Bioéthique

Le Code de Nuremberg (1947) est un code déontologique composé de dix règles sur l'expérimentation humaine. La première de ces règles est le consentement des personnes ; l'expérimentation doit être nécessaire ; on doit évaluer la proportionnalité entre les risques pour le patient et le bénéfice pour la science ; le but de l'expérimentation doit être scientifique. C'est à ce titre que les médecins nazis ont été condamnés, le tribunal jugeant qu'en vertu de la dignité de la personne, le principe de non-rétroactivité de la loi ne s'appliquait pas.

L'assemblée de l'Association médicale mondiale à Helsinki en 1964, puis la conférence internationale de Manille de 1981, s'inspirant des travaux de Nuremberg, ont émis des déclarations internationales sur l'expérimentation. À la suite de Nuremberg et Manille, les pays vont peu à peu encadrer les expérimentations.

En France, il faut attendre la loi du 20 décembre 1988 pour que soit réglementée l'expérimentation humaine, qui se limite à celle effectuée sur des cobayes consentants. La loi pose le principe général de la non-rémunération des expérimentations. Par la suite, la loi du sur le corps humain, le don et l'utilisation des éléments et produits du corps humain, a posé les bases du droit actuel en matière de bioéthique, en particulier le principe de la non-patrimonialité du corps humain, qui interdit par exemple la vente d'organes, n'autorisant que le don. Avec la loi du modifiant celles de 1994, le terme de « bioéthique » apparaîtra pour la première fois en droit positif français. Elles traitent de deux thèmes majeurs : la question du clonage de l'embryon et des prélèvements d'organes.
L'article 40 de la loi prévoyait une révision en 2009. Elle a été repoussée à 2010, et doit s'appuyer sur un rapport[15], qui contient 95 propositions (dont le maintien de l'interdiction de gestation pour autrui, de la recherche embryonnaire, sauf dérogation (limitée à 5 ans comme c'est déjà le cas). Le rapport propose aussi de maintenir l'interdiction de transfert d'embryon post-mortem, sauf pour des femmes concernées par un projet parental engagé et interrompu par la mort du conjoint. Une notion de don croisé (échange anonyme d'organe compatible entre 2 familles) est proposée. Les conditions de l'aide à la procréation pourraient être assouplies (il fallait 2 ans de vie commune pour les personnes pacsées et il devait s'agir d'un homme et d'une femme), avec priorité aux personnes ayant un problème médical. La trisomie pourrait être systématiquement recherchée lors du diagnostic préimplantatoire comme le demandait le CCNE en octobre 2009[16]. Ce rapport qui comprend un bilan de l'application des trois lois du [17] et loi du [18], définit les enjeux éthiques et juridiques posés par les évolutions scientifiques, pour éclairer les discussions préparatoires à la loi du [19].

Les grandes questions listées par le rapport au cours des auditions sont l'assistance médicale à la procréation, le diagnostic prénatal, les droits de la personne, les caractéristiques génétiques, le don et l'usage d'éléments et produits ou sous-produits du corps humain, la recherche sur l'embryon, les cellules souches, le clonage thérapeutique et des questions émergentes posées par les neurosciences et les nanobiotechnologies.

La loi française de 1975 garantit « le respect de tout être humain dès le commencement de la vie » et la possibilité de porter atteinte à ce principe en cas de nécessité[20][réf. insuffisante].

Droit européen

L'Europe fait plus reposer la bioéthique sur la recherche d'un sens incarné, indépendant de la situation actuelle (la personne n'est pas propriétaire de son corps)[23].

La morale dans la science

La question philosophique du respect de la personne et du vivant en général

On ne peut aborder la question philosophique du respect de l’être vivant sans invoquer l’impératif catégorique kantien : « agis de telle façon que tu traites l’humanité, aussi bien dans ta personne que dans tout autres, toujours en même temps comme fin, jamais simplement comme moyen »[24].

Cette maxime constituerait pour certains le fondement même de la bioéthique : le principe de respect de la dignité humaine comme « principe matriciel » de la bioéthique[25].

