 
Composition linguistique (2016[5])
Anglais78,40 %
Espagnol et créole espagnol13,35 %
Langues chinoises1,11 %
Tagalog0,56 %
Vietnamien0,50 %
Arabe0,41 %
Français0,40 %
Autres5,27 %
Composition ethnique (2010)
Blancs non hispaniques63,7 %
Hispaniques et Latinos16,7 %
Noirs non hispaniques12,3 %
Asiatiques non hispaniques4,7 %
Métis non hispaniques1,9 %
Amérindiens non hispaniques0,7 %
Composition religieuse (2015[6])
Christianisme70,6 %
Sans religion22,8 %
Judaïsme1,9 %
Islam0,9 %
Autres3,8 %

La démographie des États-Unis est l'ensemble des données et études concernant la population des États-Unis à toutes les époques. Ces données sont notamment calculées par Bureau du recensement des États-Unis (U.S. Census Bureau).

Les États-Unis sont au troisième rang des pays les plus peuplés avec environ 325 millions d'habitants en 2016, derrière la Chine et l'Inde. Le pays compte un nombre important de grandes agglomérations : il existe une cinquantaine d'agglomérations de plus d'un million d'habitants[réf. nécessaire].

Les États-Unis sont le premier pays d'immigration du monde.

Histoire démographique

Historique des recensements
Ann.Pop.
1610350
16202 302 +557,71 %
16304 646 +101,82 %
164026 634 +473,27 %
165050 368 +89,11 %
166075 058 +49,02 %
167075 058 +49,13 %
1680151 507 +35,35 %
1690210 372 +38,85 %
1700250 888 +19,26 %
1710331 711 +32,21 %
1720466 185 +40,54 %
1730629 445 +35,02 %
1740905 563 +43,87 %
17501 170 760 +29,29 %
17601 593 625 +36,12 %
17702 148 076 +34,79 %
17802 780 369 +29,44 %
17903 929 214 +41,32 %
18005 236 631 +33,27 %
18107 239 881 +38,25 %
18209 638 453 +33,13 %
183012 866 020 +33,49 %
184017 069 453 +32,67 %
185023 191 876 +35,87 %
186031 443 321 +35,58 %
187038 558 371 +22,63 %
188049 371 340 +28,04 %
189062 979 766 +27,56 %
190076 212 168 +21,01 %
191092 228 531 +21,02 %
1920106 021 568 +14,96 %
1930123 202 660 +16,21 %
1940132 165 129 +7,27 %
1950151 325 798 +14,5 %
1960179 323 175 +18,5 %
1970203 211 926 +13,32 %
1980226 545 805 +11,48 %
1990248 709 873 +9,78 %
2000281 421 906 +13,15 %
2010308 745 538 +9,71 %

Peuplement précolombien

Article détaillé : Amérindiens aux États-Unis.

Selon la théorie dominante, l'arrivée des premières populations en Amérique remonte au Paléolithique supérieur. La présence humaine est attestée en Alaska vers 20 000 av. J.-C.[7], vers 16 000 av. J.-C. sur la côte est (Pennsylvanie, Virginie, Caroline du Sud), vers 13 000 av. J.-C. sur le site Clovis (Nouveau-Mexique) et vers 10 000 av. J.-C. en Floride[8],[9],[10]. Venant de Sibérie, des chasseurs nomades auraient traversé le détroit de Béring, alors gelé, puis auraient peuplé le continent américain. Cependant d'autres théories évoquent l'hypothèse d'un peuplement qui fut également océanien et européen[11]. Les restes de l'homme de Kennewick, découverts dans l'État de Washington auraient environ 9 000 ans et ne présenteraient pas les traits morphologiques des Amérindiens actuels[12].

Colonisation européenne (du XVIe siècle à 1790)

À l'arrivée de Christophe Colomb en Amérique, le territoire actuel des États-Unis devait abriter environ 1,5 million d'Amérindiens[12]. Dans la première moitié du XVIe siècle, les Espagnols explorent et s'installent dans les régions du sud comme la Floride.

En Virginie, les colons anglais fondent Jamestown[13]. Les peuplements de Ranaoke et de Popham sont abandonnés. Au début du XVIIe siècle, un comptoir est installé sur l'île de Manhattan, futur site de New York. La Nouvelle-Angleterre est peuplée dans les années qui suivent par les Pères Pèlerins du Mayflower. Treize colonies se forment aux XVIIe et XVIIIe siècles le long de la côte atlantique. Elles accueillent en grande majorité des anglais protestants, pour la plupart puritains, les ancêtres des WASPs actuels. D'autres groupes originaires des îles britanniques (Irlande, Écosse, Pays de Galles) et de l'Europe de l'Ouest (Hollande, Allemagne, Scandinavie) ont également émigré dans ces premières colonies d'Amérique. On peut distinguer plusieurs vagues d'immigration : à partir de 1648-1649, à la fin de la guerre de Trente Ans en Allemagne et de la guerre parlementaire en Angleterre, dans les années 1720 avec la période des Highland Clearances en Écosse, pendant laquelle les chefs de clan enclosent des terres pour y installer des moutons, au détriment de leurs paysans. Le droit de la nationalité, qui varie d'une colonie et d'une époque à l'autre, permet leur intégration plus ou moins rapide en une ou plusieurs générations.

Quelques milliers de Français occupent la Louisiane française[14] alors que la révocation de l'édit de Nantes pousse les Huguenots à s'installer sur la côte est[13]. L'immigration européenne aux États-Unis est provisoirement interrompue par la Révolution américaine et les guerres napoléoniennes, entre 1775 et 1815. À cette colonisation volontaire se rajoute une immigration forcée, celle des esclaves en provenance de l'Ouest africain. Les premiers esclaves arrivent à Jamestown en 1619[13]. La traite est abolie au début du XIXe siècle.

