Cadolive
English: Cadolive

Cadolive
Cadolive
Cadolive depuis l'entrée ouest (côté Saint-Savournin). Au loin le mont du Marseillais à 628 m d'altitude. (2006).
Blason de Cadolive
Blason
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionProvence-Alpes-Côte d’Azur
DépartementBouches-du-Rhône
ArrondissementMarseille
CantonAllauch
IntercommunalitéMétropole d'Aix-Marseille-Provence
Maire
Mandat
Serge Perottino
2014-2020
Code postal13950
Code commune13020
Démographie
Population
municipale
2 159 hab. (2016 en augmentation de 1,65 % par rapport à 2011)
Densité517 hab./km2
Géographie
43° 23′ 46″ nord, 5° 32′ 41″ est
Altitude384 m
Min. 328 (Saint-Joseph) m
Max. 645 (Mont Julien) m
Superficie4,18 km2
Localisation

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Liens
Site webhttp://www.mairie-cadolive.fr/

Cadolive est une commune française de 2 124 habitants (2010) située dans le département des Bouches-du-Rhône, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Elle se situe à l'extrémité orientale du massif de l'Étoile, entre Peypin et Saint-Savournin.

Géographie

Situation

Pays autour de Cadolive.

La totalité du territoire de la commune s’étend sur 418 hectares autour du massif de l’Étoile avec comme point culminant à 645 m, le mont Julien. Une importante partie du territoire, située sur le flanc sud est inhabitée.
La commune s'étend sur près de 1 800 m d'est en ouest (du Puits Germain à la limite de la zone d'activité de Valdonne) et sur 5 000 m du sud-est au nord-ouest (du Bau de l'Aigle à la limite de la Valentine).
Malgré sa proximité avec Marseille (quelques kilomètres à vol d'oiseau), Cadolive a un climat plus rude l'hiver. Il n'est pas rare d'avoir des températures négatives. La neige n'y est pas non plus exceptionnelle.

Les communes environnantes sont :

Urbanisme

La commune est composée des quartiers suivants :

  • Le centre village, traversé par la D 7 qui relie Saint-Savournin à Peypin ;
  • L'Ortolan, au nord-est, vers Saint-Savournin ;
  • Le Pâté, en face du Collet Blanc (commune de Saint-Savournin) ;
  • Chante-Coucou, sous le village au nord ;
  • La Reyne, sous le village au nord-ouest ;
  • Saint-Joseph, tout au nord, près de la zone d'activité de Valdonne.

Malgré leur proximité avec Cadolive, le hameau l'Auberge Neuve situé juste dessous le village, le quartier Bel-Air à la sortie sud-est du village ou la zone d'activité de la Valdonne font partie de la commune de Peypin.

Climat

Le tableau ci-dessous indique les températures, l'ensoleillement, l'humidité relative, les précipitations et le gel pour la période 1961-1990 :

Nuvola apps kweather.svg Relevé météorologique de Marignane - 1961-1990
Moisjan.fév.marsavrilmaijuinjui.aoûtsep.oct.nov.déc.année
Température minimale moyenne (°C)2,73,85,78,612,215,918,51815,411,66,83,410,2
Température moyenne (°C)6,77,910,213,217,120,923,823,220,316,110,77,314,8
Température maximale moyenne (°C)10,712,114,717,821,925,82928,425,220,514,611,219,3
Nombre de jours avec gel9,15,71,800000012,17,126,8
Ensoleillement (h)150155,5215,1244,8292,5326,2366,4327,4254,3204,5155,5143,32 835,5
Précipitations (mm)47,25443,747,942,327,813,729,346,777,658,455,8544,4
Humidité relative (%)75726765646359626974757769
Source : Le climat à Marignane [1]


Histoire

Faits historiques

L'histoire de Cadolive est intimement liée avec celle de Saint-Savournin : jusqu'en 1900, Cadolive n'est qu'un hameau de Saint-Savournin. Se référer à Saint-Savournin pour :

  • Histoire du néolithique au XVIIIe siècle.
  • Les Mines

En tant que hameau, Cadolive jouissait déjà d'une relative autonomie avec son école, son église, sa poste et son cimetière :

  • L'église, d'abord chapelle de secours construite en 1851 fut érigée en prieuré dès 1854. Elle est dévolue à saint Lazare. Son clocher est surmonté d'un campanile original. L'horloge a été remplacée en 1908.
  • L'eau de la fontaine alimente le village en eau potable depuis 1867 suivant un débit moyen de 15 litres à la minute.
  • L'agence postale ouvre en 1894.
  • La même année, le premier lavoir est construit.
  • Une école privée réservée aux filles ouvre ses portes dès 1879, mais il faudra attendre 1895 pour voir s'ouvrir l'école publique.