Kant développe le principe de dignité comme « valeur intérieure absolue »[24] qui exprime une exigence de non-instrumentalisation de l’être humain (en matière d’expérimentation biomédicale ou de transplantation d’organes par exemple). On peut néanmoins douter de la pertinence de l’application quasi systématique de cette référence à l’ensemble des questions que traite la bioéthique. D’une part le principe de dignité de l'humain occulte la question philosophique relative aux autres êtres vivants. D’autre part, ce principe érigé en valeur absolue risque d’entrer en conflit avec d’autres principes telle que la liberté par exemple.

Les êtres vivants représentent, dans le langage courant, à la fois les êtres humains, les animaux et les végétaux. Les excès de la « société industrielle » ont conduit dans la seconde moitié du XXe siècle à une prise de conscience de l’intérêt d’une vision moins anthropocentrique du monde, prenant en compte l’ensemble du monde vivant[réf. nécessaire].

La Charte de l’environnement[26] insérée depuis 2005 dans le préambule de la Constitution française, ainsi que la « déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme »[27], adoptée la même année par l’Unesco, sont des exemples pertinents de ce « recentrage » de la bioéthique et des textes dans lesquels elle s’exprime.

Pour ce qui est des conflits de valeur que peut entraîner la promotion unilatérale du principe de respect de la dignité humaine, on peut citer, par exemple, le débat actuel sur l’euthanasie entre ceux qui revendiquent sa légalisation au nom du droit de mourir dans la dignité et ceux qui militent contre cette pratique au nom de ce même principe interprété différemment. D'un côté, la dignité de la personne est comprise comme le respect du droit de la personne à choisir sa mort et à ne pas « perdre » sa dignité dans la maladie ; de l’autre, cette dignité est une valeur absolue sur laquelle l’homme individuel n’a aucun pouvoir puisqu'elle appartient à l’humanité dans son ensemble et le respect de cette dignité est compris comme l’accompagnement du malade jusqu'à sa mort sans autre forme d’assistance portant directement atteinte à la vie.

Si la référence à la philosophie kantienne est très utilisée à l’appui des réflexions de bioéthique, on peut néanmoins remarquer qu’avec la révolution biotechnologique, la philosophie morale traditionnelle n’apparaît plus suffisante pour répondre à toutes les nouvelles questions éthiques posées. Depuis le siècle des Lumières, la réflexion philosophique s’était plutôt concentrée sur l’humain en tant que citoyen, individu libre, raisonné et raisonnable. Cette réflexion s’est traduite concrètement par la promotion des droits de l’homme au moment de la Révolution française.

Or le défi que posent les progrès actuels des sciences et des techniques à la philosophie contemporaine est de réfléchir aux valeurs propres à l’humain et à son rapport au corps, voire au vivant en général (animaux, environnement).

Pour certains, le débat bioéthique ferait naître une nouvelle génération de droits de l’homme (après les droits civils et politiques, économiques et sociaux, collectifs) voire serait en rupture avec la conception traditionnelle des droits de l’homme. « Les droits de l’homme ainsi revisités ne perdent-ils pas en effet leur essence politique libérale pour asseoir des valeurs morales et contraindre la science ? »[28].

Le débat entre la primauté de la dignité humaine versus la liberté individuelle est de nouveau mis en exergue au sein même des textes fondateurs de la bioéthique.

En effet, la plupart de ces conventions[29] font référence à un nouveau système de valeurs. La promotion du principe de « dignité de la personne » diffère considérablement de celui de liberté et d’autonomie proclamé par la philosophie des droits de l’homme.

Le choix moral, juridique ou politique d’accorder la primauté à la dignité au détriment de la liberté dans certains contextes (comme en matière de fin de vie ou de procréation assistée, par exemple) est révélateur d’une conception renouvelée de la société. Ce changement de valeurs de référence fait suite à la prise de conscience du pouvoir démesuré que la science offre aujourd'hui à l’homme sur son propre destin.

Finalement, les réflexions philosophiques contemporaines concernant cette révolution biotechnologique se situent principalement entre deux extrêmes : la « technophobie » représentée par Hans Jonas et son heuristique de la peur[30] et la « technophilie » représentée par Engelhardt[31],[32].