La plupart des colons vivent à la campagne même si, en 1754, Philadelphie compte déjà 25 000 habitants, New York 18 000 et Boston 15 000[[réf. souhaitée]. La natalité est très forte mais elle est freinée par le trop faible nombre de femmes, ne reçoit un vrai renfort de l'immigration que vers 1685 : la population augmente alors de 120 % en une génération. La population des colonies au sud de la Nouvelle-Angleterre bondit un peu avant 1700, année où elle atteint 70 000 habitants, dopée par la création en 1682 de la Pennsylvanie, où affluent les Amish allemands et alsaciens, les huguenots français et autres presbytériens écossais ou non-conformistes anglais. Près de 125 000 luthériens allemands s'installent[[réf. souhaitée]. Vers 1750, la population de Philadelphie dépasse celle de Boston.

1625 
1980 habitants au total
1635 
30 000 habitants au total[15]
1641 
50 000 habitants au total
1650 
60 000 habitants au total dont 300 à 2 000 Noirs (0 à 3 % du total)
1676 
120 000 habitants pour la seule Nouvelle-Angleterre[15]
1685 
160 000 habitants pour la seule Nouvelle-Angleterre[15]
1688 
200 000 habitants au total
1700 
200 000 habitants pour la seule Nouvelle-Angleterre[15]
1702 
270 000 habitants au total, dont 28 000 Noirs[16]> (10 % du total)
1715 
434 600 habitants au total
1749 
1,040 million d'habitants au total
1754 
2,240 millions d'habitants au total dont 236 000 Noirs (11 %)
1775 
2,418 millions d'habitants au total dont 300 000 Noirs (12,5 %)
1790 
3,23 millions d'habitants au total dont 700 000 Noirs (16 %)[17]

La répartition de la population de 262 000 habitants en 1700 se répartit ainsi :

  • Nouvelle-Angleterre : 120 000 âmes, dont 70 000 au Massachusetts et 30 000 au Connecticut
  • Pennsylvanie : 20 000 âmes
  • New Jersey: 15 000 âmes
  • New York : 30 000 âmes
  • Maryland : 25 000 âmes
  • Virginie : 40 000 âmes
  • Caroline du Nord : 5 000 âmes
  • Caroline du Sud : 7 000 âmes [réf. non conforme][18]

Esclavage dans les trois colonies du Sud et au Maryland

Article détaillé : Esclavage aux États-Unis.

Lors de l'indépendance de 1776, 460 000 des 500 000 esclaves nord-américains, soit 92 %, vivent dans les colonies esclavagistes du Sud, la Virginie (200 000), la Caroline du Nord (100 000), la Caroline du Sud (70 000 à 80 000) et dans le Maryland (Nord-Est, 70 000 à 80 000). Ailleurs, ils sont cochers ou gardes du corps, selon Fernand Braudel, dans[réf. non conforme] Civilisation matérielle, économie et capitalisme, qui cite deux plantations importante, celle des Fairfax en Virginie, et celle de Lord Granville (un tiers de la Caroline du Nord).

L'esclavage s'est développé avant 1790 dans ces quatre colonies créées et défendues par la dynastie catholique Stuart : Maryland et Virginie dès les années 1670 et Carolines de façon plus progressive.

Les plantations de tabac sont nées de la spéculation immobilière sur les terres à sucre :

  • à la Barbade à la faveur de la restauration catholique monarchiste anglaise de 1660, les colons s'implantent en Caroline en amenant leurs esclaves ;
  • à Saint-Domingue, lorsque la création de la ferme du tabac vise à évincer les petits planteurs de tabac, les grandes plantations à esclaves de la Virginie et du Maryland prennent leur essor, en vendant un tabac moins cher.

La Géorgie a peu d'esclaves, seulement dans le riz, venus de Caroline, jusqu'en 1775. L'esclavage n'y prend son essor qu'après les progrès dans le coton en 1793. Mais dès 1790, des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique s'y installent.

Population des États-Unis en 1790 : ruralité et concentration

Évolution de la population américaine (1790-2010).

À partir de 1790 ont lieu les premiers recensements par ville et par états, qui viennent d'une polémique nationale de grande ampleur sur l'esclavage et l'opportunité d'étendre la colonisation à l'ouest, alors qu'émerge une spéculation sur la culture de rente via les grandes plantations, qui commencent tout juste à faire leur apparition en Caroline du Sud.

Il est alors décidé que le seuil de 60 000 habitants doit être atteint avant de créer un nouvel État. D'où la nécessité de recensements, qui servent aussi pour élire les députés. Le Kentucky est le premier à atteindre ce seuil, en 1792, en raison d'un vaste mouvement de spéculation immobilière, qui va marquer la vie politique et sera dénoncé par Davy Crockett. C'est le premier État à l'ouest des Appalaches, suivi par le Tennessee en 1805.

Mais en 1790, sur les trois millions d'Américains, 98 % vivent encore à l'est des Appalaches et au nord de la Géorgie, sur seulement 6 % du territoire actuel des États-Unis[[réf. souhaitée]. C'est une Amérique très rurale, où les cinq premières agglomérations ne représentent que 136 000 habitants, soit seulement 5,5 % de la population.

La conquête de l'Ouest commence dès les spéculations de 1793 sur le comté de Bourbon et les Yazoo Lands, et s'amplifie en 1806 avec l'arrivée de 10 000 réfugiés de Saint-Domingue à La Nouvelle-Orléans, qui font plus que doubler la population de la ville, à 17 000 habitants, ouvrant la voie à une vraie navigation sur le Mississippi après la vente de la Louisiane aux États-Unis en 1803.

En 1790, la première ville du pays est Philadelphie, portail des minorités religieuses vers l'État libre de Pennsylvanie et la Great Wagon Road, la route d'accès aux piémonts des Appalaches. Philadelphie a 42 500 habitants, devant New York (33 100 habitants) et Boston (18 030 habitants). L'Amérique est encore essentiellement rurale mais déjà dotée d'un niveau de vie et d'une industrialisation, par tête d'habitant, supérieure à tous les pays d'Europe, Suisse exceptée[[réf. souhaitée].

