Chasse, pêche, nature et traditions

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Chasse, pêche, nature, traditions
Image illustrative de l’article Chasse, pêche, nature et traditions
Logotype officiel.
Présentation
PrésidentEddie Puyjalon
Fondation
SiègeBP 87546
64075 Pau Cedex
Adhérents8 000 (2019)[1]
PositionnementDroite[1],[2]
IdéologieConservatisme
Euroscepticisme[2],[3]
Anti-mondialisme
Traditionalisme
Couleurs Vert et bleu
Site web cpnt.fr

Chasse, pêche, nature et traditions (CPNT) est un parti politique français, créé en sous la forme d'une association. Son objectif est de défendre un certain nombre de valeurs traditionnelles de la France rurale, notamment la chasse. Ses fondateurs sont André Goustat, Jean Saint-Josse, Jean Seinlary et Pierre Fuziès. Eddie Puyjalon en est le président depuis mars 2016.

Le CPNT obtient jusqu'à plus de 4 % des voix lors des élections nationales et des élus dans un certain nombre de scrutins de 1989 à 2002 avant de connaître une baisse d'audience. Il est associé depuis 2010 à l'UMP (dorénavant LR).

Histoire

Fondation et premières années (1989-1998)

Le CPNT est fondé en 1989 afin de combler une déficit de représentation politique des chasseurs[4]. Candidat aux élections européennes de 1989 et de 1994, le mouvement ne remporte aucun siège. Lors des élections régionales de 1992, le parti parvient à faire élire 29 conseillers régionaux, et deux de plus en 1998[5].

Succès relatifs (1999-2002)

Il rassemble 6,77 % des suffrages exprimés lors des élections européennes de 1999, et faire élire six députés européens, dont son président Jean Saint-Josse qui est tête de liste[5].

En 2001, il doit faire face à une scission avec la naissance de Droit de chasse, qui est lancé par des dissidents du CPNT dans les Bouches-du-Rhône.

Lors de l'élection présidentielle de 2002, Jean Saint-Josse obtient 4,23 % des suffrages exprimés (1,2 million de voix).

Déclin (2003-2006)

Après le premier tour des élections régionales, le , CPNT, sous la présidence de Jean Saint-Josse, qui disposait pourtant d'élus dans les précédents conseils régionaux, choisit de ne pas fusionner avec d'autres listes dans les 5 régions (sur 8) où le mouvement a franchi la barre des 5 % qui l'y aurait autorisé, et de ne donner aucune consigne de vote à ses électeurs. Après le scrutin, CPNT n'est plus représenté dans les conseils régionaux, où il possédait 32 élus.

Aux élections européennes de 2004, il n'arrive à atteindre 3 %, taux nécessaire au remboursement des frais de campagne, que dans l'une des cinq circonscriptions dans lesquelles il s'était présenté. Ceci représente un déficit de 300 000 euros et la perte de ses six députés européens dont seul Jean-Louis Bernié se représenta sous la bannière CPNT, Véronique Mathieu rejoignant la liste UMP de la circonscription Est.

Après ces échecs, plusieurs cadres du parti ont rejoint l'UMP ou le MPF.

Le , à l’issue d’une élection primaire interne, CPNT désigne Frédéric Nihous comme candidat à l'élection présidentielle de 2007. Il a recueilli 1,15 % des voix au premier tour, soit 420 645 voix au total[6]. Cette perte importante de voix par rapport à 2002, s'explique en partie par les transferts de voix en faveur de Nicolas Sarkozy dans les fiefs du parti[7]. Au deuxième tour, Frédéric Nihous a appelé au rejet de « l'écologie punitive inspirée par les Verts », lesquels se sont ralliés à Ségolène Royal et a rappelé à ses électeurs « qu’à l’heure du choix il ne faut pas se tromper »[8]. Aux législatives de 2007, auxquelles CPNT présente 253 candidats en parité, CPNT appelle à voter pour l'UMP au deuxième tour[9].

Rapprochement avec l'UMP (depuis 2007)

Au second tour de l'élection présidentielle de 2007, CPNT appelle à voter contre Ségolène Royal. Aux législatives de juin 2007, il appelle à voter pour les candidats de l'UMP au second tour. À la suite des élections européennes de 2009, CPNT répond favorablement au souhait de l’UMP de rejoindre la majorité présidentielle par l’établissement d’un partenariat programmatique et politique. Ce qui est acté par un vote des instances du mouvement dans le courant de cette même année. Dès lors CPNT a fait partie intégrante de la majorité présidentielle durant le mandat de Nicolas Sarkozy.