Mais la plupart des philosophes proposent un juste milieu entre ces deux extrêmes qui vise à ne pas rejeter les progrès scientifiques en se laissant aller au catastrophisme ambiant tout en régulant les pratiques et définissant des valeurs pour la société. La primauté de la dignité humaine dans certains cas ne serait alors pas contraire à la liberté mais en fixerait les limites afin d’assurer la nécessaire cohésion sociale et la survie de l'espèce humaine.

Enjeu politique

La bioéthique, née des interrogations éthiques posées par l’usage des « nouvelles » technologies médicales et aux enjeux de pouvoir qu’elles mettent en avant, est, sous cet angle, un domaine de réflexion relativement récent qui se trouve au carrefour de trois disciplines anciennes et ancrées dans la société que sont la morale (philosophique ou religieuse), la science et le politique.

Néanmoins, si le politique, la morale et la science entre autres se réunissent pour dialoguer au sein des institutions de bioéthique nationales et internationales, leurs différences majeures de point de vue constituent souvent un frein à la prise de décision.

Le monde de la bioéthique est essentiellement un monde discursif, de débats alors que la politique et la science se situent plutôt au niveau de l’action. Mais cet accent mis sur le dialogue n’est-il pas aussi révélateur d’un nouveau mode de gouvernement qui cherche à dialoguer, faire participer plutôt qu’à surveiller et punir[33]?

Il n’est pas anodin que ces dernières années, les néologisme « biopolitique » et « biopouvoir » inventés par Michel Foucault, pour décrire cette nouvelle forme de pouvoir qui s’intéresse aux rapports intimes des sujets à leur corps, se soient formés sur la même base que celui de « bioéthique ».Quel est donc ce « bio » qui est au cœur de nos sociétés contemporaines ? Est-ce le vivant saisi par la science avec les révolutions en matière de procréation, de fin de vie, de génétique, etc ? Sont-ce les sciences humaines et sociales qui cherchent à comprendre la vie ? Est-ce le politique voulant avoir une emprise sur les corps ?

L’évolution actuelle de la bioéthique et la place de plus en plus importante que prend cette réflexion au sein du monde politique, des médias et de la société témoigne que l’enjeu est de taille et que les questions auxquelles la bioéthique cherche à répondre sont essentielles pour l’avenir de nos sociétés. Ces réponses faites par les acteurs publics constituent des choix de société fondateurs au sens où ils portent sur les valeurs que la société se donne pour fonctionner et vise à la création de normes sociales. « Dès lors que les politiques en matière de recherche et de santé publique deviennent un des points clés du lien social, nous sommes inévitablement conduits à nous interroger sur la capacité de nos institutions politiques à nous permettre d’en conserver la maîtrise et de dresser des perspectives à leur développement. »[34].

On assiste ainsi à une multiplication des instances de bioéthique.

En France, le Comité consultatif national d'éthique a été créé en 1983. Il a pour mission de rendre des avis sur les problèmes éthiques que pose le progrès des sciences et des techniques[35]. Pour la première fois, une instance pluridisciplinaire se voyait confier le rôle d’animer un débat public sur les problèmes soulevés par l’évolution des sciences et des techniques. Mais cette instance, comme son nom l’indique, n’est que consultative, et laisse le soin aux autorités compétentes de fixer les règles.Est-ce cette difficulté à conjuguer de concert l’éthique et le droit qui conduit, après 25 ans de fonctionnement, à une réflexion, voire une volonté politique, de modifier l’organisation du comité ? Il est vrai qu’existe désormais dans le paysage normatif de la bioéthique une Agence de la biomédecine dont les attributions normatives s’étendent également à la réflexion éthique.

Au niveau international, le Comité directeur pour la bioéthique (CDBI) du Conseil de l’Europe ou les comités international et intergouvernemental de bioéthique de l’Unesco ont une activité importante et une influence certaine sur les grandes thématiques de la réflexion bioéthique.

Parallèlement, le « biodroit » se développe et l’activité législative se veut dynamique avec l’adoption en France depuis 1994 de lois dites de bioéthique (révisées une première fois en 2004, une deuxième révision devant être mise en œuvre à partir de 2009).