Les huit premières villes lors du premier recensement de 1790 sont[19] :

La ville de Providence, sur le Rhode Island n'a été recensée qu'en 1800 avec 7 600 habitants.

Croissance urbaine des États-Unis de 1790 à 1840

Les États les plus peuplés aujourd'hui (en orange) et les moins peuplés (en vert foncé).

Sur ce demi-siècle, la population a progressé fortement pour atteindre 17 millions d'habitants, soit sept fois plus qu'en 1790. Les cinq premières villes rassemblent 830 000 habitants, soit exactement la même proportion du total qu'en 1790 : 5,5 % de la population.

Les grandes gagnantes sont New York, qui devient la première ville du pays avec 312 000 habitants, dix fois plus que 50 ans plus tôt, devant Philadelphie, qui ne multiplie sa population que par 6,5, et La Nouvelle-Orléans, devenue troisième ville du pays avec 102 910 habitants, soit quinze fois plus que deux générations plus tôt.

Les huit premières villes en 1840[réf. nécessaire] :

Une immigration massive d'origine européenne

Article détaillé : Immigration aux États-Unis.
Ellis Island

À partir des années 1840, l'immigration en provenance d'Europe de l'Ouest et du Nord s'intensifie. Pendant la guerre de Sécession, le gouvernement américain fait venir des étrangers pour augmenter les effectifs armés. Les Allemands émigrent pour des raisons sociales, économiques mais aussi politique, les attentes des libéraux ayant été déçues durant la révolution de Mars et l'échec de la Confédération[20]. Les Irlandais quittent leur île frappée par une famine qui fait plusieurs centaines de milliers de morts[21],[20]. Avec New York, San Francisco devient l'une des portes d'entrée aux États-Unis à l'époque de la ruée vers l'or. Entre 1870 et 1920, 20 millions d'Européens émigrent vers les États-Unis. En raison des persécutions et des pogroms qu'ils subissent dans les années 1880, le nombre de Juifs traversant l'Atlantique augmente. Entre 1900 et 1920, l'Europe du Sud et de l'Est sont les nouveaux foyers d'émigration : Italiens, Austro-Hongrois, Russes et Polonais s'installent aux États-Unis[22]. Ils sont attirés par le rêve américain symbolisé par la statue de la Liberté. La plupart transite par Ellis Island dans l'agglomération new-yorkaise et se regroupe par quartier dans les grandes villes américaines.

En 1882, la loi d'exclusion des Chinois interdit l'immigration chinoise sur le sol américain pour une période de soixante ans. En , le Congrès vote une politique de quotas par nationalité. La loi d'immigration Johnson-Reed de 1924 instaure des quotas d'immigrés : c'est la fin de l'immigration de masse et le début de l'immigration choisie sur des bases ethniques, un système qui dure jusque dans les années 1960[23]. Cette législation intervient dans un contexte de xénophobie, de peur des communistes et de la concurrence des travailleurs étrangers[23]. Elle privilégie les migrants originaires de l'Europe du Nord-Ouest alors qu'elle restreint très fortement le nombre de migrants asiatiques.

Nouvelles migrations (années 1960)

Population des principaux États des États-Unis, en millions d'habitants en 1980 et 2007.
Origine ethnique des ancêtres à travers les États-Unis (selon le recensement de 2000.)

Durant la première moitié du XXe siècle, en particulier de 1910 à 1965, la population noire des États du Sud avait tendance à migrer vers les grands centres industriels du Nord, afin d'échapper à la ségrégation raciale importante dans les États anciennement esclavagistes. Cette tendance s'est cependant inversée à partir de 1965, non seulement grâce aux victoires du mouvement des droits civiques, mais aussi avec la désindustrialisation progressive de certaines régions du Nord, qui forment ainsi la Rust Belt (« ceinture de rouille »).

Depuis 1965, l'immigration aux États-Unis se diversifie de plus en plus : l'Europe n'est plus le seul continent d'origine des migrants[22]. D'autre part, les immigrés viennent majoritairement par voie terrestre, ce qui pose des problèmes de contrôle, surtout le long de la frontière avec le Mexique. Les Hispaniques ou Latino-Américains représentent désormais la majorité des contingents immigrés. L'immigration asiatique, qui existe depuis le XIXe siècle, a elle aussi fortement augmenté. Ces évolutions s'expliquent par d’importantes modifications des lois qui régissent l'entrée sur le territoire américain. En 1965, le président Lyndon B. Johnson abandonne le système des quotas par race (Immigration and Nationality Act). En 1978, le Congrès adopte un plafond mondial, sans distinction de race et autorise 290 000 entrées par an : on privilégie le regroupement familial et l'asile politique aux réfugiés du bloc de l'Est.

C'est en 1991 que l'arrivée de nouveaux immigrants sur le sol américain a battu tous les records de l'histoire du pays : 1 827 167 immigrants ont été accueillis cette année-là[24]. Après les attentats du 11 septembre 2001, certains politiciens américains réclament une politique d'immigration moins laxiste. En 2003, les services de l'immigration sont intégrés au département de la Sécurité intérieure des États-Unis qui s'occupe de la sécurité intérieure[25]. Les traditionnelles « cartes vertes » sont remplacées par des procédures informatiques sécurisées. Les contrôles à la frontière avec le Mexique ont notamment été renforcés.

La croissance démographique des États-Unis (+ 0,7 %) est supérieure à celle de l'Union européenne (+ 0,3 %) mais inférieure à celle du Canada (+ 1,2 %) ou de l'Australie (+ 1,8 %).

Répartition de la population américaine

Densité aux États-Unis : plus la couleur est foncée, plus la densité est forte. Les couleurs blanche et jaune correspondent à des régions quasi vides.

