Canon esthétique

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Un canon dans le domaine des arts visuels, ou canon esthétique, désigne une règle de proportions des dimensions des membres permettant d'obtenir une beauté idéale en sculpture et en peinture[1]. Par extension, on désigne par canon de beauté, les caractères considérés comme constituant la beauté à une certaine époque.

Tableau de la Vénus d'Urbino, situé au musée des Offices de Florence, Italie.

Existence et évolution des canons de beauté

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Les années 1960 deviennent la décennie de la revendication et tous les moyens sont bons pour faire sauter les carcans dans lesquels la femme est enfermée : on casse les codes ! Les femmes se coupent les cheveux, on se débraille. La femme idéale refuse de perdre du temps et de l'énergie à se faire belle. Ce look New Age, à la garçonne, la sublime de toute évidence. Nous pouvons citer comme exemple Jean Seberg, à la coupe courte, au petit nez pointu, aux lèvres subtilement enrobées d'un rouge foncé et au regard simplement souligné d'un large trait d'eye-liner. Cependant, dans le cœur des hommes, un idéal de femme aux courbes fatales et sexy s'endurcit, Brigitte Bardot signe la décennie de ses cheveux longs et de ses courbes avantageuses.

Dans les années 1970 on aime la nature. C'est la grande décennie du Hippie. Les femmes se maquillent très peu, la femme idéale de cette époque ne doit pas s'embarrasser l'esprit avec des futilités. Au contraire elle doit répandre derrière elle les notions d'amour et de paix symbolisées par les couleurs vives et les fleurs simples comme la marguerite. Les cheveux sont à nouveau longs et plaqués. Pour symboliser davantage ce penchant pour la nature, on se met des bandeaux de coton dans les cheveux. Mais à la fin des années 1970, une nouvelle révolution est en marche : celle du disco et de la boucle. La permanente emporte un succès fou avec la comédie musicale "Hair" et la coupe afro. Farrah Fawcett est l'égérie des années 1970 au visage séraphin, à la ligne irréprochable et au look hyper tendance à cette époque.

Voir aussi

Bibliographie

monographies
  • Nadeije Laneyrie-Dagen, L'invention du corps : la représentation de l'homme du Moyen Âge à la fin du XIXe siècle, Paris, Flammarion, .
  • Vian, Et on tuera tous les affreux, Livre de poche, (1re éd. 1948).
chapitres et articles
  • Gerd Van Riel, « Beauté, proportion et vérité comme « vestibule » du bien dans le « Philèbe » », Revue philosophique de Louvain, vol. 97, no 2,‎ , p. 253-267 (lire en ligne).
ouvrages historiques
  • « Canon », dans Dictionnaire de l'Académie des beaux-arts, t. 3, (lire en ligne), p. 41-53
  • Ch.-P. Bellay, Proportions du corps humain : abrégé de l'ouvrage de Jean Cousin : avec adjonction des canons de proportions employés à différentes époques, Paris, (lire en ligne).
  • Charles Blanc, « VII. Des proportions du corps humain », dans Grammaire des arts du dessin, (1re Charles Blanc, « VII. Des proportions du corps humain », dans Grammaire des arts du dessin, (1re lire en ligne), p. 35-52.
  • lire en ligne)
  • Paul Topinard, « Le canon des proportions du corps de l'homme européen », Revue d'anthropologie, Paris,‎ , p. 392-403 (lire en ligne)

Articles connexes

Artistes ayant produit des canons de représentation

Notes et références

  1. Canon (2) », sur atilf.fr section C. 1.
  2. Van Riel 1999.
  3. Véronique Boudon-Millon, « Médecine et esthétique: nature de la beauté et beauté de la nature chez Galien », Bulletin de l'Association Guillaume Budé, vol. 1, no 2,‎ (lire en ligne).
  4. Maurice Daumas, « La beauté du geste », Communications, no 60,‎ , p. 75-85 (86) (lire en ligne).
  5. Danielle Quéruel, « Chrétien de Troyes, peintre de l'amour », sur expositions.bnf.fr.
  6. Selon Richer 1893, qui cependant ne précise pas dans quels ouvrages.
  7. « I brutti adunque per lo pui sono ancor mali, e gli belli bons » p. 626 ; « Di questi modi adunque si puo desiderar la belezza: il nome universal della quale se conviene a tutte le sose, o naturali, o artificiali, che son composte con bona proportione e debito temperamento, quanto comporta la lor natura » p. 615. Baldassare Castiglione (trad. Gabriel Chapuis), Le parfait courtisan du comte Baltasar Castillonois, les deux langues respondans par deux colomnes, l'une à l'autre, Paris, (1re Baldassare Castiglione (trad. Gabriel Chapuis), Le parfait courtisan du comte Baltasar Castillonois, les deux langues respondans par deux colomnes, l'une à l'autre, Paris, (1re lire en ligne).
  8. Laneyrie-Dagen 2006.
  9. G. Delaunay, « Sur la beauté », Bulletin de la Société d'anthropologie de Paris, vol. 8,‎ , p. 1993-200 (lire en ligne).
  10. Par exemple, András Szunyoghy et György Fehér, Grand cours d'anatomie artistique — L'homme, H.F. Ullmann, (ISBN 9783833157325), p. 13, 23-25.
  11. Philippe Daryl, « Modernes sensations — La plastique humaine », Le Figaro. Supplément littéraire du dimanche, Paris,‎ (lire en ligne).
  12. Nicolas Guirimand, « De la réparation des « gueules cassées » à la « sculpture du visage » : La naissance de la chirurgie esthétique en France pendant l’entre-deux-guerres », Actes de la recherche en sciences sociales, nos 156-157,‎ (lire en ligne).