Finalement, la volonté exprimée du président de la République laisse penser que les principes et valeurs issus des réflexions bioéthiques pourraient bientôt être inscrits au préambule de la Constitution de la Constitution de la Ve République, preuve que la bioéthique, déjà présente dans la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, est bien un enjeu politique.|

Enjeu moral

Pour les principales questions éthiques touchant à la vie, l'Église rappelle la valeur incomparable de la personne (Dignitas Personae). Dès l'origine du christianisme, la prédication apostolique a toujours enseigné aux chrétiens d'obéir aux pouvoirs publics légitimement constitués, mais elle a donné en même temps le ferme avertissement qu'« il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes » (Ac 5, 29). À ce titre, Monseigneur Michel Aupetit, archevêque de Paris, explique que l'Église n'agit pas comme ''un lobby'' sur les sujets éthiques mais que prendre la parole est ''un devoir de conscience.''[36]

Il est ainsi des pratiques, comme l'avortement, l'euthanasie..., que l'Église considère comme des crimes qu'aucune loi humaine ne peut prétendre légitimer : « Des lois de cette nature, non seulement ne créent aucune obligation pour la conscience, mais elles entraînent une obligation grave et précise de s'y opposer par l'objection de conscience »[37].

Conflit d'intérêts

Article détaillé : Conflit d'intérêts.

Selon Trudo Lemmens, bioéthicien au Centre conjoint de bioéthique de l'Université de Toronto, un conflit d'intérêts se produit lorsque le jugement professionnel quant à un intérêt premier, comme une recherche ou les soins aux patients, peut être indûment influencé par un intérêt secondaire, comme un gain financier ou le prestige personnel. Les stratégies pour faire face à ces situations incluent la divulgation du conflit, l'établissement d'un système d'examen et d'autorisation, et l'interdiction des activités qui conduisent au conflit.

Cette question du conflit d’intérêts rappelle que la bioéthique est avant tout une branche de l’éthique. Deux affaires récentes témoignent du fait qu’il n’en va pas forcément ainsi, du moins dans l’esprit des dirigeants politiques:

Au cours de la célèbre affaire Hwang Woo-suk, une responsable coréenne pour la bioéthique était cosignataire d’un des articles dont les données avaient été falsifiées. Elle expliqua à la revue Nature qu’elle n’avait pas contribué expérimentalement au travail et que son rôle s’était borné à donner un avis de bioéthique. Tout en acceptant l’idée qu’elle ne pouvait soupçonner la fraude, il est évident que la notion de conflit d’intérêts comme problème d’éthique lui avait échappé.

On peut citer également Axel Kahn (qui fut membre du Comité consultatif national d'éthique) : en tant que président de la Commission du génie biomoléculaire, il avait émis un avis favorable à la culture des organismes génétiquement modifiés en France (et ce contre l’avis de treize des ministres de l’environnement de la Communauté européenne). N'ayant obtenu en 1997 que l'autorisation d'importer des OGM mais pas de les cultiver, il était parti de la Commission. Quelques mois plus tard, cependant, il fut employé par Rhône-Poulenc, alors même que cette société était intéressée par son avis favorable aux OGM, puisqu'elle était impliquée dans la création d’OGM depuis dix ans (elle a été par la suite condamnée aux États-Unis à retirer de la vente son maïs transgénique pour pollution aux herbicides[38]).

Rôle des institutions

En Algérie

Le conseil national de l’éthique des sciences de la santé en Algérie CNESS qui a été créé, le 31 juillet 1990 et installé par le ministre de la santé et de la population, en date du 13 octobre 1996 chargé d'orienter et d'émettre des avis et des recommandations sur le prélèvement de tissus ou d'organes et leur transplantation, l'expérimentation, ainsi que sur toutes les méthodes thérapeutiques requises par le développement technique médical et la recherche scientifique. Tout en veillant au respect de la vie de la personne humaine et à la protection de son intégrité corporelle et de sa dignité, et en tenant compte de l'opportunité de l'acte médical à pratiquer ou de la valeur scientifique du projet d'essai ou d'expérimentation. La composition, l'organisation et le fonctionnement de ce conseil sont fixés par décret.

En France

L'Académie nationale de médecine peut s'autosaisir dans les domaines de la santé, mais plus volontiers sur les questions de santé publique et d’éthique médicale[39].