La densité moyenne aux États-Unis est plus forte que celle du Canada mais plus faible que la plupart des pays d'Europe de l'Ouest. Cette densité cache d'importants écarts : la population est inégalement répartie sur le territoire américain. Les plus fortes densités se trouvent sur les côtes et à l'est du fleuve Mississippi. Trois régions présentent de grandes concentrations humaines : le Nord-Est (mégalopole du BosWash), la région des Grands Lacs (Chicago, Détroit, Cleveland) et la Californie, qui est l'État le plus peuplé de l'Union. En dehors des littoraux et de quelques agglomérations comme Salt Lake City, Las Vegas, Denver ou Dallas, la moitié ouest des États-Unis est peu peuplée.

Les contrastes de peuplement s'expliquent par des facteurs naturels, historiques et économiques. Les contraintes naturelles de l'ouest américain (montagnes, aridité) expliquent en partie les faibles densités. La littoralisation des activités économiques et de loisirs a bénéficié aux côtes. De plus, la côte orientale a été peuplée dès le XVIIe siècle et a profité d'un développement industriel précoce lié aux ressources naturelles et aux voies de transport. Le dynamisme économique des régions de la Sun Belt attire les Américains et les étrangers.

La population afro-américaine du Nord-Est et du Far West tend ainsi à décliner, au profit de certains États du Sud (en particulier du Sud supérieur ou du Sud-Est), tels que le Maryland, la Floride ou la Caroline du Nord. Ces nouvelles migrations (la New Great Migration (en) ou « Nouvelle grande migration », inversant la Grande migration de 1910-1930 et la Seconde Grande migration (en) de 1940 à 1970, du Sud vers le Nord) sont principalement le fait des classes moyennes. De même, la Sun Belt (« ceinture du soleil ») attire de plus en plus de monde, aussi bien de jeunes élites qualifiées (Silicon Valley, etc.) que des retraités (Phoenix, la 5e ville du pays en 2006, etc.).

Évolution de la population américaine entre 1961 et 2009. Population en milliers d'habitants.
Répartition de la population américaine en 2000.
Évolution démographique par État (2000-2007) en %.
Population selon l'âge et l'état matrimonial.

Chiffre des recensements de 2000 et 2010 par États

Résultats du recensement des États-Unis de 2000 et du recensement des États-Unis de 2010 :

Rang
État
Population lors du
recensement de 2000
Population lors du
recensement de 2010[26]
Changement
en nombre
Changement
en %
1Californie33 871 64837 253 9563 382 30810,0 %
2Texas20 851 82025 145 5614 293 74120,6 %
3New York18 976 45719 378 102401 6452,1 %
4Floride15 982 37818 801 3102 818 93216,6 %
5Illinois12 419 29312 830 632411 3393,3 %
6Pennsylvanie12 281 05412 702 379421 3253,4 %
7Ohio11 353 14011 536 504183 3641,6 %
8Michigan9 938 4449 883 640en diminution -54 804−0,6 %
9Géorgie8 186 4539 687 6531 501 20018,3 %
10Caroline du Nord8 049 3139 535 4831 486 17018,5 %
11New Jersey8 414 3508 791 894377 5444,5 %
12Virginie7 078 5158 001 024922 50913,0 %
13Washington5 894 1216 724 540830 41914,1 %
14Massachusetts6 349 0976 547 629198 5323,1 %
15Indiana6 080 4856 483 802403 3176,6 %
16Arizona5 130 6326 392 0171 261 38524,6 %
17Tennessee5 689 2836 346 105656 82211,5 %
18Missouri5 595 2115 988 927393 7167,0 %
19Maryland5 296 4865 773 552477 0669,0 %
20Wisconsin5 363 6755 686 986323 3116,0 %
21Minnesota4 919 4795 303 925384 4467,8 %
22Colorado4 301 2615 029 196727 93516,9 %
23Alabama4 447 1004 779 736332 6367,5 %
24Caroline du Sud4 012 0124 625 364613 35215,3 %
25Louisiane4 468 9764 533 37264 3961,4 %
26Kentucky4 041 7694 339 367297 5987,4 %
27Oregon3 421 3993 831 074409 67512,0 %
28Oklahoma3 450 6543 751 351300 6978,7 %
29Connecticut3 405 5653 574 097168 5324,9 %
30Iowa2 926 3243 046 355120 0314,1 %
31Mississippi2 844 6582 967 297122 6394,3 %
32Arkansas2 673 4002 915 918242 5189,1 %
33Kansas2 688 4182 853 118164 7006,1 %
34Utah2 233 1692 763 885530 71623,8 %
35Nevada1 998 2572 700 551702 29435,1 %
36Nouveau-Mexique1 819 0462 059 179240 13313,2 %
37Virginie-Occidentale1 808 3441 852 99444 6502,5 %
38Nebraska1 711 2631 826 341115 0786,7 %
39Idaho1 293 9531 567 582273 62921,1 %
40Hawaï1 211 5371 360 301148 76412,3 %
41Maine1 274 9231 328 36153 4384,2 %
42New Hampshire1 235 7861 316 47080 6846,5 %
43Rhode Island1 048 3191 052 5674 2480,4 %
44Montana902 195989 41587 2209,7 %
45Delaware783 600897 934114 33414,6 %
46Dakota du Sud754 844814 18059 3367,9 %
47Alaska626 932710 23183 29913,3 %
48Dakota du Nord642 200672 59130 3914,7 %
49Vermont608 827625 74116 9142,8 %
50District of Columbia572 059601 72329 6645,2 %
51Wyoming493,782563 62669 84414,1 %
États-Unis281 421 906308 745 53827 323 6329,7 %

Natalité et mortalité

En 2017, le taux de natalité et le taux de mortalité sont respectivement de 11,8  et de 8,7 . L'indice de fécondité est de 1,77 enfant par femme.