Président de CPNT depuis 1998, Jean Saint-Josse a décidé de ne pas se représenter à la tête du mouvement en 2008. Frédéric Nihous lui succède le lors d'une réunion à Orly (Val-de-Marne) où le comité exécutif du mouvement l'a élu[10].

À l'occasion des élections européennes de 2009, CPNT a décidé de faire alliance avec le Mouvement pour la France (droite), présidé par Philippe de Villiers, alliance rejetée par le seul comité héraultais de CPNT dont les dirigeants s’étaient unilatéralement et préalablement déjà engagés avec le président du Conseil régional Languedoc-Roussillon Georges Frêche (divers gauche). Ils ne font depuis plus partie de CPNT.

Lors des élections régionales de 2010, un accord de partenariat avec l’UMP est validé par les instances nationales du mouvement pour toutes les régions. Grâce à cet accord, le CPNT obtient six conseillers régionaux et fait son retour dans ces collectivités.

À l'occasion de l'élection présidentielle de 2012, CPNT apporte son soutien à Nicolas Sarkozy, après l'échec de Frédéric Nihous dans sa quête des 500 signatures ; celui-ci devient le « porte-parole ruralité » de Nicolas Sarkozy pendant la campagne électorale. Lors des législatives de 2012, CPNT devient officiellement un mouvement associé à l'UMP[11].

Frédéric Nihous est reconduit à l'unanimité à la présidence du Mouvement lors du Comité directeur du 27 avril 2013 à Rungis. Il y annonce d’ores et déjà préparer la relève en annonçant qu’il démissionnera et passera le relai à mi mandat.

Comme prévu, Eddie Puyjalon est élu président de CPNT en mars 2016[12]. Dans le cadre de la primaire de la droite et du centre de 2016, CPNT soutient Nicolas Sarkozy au premier tour, puis François Fillon au second[13].

Positionnement sur l'échiquier politique

Si Jean-Saint Josse ou Frédéric Nihous sont issus du RPR[14], CPNT se déclare à l'origine comme mouvement indépendant mais en opposition totale au parti Les Verts[15]. Entre 1999 et 2004, CPNT siège au Parlement européen dans le groupe EDD aux côtés de partis de droite eurosceptiques. En 2004 une alliance avec Philippe de Villiers est envisagée par une partie du mouvement[16]. Elle se concrétise pour les élections européennes de 2009, par un vote à la quasi-unanimité des instances du mouvement. Mais elle provoque des départs massifs car nombre d'adhérents pensent que leur accord sur la chasse masque nombre de désaccords sur d'autres sujets[17].

Scores électoraux

Élections présidentielles

AnnéeCandidat1er tour
Voix%Rang
1995pas de candidat
2002Jean Saint-Josse1 204 6894,239e
2007Frédéric Nihous420 6451,1511e
2012soutien à Nicolas Sarkozy
2017soutien à François Fillon puis à Emmanuel Macron

Élections législatives

Année1er tourSièges
Voix%
1993CPNT a présenté quelques candidats dans le département de la Gironde.
1997Aucun candidat
2002422 4481,67
0 / 577
2007213 4270,82
0 / 577
2012
0 / 577
  • Élections législatives de 2012 : aucun élu. Le CPNT présente seulement trois candidats sous l'étiquette UMP/CPNT, éliminés dès le premier tour, sur les 577 circonscriptions.

Élections européennes

Année%SiègesRangTête de listeGroupe
19894,13
0 / 81
7eAndré Goustat-
19943,96
0 / 87
7eAndré Goustat-
19996,77
6 / 87
7eJean Saint-JosseEDD
20041,73
0 / 74
9e--
2009a 4,80
0 / 74
8e--
2014-----
2019b 8,48
0 / 79
4eFrançois-Xavier Bellamy

a Au sein de Libertas avec le MPF, qui a obtenu un siège.
b Liste commune avec Les Républicains et Les Centristes.