Des dispositifs de réflexion éthique régionaux ont été créés dans le cadre de la loi relative à la bioéthique (Loi n°2004-800 du 6 août 2004)[40]. En tant que premier lieu de diffusion, de réflexion et de formation aux questions éthiques et sociétales de la santé, du soin, de l’accompagnement, l'Espace de réflexion éthique de la région Île-de-France a été repris en 2004 comme modèle pour la création de ces dispositifs. En 2010, L’Espace éthique s’est vu confier le développement de l’Espace national de réflexion éthique sur la maladie d’Alzheimer (EREMA) dans le cadre de la mesure 38 du Plan Alzheimer 2008-2012[41]. En 2014, l’EREMA a été désigné pour ouvrir son champ de compétences aux maladies neurologiques dégénératives dans le cadre du Plan national MND 2014-2019[42].

Notes et références

  1. (en) Lisa M. Lee et Frances A. McCarty, « Emergence of a Discipline?Growth in U.S. Postsecondary Bioethics Degrees », Hastings Center Report, vol. 46, no 2,‎ , p. 19–21 (0093-0334, lire en ligne).
  2. a b c d e f g h i j k l m n o p et q Marie-Hélène Parizeau, « Bioéthique », in Dictionnaire d'éthique et de philosophie morale (dir. Monique Canto-Sperber), PUF, 1996 (Quadrige, 2004), p. 184-190
  3. (en-US) « Academic Degree & Certificate Programs | Bioethics.com », Bioethics.com,‎ (lire en ligne).
  4. (en-US) « Graduate Programs, The Hastings Center », sur The Hastings Center (consulté le 2 juillet 2018).
  5. Déclaration de Hawaï de 1977.
  6. H. K. Beecher, « Ethics and Clinical Research », New England Journal of Medicine, 16 juin 1966.
  7. Cf. Décret Décret no 2006-1660 du 22 décembre 2006 relatif au don de gamètes et à l'assistance médicale à la procréation et modifiant le code de la santé publique (dispositions réglementaires)
  8. Commercialisation des cellules souches humaines et autres lignées cellulaires, avis no 98, 17 novembre 2006.
  9. (en) George Annas et Michael Grodin, The Nazi Doctors and the Nuremberg Code : Human Rights in Human Experimentation, Oxford University Press, , p. 125.
  10. (en) Jochen Vollman, « Informed consent in human experimentation before the Nuremberg Code », British Medical Journal, vol. 313,‎ , p. 1445-1447.
  11. loi relative au respect du corps humain
  12. Conseil constitutionnel, Décision Décision no 94-343/344 DC du 27 juillet 1994
  13. Georges Chapouthier, Au bon vouloir de l'homme, l'animal, éditions Denoël, Paris, (1990)
  14. Voir Le Libre Arbitre et la notion de personne (1971).
  15. Rapport de la mission d'information pour la révision des lois de bioéthique, no 2235 déposé le
  16. Avis no 107 du CCNE sur les problèmes éthiques liés aux diagnostics anténatals, DPN et DPI, 15 oct 2009
  17. Loi no 94-548 du relative au traitement de données nominatives ayant pour fin la recherche dans le domaine de la santé et modifiant la loi no 78-17 du relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés, Loi no 94-653 du relative au respect du corps humain, Loi Loi 29 juillet 1994 relative au don et à l’utilisation des éléments et produits du corps humain, à l’assistance médicale à la procréation et au diagnostic prénatal.
  18. Loi Loi 6 août 2004 relative à la bioéthique.
  19. Loi Loi 7 juillet 2011 relative à la bioéthique.
  20. À quoi sert la bioéthique ?, Jean-Paul Thomas
  21. Conseil « Directive 89/381/CEE du Conseil du 14 juin 1989 élargissant le champ d'application des directives 65/65/CEE et 75/319/CEE concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives relatives aux spécialités pharmaceutiques, et prévoyant des dispositions spéciales pour les médicaments dérivés du sang ou du plasma humains », Journal officiel no L 181 du 28 juin 1989 « Directive 89/381/CEE du Conseil du 14 juin 1989 élargissant le champ d'application des directives 65/65/CEE et 75/319/CEE concernant le rapprochement des dispositions législatives, réglementaires et administratives relatives aux spécialités pharmaceutiques, et prévoyant des dispositions spéciales pour les médicaments dérivés du sang ou du plasma humains », Journal officiel no L 181 du 28 juin 1989 version html
  22. « Poursuite de la transposition de la directive de 2004 sur le don de gamètes et l'assistance médicale à la procréation », Net Iris, 23 juin 2008.
  23. L'éthique médicale et la bioéthique, Didier Sicard
  24. a et b Kant, La métaphysique des mœurs, Paris, Flammarion, 1994.
  25. Noëlle Lenoir et Bertrand Mathieu, Les normes internationales de la bioéthique, Paris, PUF, 2004.
  26. Charte promulguée le 1er mars 2005 (lien sur le site du ministère de l’écologie).
  27. Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme, Unesco, 2005.
  28. C. Byk : « Progrès scientifique et droits de l’homme : la rupture ? »
  29. Notamment la CEDH et la Déclaration universelle sur la bioéthique et les droits de l’homme de l’Unesco adoptée en octobre 2005.
  30. H. Jonas, Le principe responsabilité, Paris, Flammarion, 1999.
  31. (en)H.T Engelhardt, The Foundations of Bioethics, Oxford University Press, États-Unis, 1996.
  32. Gilbert Hottois, La technoscience : entre technophobie et technophilie, où l’auteur insiste sur l’importance de la première approche chez les philosophes contemporains.
  33. Dominique Memmi et D. Fassin (dir), Le Gouvernement des corps, ed EHESS, 2004.
  34. Article de Christian Byk, « Bioéthique » in Dictionnaire permanent bioéthique et biotechnologies, éd. législatives, Montroge, mise à jour 2005.
  35. Voir site internet du CCNE dont les missions ont été révisées dans la loi du 6 août 2004.
  36. « Michel Aupetit : “L’Église n’est pas un lobby… sinon elle serait plus efficace“ », sur www.lavie.fr (consulté le 14 mai 2018).
  37. Evangelium vitae, n° 73
  38. Science Frontières : OGM : pour une poignée de mensonges
  39. Missions de l'Académie nationale de médecine
  40. Loi n° 2004-800 du 6 août 2004 relative à la bioéthique (lire en ligne).
  41. « Mesure n°38 - Plan Alzheimer 2008 - 2012 », sur www.plan-alzheimer.gouv.fr (consulté le 16 février 2016).
  42. Plan Maladies Neuro-dégénératives 2014-2019 (lire en ligne).