AnnéeTaux de natalité
(pour 1 000 habitants)
Taux de mortalité
(pour 1 000 habitants)
Indice de fécondité
(enfants par femme)
200814,08,12,07
200913,57,92,00
201013,08,01,93
201112,78,11,89
201212,68,11,88
201312,48,21,86
201412,58,21,86
201512,48,41,84
201612,28,51,82
201711,88,71,77
20181,73

Source : Centers for Disease Control and Prevention (CDC)[27]

Indice de fécondité selon l'origine ethnique
Groupe ethnique20102011201220132014
Blanc1,951,911,891,871,88
Noir1,961,921,901,881,87
Asiatique1,691,711,771,681,72
Hispanique2,352,242,192,152,13
Total1,931,891,881,861,86
Part de chaque groupe ethnique dans le total des naissances
Groupe ethnique199019952000200520102015
Blanc non-Hispanique63,16 %61,10 %58,22 %55,09 %54,07 %53,54 %
Hispanique14,31 %17,43 %20,10 %23,81 %23,63 %23,20 %
Noir non-Hispanique15,91 %15,07 %14,89 %14,11 %14,75 %14,82 %
Asiatique3,41 %4,11 %4,94 %5,58 %6,17 %7,07 %
Amérindien0,94 %0,96 %1,03 %1,08 %1,17 %1,11 %

Métropoles américaines

Carte des principales aires urbaines.

La hiérarchie des aires urbaines aux États-Unis est dominée par New York, Los Angeles et Chicago qui se trouvent dans des mégalopoles. On trouve ensuite 41 villes de plus d'un million d'habitants.

Le dynamisme démographique des villes américaines est très inégal :

  • Les agglomérations de la Sun Belt ont en général une croissance moyenne ou forte. Entre 1970 et 2000, Las Vegas dans le Nevada a vu sa population augmenter de 88 %[réf. nécessaire]. Le solde positif s'explique par l'immigration, nationale ou internationale (retraités américains, ingénieurs, investisseurs, immigrants hispaniques).
  • Au contraire, les villes du Nord-Est et des Grands Lacs connaissent une crise démographique plus ou moins profonde : la ville de Cleveland a perdu des dizaines de milliers d'habitants depuis les années 1970[réf. nécessaire].

Projections

Les estimations de la population totale des États-Unis en 2050 varient aux alentours de 400 millions d'habitants. Pour 2100, les chiffres varient entre 500 millions[28] et 1 milliard d'habitants[29] (selon le niveau d'immigration).

Immigration aujourd'hui

Article détaillé : Immigration aux États-Unis.

Modalités d'installation sur le territoire américain

En raison d'une tradition de droit du sol, tout enfant né sur le territoire des États-Unis peut être déclaré citoyen américain. Le mariage avec une personne de nationalité américaine ne confère pas en revanche par ce seul fait la nationalité de ce pays. En général, les États-Unis accordent environ 675 000 visas aux immigrants chaque année, mais ceux-ci sont limités à 20 000 par pays. La règle est celle de l'ordre chronologique des demandes ; il existe deux grands motifs d'entrée sur le territoire américain : le regroupement familial et la recherche d'un travail. Depuis 1990, l'organisation passe aussi par l'attribution ou non de cartes vertes données à l'issue d'une loterie due à une forte demande. La carte verte n'est cependant utile que pour devenir salarié aux États-Unis, pas pour y créer une entreprise. Par exemple, c'est parce qu'il ne pouvait pas obtenir de carte verte que le Français Philippe Kahn, qui désirait rester aux États-Unis, a créé la société Borland[réf. nécessaire].

Statistiques

Près de 8 millions de personnes se sont installées aux États-Unis entre 2001 et 2005 légalement ou illégalement, selon le Centre d'étude de l'immigration. C'est un rythme deux fois et demie supérieur à celui de la grande vague d'Européens arrivés autour de 1910 sur le Nouveau Continent[réf. nécessaire]. En , le département de la Sécurité intérieure estimait que les immigrés en situation irrégulière étaient 10,5 millions en et probablement 11 millions en . Le recensement de ces derniers se fait par les informations livrées par les associations de défense des sans-papiers[30]. Sur les 10 millions d'immigrés en situation irrégulière vivant aux États-Unis, on compte 6 millions de permanents et 4 millions de temporaires[30]. Plus d'un demi-million d'étudiants étrangers font leurs études aux États-Unis (565 000 en 2004-2005).

Le bureau de recensement des États-Unis donne les chiffres suivants pour l'origine des immigrés légaux en 2010 :

  1. Drapeau du Mexique Mexique : 139 120 (13,3 %)
  2. Drapeau de la République populaire de Chine Chine : 70 863 (6,8 %)
  3. Drapeau de l'Inde Inde : 69 162 (6,6 %)
  4. Drapeau des Philippines Philippines : 58 173 (5,6 %)
  5. Drapeau de la République dominicaine République dominicaine : 53 870 (5,2 %)
  6. Drapeau de Cuba Cuba : 33 573 (3,2 %)
  7. Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam : 30 632 (2,9 %)
  8. Drapeau d'Haïti Haïti : 22 582 (2,2 %)
  9. Drapeau de la Colombie Colombie : 22 406 (2,1 %)
  10. Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud : 22 227 (2,1 %)

En comptant l'immigration légale et illégale, 50 % des immigrés annuels proviennent d'Amérique latine[31].