Élections régionales

Année1er tourConseillers
Voix%
199229
199831
2004397 0241,64
0 / 1 880
2010Avec l'UMP6
2015Avec LR5

Élections cantonales

Élections sénatoriales

Élus et personnalités

Présidents

Conseillers régionaux

Conseillers régionaux 2010-2015

  • Frédéric Nihous (Aquitaine)
  • Thierry Joulin (Poitou-Charente)
  • Pascale Guittet (Poitou-Charente)
  • Marie-Christine Git (Rhône-Alpes)
  • Jean Pilniak (Picardie)
  • Didier Vergy (Basse-Normandie)

Conseillers régionaux 2015-2021

  • Eddie Puyjalon (Aquitaine-Limousin-Poitou-Charentes), élu en Gironde
  • Frédéric Nihous (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), élu dans le Nord
  • Monique Huon (Nord-Pas-de-Calais-Picardie), élue dans le Nord
  • Didier Vergy (Normandie), élu dans le Calvados, maire de Landes-sur-Ajon
  • Pascal Marie (Normandie), élu dans la Manche

Conseillers départementaux

Maires

  • Jean Saint-Josse, maire de Coarraze (Pyrénées Atlantiques) depuis 1995.
  • Francis Barthes, maire de Saint-Jean-de-Minervois (Hérault) depuis 2001.
  • Didier Vergy, maire de Landes-sur-Ajon (Calvados) de 2008 à 2014.
  • Pierre Roge, maire de Latour-Bas-Elne (Pyrénées orientales) depuis 2001.
  • Frederic Hance, maire de Liffol-le-Grand (Vosges) de 2001 à 2014.
  • Jean-Luc Hallé, maire d'Hamel (Nord) depuis 1977 à 2012.
  • Christiane Autigeon, maire de Trouley-Labarthe (Hautes-Pyrénées), Présidente de la Communauté de Communes Adour-Rustan-Arros, (2001-2014). Désormais a quitté le parti.[réf. nécessaire]

Notes et références

  1. a et b « Européennes : Chasse, pêche, nature et traditions éclipsé de la liste LR », sur www.lefigaro.fr, (consulté le 15 juin 2019)
  2. a et b (en) Euroscepticism, Cardiff EDC, , 21 p. (lire en ligne), p. 18.
  3. « L'euroscepticisme. Les « eurosceptiques » en France », La Croix,‎ (lire en ligne, consulté le 5 février 2018).
  4. Julian Mischi, « Les militants ouvriers de la chasse », Politix, vol. n° 83,‎ , p. 105–131 (lire en ligne, consulté le 3 février 2016).
  5. a et b Joan Taris, « Chasse et chasseurs, un enjeu politique aquitain (1979-2004) », Parlement[s], Revue d'histoire politique, vol. n° HS 2,‎ , p. 109–115 (lire en ligne, consulté le 3 février 2016).
  6. l'Intérieur, « Résultats de l'élection présidentielle 2007 », sur http://www.interieur.gouv.fr/Elections/Les-resultats/Presidentielles/elecresult__presidentielle_2007 (consulté le 15 juin 2019)
  7. Michel Bussi et Jérôme Fourquet, « Élection présidentielle 2007 », Revue française de science politique, vol. Vol. 57,‎ , p. 411–428 (lire en ligne, consulté le 3 février 2016).
  8. « Les sous-cultures », sur www.nihous2007.fr (consulté le 15 juin 2019)
  9. Le Journal du Médoc
  10. « Jean Saint-Josse quitte la présidence de Chasse, Pêche, Nature et Traditions », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le 22 mars 2016).
  11. « CPNT s'associe à l'UMP », Le Figaro, 6 juin 2012.
  12. « Le girondin Eddie Puyjalon succède à Frédéric Nihous à la présidence de CPNT », France 3 Aquitaine,‎ (lire en ligne, consulté le 15 janvier 2017).
  13. « Chasse Pêche Nature et Tradition appelle à voter Fillon », sur Lindependant.fr, (consulté le 15 janvier 2017).
  14. Frédéric Nihous : « On se prend claque sur claque aux élections. Il faut donc savoir dire stop. En ralliant l'UMP, nous ne renions pas nos convictions », « Le parti des chasseurs prêt à rejoindre la majorité », Le Figaro, 12 août 2009
  15. « Site de CPNT », sur cpnt.asso.fr (consulté le 15 juin 2019)
  16. « CPNT, la délicate pêche aux voix », sur L'Humanité, (consulté le 24 avril 2016).
  17. Christophe Traïni, Les braconniers de la République, Paris, PUF, , p. 167.
  18. « Le Girondin Eddie Puyjalon prend les commandes de CPNT », sur France Bleu, (consulté le 22 mars 2016).

Annexes

Articles connexes

Liens externes