Complexe majeur d'histocompatibilité de classe I

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Représentation schématique du CMH de classe I.

Les molécules du complexe majeur d'histocompatibilité de classe I (CMH I) sont des glycoprotéines retrouvées de façon quasi-ubiquitaire à la surface des cellules nucléées des vertébrés à mâchoires (le CMH I est présent sur toutes les cellules nucléées sauf les cellules germinales)1.

Il est composé d'une chaîne lourde alpha et d'une chaîne légère, la microglobuline bêta 2. Les domaines α1 et α2 de la chaîne lourde forment une poche qui contient un peptide antigénique d'environ neuf acides aminés et de masse 12 kDa 2. Le complexe CMH I associé à ce peptide antigénique est reconnu par les lymphocytes T CD8 (notés parfois LT8) qui participent à la surveillance immunitaire. Une diminution de l'expression du CMH I à la surface des cellules déclenche l'activité des lymphocytes NK qui détruisent la cellule. Ceci permet d'éliminer les cellules tumorales ou infectées qui échappent au système immunitaire « classique » en diminuant l'expression du CMH I.

En cas d'infection d'une cellule par un virus, cette dernière présente dans la poche le déterminant antigénique de son hôte pathogène, entraînant alors une reconnaissance par les lymphocytes T CD8 du soi modifié.

Le CMH I possède sur son domaine α3 un site de fixation pour la molécule CD8, renforçant ainsi l'interaction avec les lymphocytes T cytotoxiques.

Dans la maladie nommée le syndrome du lymphocyte nu (angl. bare lymphocyte syndrome), on observe une absence d'expression des molécules du CMH I due à l'absence des transporteurs TAP1 et TAP2 nécessaires au transport et à la fixation du peptide antigénique sur la molécule du CMH I 3.

Notes et références

  1. Hashimoto K et al. Immunol Rev. 1999 Feb;167:81-100. Conservation and diversification of MHC class I and its related molecules in vertebrates.
  2. Bjorkman PJ et al. J Mol Biol. 1985 Nov 5;186(1):205-10. Crystallization and X-ray diffraction studies on the histocompatibility antigens HLA-A2 and HLA-A28 from human cell membranes.
  3. Sullivan KE et al. J Clin Invest. 1985 Jul;76(1):75-9. Molecular analysis of the bare lymphocyte syndrome.