Personnes nées hors des États-Unis, par pays de naissance[32],[33]
2014201520162017
Total42 390 70543 289 64643 738 90144 525 458
Total Amérique22 703 05822 949 88523 085 49323 241 959
Total Asie12 750 42213 249 17913 461 08113 907 844
Total Europe4 764 8224 789 6624 785 2674 818 662
Total Afrique1 931 2032 062 2572 141 1972 293 028
Total Océanie241 200238 663265 863263 965
Drapeau du Mexique Mexique11 714 48911 643 29811 573 68011 269 913
Drapeau de la République populaire de Chine Chine2 519 9642 676 6972 716 5482 843 838
Drapeau de l'Inde Inde2 205 9122 389 6392 434 5242 610 537
Drapeau des Philippines Philippines1 926 2921 982 3691 941 6652 008 080
Drapeau du Salvador Salvador1 315 4741 352 3571 387 0221 401 832
Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam1 291 8071 300 5151 352 7601 342 568
Drapeau de Cuba Cuba1 172 8991 210 6741 271 6181 311 803
Drapeau de la République dominicaine République dominicaine997 7341 063 2391 085 3211 162 568
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud1 079 7841 060 0191 041 7271 063 074
Drapeau du Guatemala Guatemala915 595927 593935 707958 842
Drapeau du Canada Canada806 387830 628783 206809 267
Drapeau de la Colombie Colombie706 826699 399704 587783 032
Drapeau de la Jamaïque Jamaïque705 804711 134736 303744 658
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni679 112683 473696 896702 567
Drapeau d'Haïti Haïti628 003675 546668 223679 752
Drapeau du Honduras Honduras588 301599 030651 059655 362
Drapeau de l'Allemagne Allemagne582 727585 298563 985552 640
Drapeau du Pérou Pérou448 750445 921427 445458 785
Drapeau de l'Équateur Équateur423 576441 257439 123454 178
Drapeau du Brésil Brésil335 608361 374409 595451 084
Drapeau de la Pologne Pologne424 460419 332424 928418 775
Drapeau de la Russie Russie390 977386 529397 236403 670
Drapeau de l'Iran Iran365 288394 223386 073395 429
Drapeau du Pakistan Pakistan371 359379 435382 852391 976
Drapeau de l'Ukraine Ukraine332 145345 620347 759354 494
Drapeau du Venezuela Venezuela216 187255 520290 224351 144
Drapeau du Nigeria Nigeria264 399323 635306 874344 979
Drapeau du Japon Japon336 027335 767355 156344 453
Drapeau de l'Italie Italie356 831352 492335 763333 911
Drapeau du Guyana Guyana273 019281 408266 368268 577
Drapeau du Nicaragua Nicaragua255 233256 171243 024262 820
Drapeau de la Thaïlande Thaïlande252 477247 205253 585256 136
Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie214 530228 745244 924249 991
Drapeau du Bangladesh Bangladesh210 190228 682234 640248 696
Drapeau de Trinité-et-Tobago Trinité-et-Tobago220 234227 295242 661234 534
Drapeau de l'Irak Irak217 257215 193221 587232 418
Drapeau du Laos Laos193 979197 016183 894186 035
Drapeau de la France France166 291173 561175 250185 775
Drapeau de l'Égypte Égypte172 631185 872181 677184 359
Drapeau de l'Argentine Argentine184 956181 233189 126180 521
Drapeau du Portugal Portugal172 922176 803176 638172 945
Drapeau de la Roumanie Roumanie157 315159 546161 629165 199
Drapeau du Ghana Ghana150 305155 532171 428164 610
Drapeau de la Birmanie Birmanie128 071137 567142 494160 275
Drapeau du Cambodge Cambodge163 383166 268152 415153 199
Drapeau du Népal Népal109 624120 886129 450152 685
Drapeau d’Israël Israël132 730129 680142 078142 934
Drapeau du Kenya Kenya121 300129 905129 670138 150
Drapeau de la Grèce Grèce136 906141 325135 484130 967
Drapeau du Liban Liban119 490119 613128 608124 847
Drapeau de l'Irlande Irlande125 022120 144125 840120 187
Drapeau de l'Espagne Espagne103 689108 953105 975117 884
Drapeau de la Turquie Turquie109 408116 336120 745117 366
Drapeau d'Afrique du Sud Afrique du Sud92 21894 141104 889111 720
Drapeau du Panama Panama107 299103 62594 958106 672
Drapeau de la Somalie Somalie89 15393 020106 525
Drapeau de la Syrie Syrie85 73782 68196 694104 234
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine111 317107 969101 638101 875
Drapeau de l'Indonésie Indonésie94 63290 83394 453101 232
Drapeau du Chili Chili94 08995 10493 647101 068
Drapeau de l'Afghanistan Afghanistan73 38670 65394 726100 367
Drapeau de l'Albanie Albanie81 62289 74493 03396 178
Drapeau de l'Arménie Arménie86 33786 21790 94694 946
Drapeau du Libéria Liberia82 15479 49788 09093 891
Drapeau de l'Australie Australie84 36883 57393 17993 519
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas83 38288 58079 90285 739
Drapeau du Maroc Maroc74 43571 65480 38484 271
Drapeau du Costa Rica Costa Rica83 33790 10985 13383 075
Drapeau de l'Arabie saoudite Arabie saoudite86 68296 78399 84982 201
Drapeau de la Jordanie Jordanie69 71981 76781 93078 398
Drapeau de la Malaisie Malaisie70 77469 30878 45974 451
Drapeau de la Bolivie Bolivie80 65078 09379 46172 313
Drapeau de la Biélorussie Biélorussie56 79156 95862 51467 762
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie63 31867 37770 80067 028
Ex-Drapeau de la Tchécoslovaquie Tchécoslovaquie*68 92866 63165 98266 715
Drapeau de la Hongrie Hongrie65 84570 25562 29664 742
Drapeau du Yémen Yémen44 28044 33761 68060 608
Drapeau de l'Ouzbékistan Ouzbékistan49 18165 37562 71358 337
Drapeau du Cameroun Cameroun49 69551 17249 43056 799
Drapeau de la Barbade Barbade51 37851 73954 37456 191
Drapeau des Fidji Fidji43 30941 93643 40652 528
Drapeau de l'Uruguay Uruguay52 51643 97142 18150 680
Drapeau de l'Érythrée Érythrée36 96739 06343 01049 134
Drapeau du Sri Lanka Sri Lanka43 07152 97155 04949 116
Drapeau du Belize Belize48 36848 81148 91848 874
Drapeau de l'Autriche Autriche48 56243 40144 94347 831
Drapeau de la Moldavie Moldavie41 19343 56442 40347 156
Drapeau du Soudan Soudan33 70046 03739 34647 075
Drapeau du Cap-Vert Cap-Vert37 14543 35244 51946 792
Drapeau de la Suède Suède51 23246 33548 29443 648
Drapeau de Sierra Leone Sierra Leone41 17142 06538 10140 161
Drapeau de la Serbie Serbie33 62836 96937 65438 203
Drapeau de la Belgique Belgique35 37334 23235 40636 897
Drapeau de la Suisse Suisse41 50437 11538 14436 859
Drapeau de la Croatie Croatie43 06736 97839 74735 962
Drapeau de la Lituanie Lituanie38 18631 45833 64035 001
Drapeau de Singapour Singapour30 73236 25228 94034 604
Drapeau de Grenade Grenade34 18429 98236 05634 117
Drapeau de la Dominique Dominique28 16332 37031 22033 509
Drapeau du Koweït Koweït29 08931 78136 65933 204
Drapeau des Bahamas Bahamas31 81234 79633 16332 507
Drapeau du Kazakhstan Kazakhstan26 52729 85932 01730 035
Drapeau du Danemark Danemark26 92029 03933 71529 376
Drapeau de la Macédoine Macédoine28 14026 27726 17124 670
Drapeau de Saint-Vincent-et-les-Grenadines Saint-Vincent-et-les-Grenadines23 07522 95019 89723 689
Drapeau de la Lettonie Lettonie21 09721 36424 69123 201
Drapeau de la Norvège Norvège22 79824 98222 66923 024
Acquisition de la nationalité par pays d'origine[34],[35]
Pays d'origine20142015
Total653 416730 259
Drapeau du Mexique Mexique94 889105 958
Drapeau de l'Inde Inde37 85442 213
Drapeau des Philippines Philippines34 59140 815
Drapeau de la République populaire de Chine Chine30 28431 241
Drapeau de la République dominicaine République dominicaine23 77526 665
Drapeau de Cuba Cuba24 09225 770
Drapeau de la République socialiste du Viêt Nam Viêt Nam18 83721 976
Drapeau de la Colombie Colombie16 47817 207
Drapeau du Salvador Salvador15 59816 930
Drapeau de la Jamaïque Jamaïque13 54716 556
Drapeau de l'Irak Irak12 37714 899
Drapeau de la Corée du Sud Corée du Sud13 58714 320
Drapeau d'Haïti Haïti13 67614 053
Drapeau du Pakistan Pakistan11 21011 912
Drapeau du Pérou Pérou10 701
Autres pays283 001319 123