C'est aussi à cette époque que sont créés le cercle de l'Avenir et la société philharmonique.
C'est finalement le 15 mars 1900, à la suite de nombreuses dissensions avec le chef-lieu, que Cadolive fait scission.
En 1902, Albert Armand, propriétaire des mines de Valdonne et premier maire de la commune fait construire à ses frais un imposant hôtel de ville. La même année, un dispensaire est créé derrière la mairie pour soigner les mineurs ou aider les mères à accoucher.
À partir de juin 1909, le village se dote d'un éclairage électrique public, assuré par seize lampes de dix bougies chacune. En 1911, sont construits des latrines (ancêtres des WC publics) et on achète des tinettes (petits seaux pour l'évacuation des excréta).
Comme tous les villages aux alentours, Cadolive est animée d'une forte tradition minière. Le premier maire, le comte Armand est à la tête de la compagnie des mines. Le puits Armand (situé sur la commune de Peypin) ouvre en 1891 et connaît une forte activité pendant et après Seconde Guerre mondiale. Après la grève des mineurs de 1948, le maire de la commune, communiste, qui avait soutenu le mouvement est suspendu[1]. Il ferme définitivement en 1954. Il fut comblé de cendres hydrauliques en provenance de la centrale thermique de Gardanne.

Étymologie et armoiries

L'origine du nom de Cadolive provient d'une transformation de patronyme : en 1654 apparaît le nom de Mario Olino dans les registres paroissiaux de Saint-Savournin, écrit Ollino en 1674. Puis, le nom est francisé en Olline en 1680 pour devenir Ollive en 1744. Entre 1702 et 1766, de nombreux membres des familles Ollive vivaient autour de l'actuel Cadolive. Enco d'Olive, (préposition provençale encò, « chez », désignant la « propriété d'Olive ») est devenu par contraction « Codolive ». Au XIXe siècle, par erreur, « Codolive » s'est transformé en « Cadolive », que l'usage a retenu pour désigner ce hameau de Saint-Savournin, avant de devenir la commune de Cadolive en 1900.

La commune prend alors pour devise Cado oulivo ven a ben (« Chaque olive réussit bien ! ») Les habitants s'appellent les Cadolivains et le Cadolivaines.

Les armoiries du village représente un brin d'olivier, surmonté par la devise du village.


Armes de Cadolive

Les armes peuvent se blasonner ainsi :

D'argent à une branche d'olivier d'argent fruitée de sable ; au chef d'azur portant en lettres de sable CADO OULIVO VEN A BEN.

Politique et administration

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
19441945Delphin Cabane Président de la délégation spéciale
19451947Gabriel Mariaud  
19471965Honoré Maroc[2]PCF
puis SFIO
Ouvrier mineur, syndicaliste
19651971Maurice Long  
mars 1971mars 2008Roger JacquetDVD 
mars 2008En coursSerge PerottinoDVDChef d'entreprise
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1901. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[4].

En 2016, la commune comptait 2 159 habitants[Note 1], en augmentation de 1,65 % par rapport à 2011 (Bouches-du-Rhône : +2,22 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
190119061911192119261931193619461954
9191 0051 0051 1221 1261 2301 1331 0741 158
196219681975198219901999200620072008
1 1381 1251 1121 2391 6262 0872 1252 1312 136
20132016-------
2 1232 159-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Personnalités liées à la commune

Économie

Patrimoine et lieux touristiques

Galerie de photos

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Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. Jean-Louis Vivens, Conflit social ou affrontement politique ? La grève des mineurs en France en 1948 sous les angles de la solidarité ́et de la répression, mémoire de Master 2, 2015, p. 133-134.
  2. http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article211038, notice MAROC Honoré, Gustave, Étienne par Gérard Leidet, version mise en ligne le 27 janvier 2019, dernière modification le 27 janvier 2019.
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  • Monographie de Saint-Savournin par Yves Besson (1995), disponible à la bibliothèque de Saint-Savournin.
  • Cadolive au bon vieux temps par Roselyne & Jean-Paul Bonnefoy. Éditions A. Barthélémy, Avignon, disponible à la bibliothèque de Saint-Savournin

Cet article a été rédigé avec l'aide des informations contenues dans ces deux livres.

Annexes

Articles connexes

Liens externes

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