Conséquences de l'immigration

L’immigration (500 000 à 800 000 entrées annuelles autorisées), thème politique de nouveau sensible depuis 1980, représente le tiers de la croissance démographique annuelle, et sans doute beaucoup plus si l’on intègre l’immigration clandestine (estimée à un million d’entrées par an). L'immigration permet à la population américaine de se renouveler et de croître à un rythme supérieur à celui des autres pays industrialisés : on estime que 40 % de la croissance démographique américaine est due à l'immigration[36]. L'ancienneté de l'immigration a créé une société cosmopolite dans laquelle sont pratiquées de nombreuses langues : on a parlé ainsi de melting pot, d'après le titre d'une pièce de théâtre d'Israel Zangwill. Elle contribue de plus à rajeunir une population vieillissante. On assiste également à la multiplication des mariages mixtes[37] et au métissage de la population.

L’immigration a un impact considérable sur le taux de natalité, les Mexicains contribuant à 16 % de l’ensemble des naissances en 2003[réf. nécessaire]. Le nombre de naissances mexicaines a augmenté de 70 % entre 1990 et 2003 alors que les naissances des populations « autochtones » noires et blanches non hispaniques ont diminué de 12 % sur la même période[38].

Les exilés installés aux États-Unis envoient de l'argent à leur famille restée au pays. Le revenu cumulé des 200 000 Africains vivant aux États-Unis équivaudraità 750 millions de dollars[39].

Origines ethniques et appartenances religieuses

Article détaillé : Société américaine.

Groupes ethniques

Article détaillé : Race (recensement des États-Unis).
Une scène de rue à New York
  • nom : Américain(e)
  • adjectif : américain(e)

Groupes ethniques (2010) :

En 2010, les Hispaniques (50 millions de personnes) ont dépassé les 42 millions d'Afro-Américains. C'est bien sûr dans les États du Sud, proches de la frontière mexicaine, que la population hispanique est la plus importante, mais aussi dans les États industriels comme New York ou le New Jersey.

Le Bureau du recensement dénombrait 296,4 millions d'habitants aux États-Unis en , dont 42,7 millions d'Hispaniques, et 39,7 millions de Noirs en tout, y compris la population d'Afro-Américains, la population d'Africains récemment arrivés et celle de Noirs d'origine antillaise. Si on compte les différentes variétés d'hispaniques comme une classe unique, 15 % de la population sont hispaniques et environ 68 % sont blancs. Il est dénombré 14,4 millions d'habitants d'origine asiatique, 4,5 millions d'Amérindiens et d'indigènes de l'Alaska et près d'un million d'indigènes d'Hawaï et des îles du Pacifique. La société américaine se caractérise par son caractère pluriethnique, par une forte mobilité spatiale et par un niveau de vie parmi les plus élevés de la planète. Elle est toujours affectée par d’importants clivages sociaux et ethniques[41].

En 2006, on estime qu'entre 9 et 12 millions d'Hispaniques vivraient de manière illégale aux États-Unis.

Langues : anglais, espagnol (parlé par 10,7 % des Américains[42]), français.

Alphabétisation (personnes de 15 ans et plus qui savent lire et écrire) : 97 % (hommes : 97 % - femmes : 97 %) (est. 1979)

Appartenances religieuses

Article détaillé : Religion aux États-Unis.
Composition religieuse selon le Pewforum en 2015[43]
Religion%
Christianisme
(70,6 %)
Protestantisme
(49,0 %)
Protestantisme évangélique25,4
Protestantisme traditionnel14,7
Églises historiques noires6,5
Mormonisme1,6
Témoins de Jéhovah0,8
Catholicisme20,8
Orthodoxie0,5
Autres0,4
Judaïsme1,9
Islam0,9
Bouddhisme0,7
Hindouisme0,7
New Age0,4
Autres1,4
Sans religion
(22,8 %)
Rien en particulier15,8
Agnosticisme4,0
Athéisme3,1
Ne savent pas0,6

Évolution de la population selon les origines ethniques

La communauté des Blancs non-hispaniques ne serait plus majoritaire en 2042 ; la croissance démographique de plusieurs autres communautés, essentiellement hispanique, étant beaucoup plus forte. En 2008, les Blancs non-hispaniques représentent environ les 2/3 de la population totale, mais 55 % des jeunes de - 15 ans : c'est donc une population vieillissante, en particulier la génération du baby boom.

En 2050, la structure ethnique de la population américaine devrait, selon les projections datées de 2008, montrer une importance croissante de la minorité hispanique ou latino-américaine : (Les chiffres pour 2010 sont précisés en italiques)[44] :

  • Blancs américains (non-hispaniques) : 46 %
  • Afro-Américains : 15 % (contre 13,6 %)
  • Hispaniques ou Latino-Américains : 30 % (contre 16,3 %)
  • Asio-Américains : 9 % (contre 4,7 %

Notes et références

  1. a b c d et e (en) « The World Factbook », sur cia.gov (consulté le 15 novembre 2016).
  2. CDC (2016), Data from the National Vital Statistics System, Mortality, consulté 2016-12-10
  3. Jiaquan Xu, M.D., Sherry L. Murphy, B.S., Kenneth D. Kochanek, M.A., and Elizabeth Arias, Ph.D. (2016) Mortality in the United States, 2015 , NCHS Data Brief N°267, Décembre 2016 publiée 2016-12-08, consulté 2016-12-10
  4. (en) « Annual Estimates of the Resident Population: April 1, 2010 to July 1, 2017 », sur factfinder.census.gov.
  5. (en) « American FactFinder - Results », sur factfinder.census.gov (consulté le 14 septembre 2017).
  6. (en) « Religious Landscape Study », sur Pew Research Center's Religion & Public Life Project (consulté le 21 septembre 2016).
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  12. a et b Kaspi et al. 2004, p. 7.
  13. a b et c Kaspi et al. 2004, p. 8.
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  15. a b c et d Voir sur hcordeau.com.
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  30. a et b Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ?, Paris, éditions du Seuil, 2005 (ISBN 2-02-079950-2), p. 145.
  31. (en) « Hispanic education in crisis », sur bbc.com.
  32. Voir sur factfinder.census.gov.
  33. (en) « PLACE OF BIRTH FOR THE FOREIGN-BORN POPULATION IN THE UNITED STATES Universe: Foreign-born population excluding population born at sea », sur factfinder.census.gov.
  34. « Perspectives des migrations internationales 2016 », OECD Publishing, .
  35. : http://www.keepeek.com/Digital-Asset-Management/oecd/social-issues-migration-health/perspectives-des-migrations-internationales-2017_migr_outlook-2017-fr#.Wdzta7puLIU#page365
  36. Sylvie Kauffmann, « Le prochain visage de l'Amérique », dans lire en ligne].
  37. Nicole Bacharan, Faut-il avoir peur de l’Amérique ?, Paris, éditions du Seuil, 2005 (ISBN 2-02-079950-2), p. 147 ; le professeur Kenneth Prewitt estime que les États-Unis seront « bien plus métissé, essentiellement en raison du taux élevé de mariages interraciaux et interethniques » (cité dans Le Monde du 19/11/2006).
  38. Laurent Chalard, Gérard-François Dumont (2006), « États-Unis : la montée des hispaniques », Population et Avenir, no 678, mai-juin 2006
  39. Philippe Hugon, Géopolitique de l’Afrique, Armand Colin, Paris, 2007 (ISBN 978-2-200-34676-8), p. 78.
  40. (en) « Profile of General Population and Housing Characteristics: 2010 », sur factfinder.census.gov (consulté le 14 avril 2018).
  41. Il n'existe pas de liste séparée d'enregistrement pour les Hispaniques car le Bureau américain de recensement considère les Hispaniques comme des personnes d'origine latino-américaine (surtout des Cubains, Mexicains, ou Portoricains d'origine) vivant aux États-Unis et de n'importe quel groupe ethnique (Blancs, Noirs, Asiatiques, etc.).
  42. (en) CIA World Factbook.
  43. (en) « Religious Landscape Study », sur Pew Research Center's Religion & Public Life Project (consulté le 15 novembre 2016).
  44. « Les Américains blancs seront minoritaires en 2042 », Le Figaro, , p. 3.

Annexes

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Articles connexes

Liens externes

Bibliographie

  • Daniel J. Boorstin, Histoire des Américains, coll. « Bouquins », , 1603 p. (ISBN 2-221-06798-3)
  • André Kaspi, François Durpaire, Hélène Harter et Adrien Lherm, La Civilisation américaine, Paris, Presses universitaires de France, (ISBN 2130543502)

Sur les politiques d'immigration

  • Sophie Body-Gendrot, Les États-Unis et leurs immigrants, Les Études de la documentation française, Paris, 1991
  • George J. Borjas, Heaven's Door, Immigration Policy and the American Economy, Princeton University Press, Princeton NJ, 1999
  • Stephen Castles, « The factors that make and unmake migration policies », International Migration Review, 2004, vol. 38, no 3, p. 852-885
  • « United Sates – Mexico, Flagrant Violations of the Rights of Undocumented Migrants on their way to the United States », Fédération internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH), rapport publié en , no 488/2
  • M. V. Hood III et Irwin L. Morris, « Give us your tired, your poor… but make sure they have a green card. The Effects of Documented and Undocumented Migrant Context on Anglo Opinion Toward Immigration », Political Behaviour, vol. 20, no 1, 1998
  • David Reimers, Still the Golden Door, The Third World Comes to America, Columbia University Press, New York, 1991