Bibliographie

Ouvrages généraux
  • Stéphane Bauzon, La Personne biojuridique, Paris, PUF, coll. « Quadrige », , 183 p. (ISBN 2130555918).
  • Daniel Borrillo, Bioéthique, Paris, Dalloz, coll. « À savoir », , 320 p. (ISBN 2247089364).
  • Georges Canguilhem, Le Normal et le pathologique, Paris, PUF, coll. « Quadrige », (réimpr. 2013), 290 p. (ISBN 2130619509).
  • Comité consultatif national d'éthique, La bioéthique : Pour quoi faire ?, Paris, PUF, coll. « Quadrige », , 352 p. (ISBN 2130619061).
  • Laurent Degos, Qui décide de ma vie et de ma mort ? : 25 questions de bioéthique, Paris, Le Pommier, coll. « Essais », , 188 p. (ISBN 2711622045).
  • Michel Foucault, Naissance de la biopolitique : Cours au collège de France (1978-1979), Paris, Seuil, coll. « Hautes Études », , 96 p. (ISBN 2746509342).
  • Francis Fukuyama (trad. Denis-Armand Canal), La Fin de l'homme : Les conséquences de la révolution biotechnique, Paris, Gallimard, coll. « Folio actuel », , 448 p. (ISBN 2070304434).
  • Jürgen Habermas (trad. Christian Bouchindhomme), L'avenir de la nature humaine : Vers un eugénisme libéral ?, Paris, Gallimard, coll. « Tél », , 196 p. (ISBN 2070149420).
  • Gilbert Hottois, Qu'est-ce que la bioéthique ?, Paris, Vrin, coll. « Chemins philosophiques », , 127 p. (ISBN 2711616878).
  • Vladimir Jankélévitch, Penser la mort ?, Paris, Liana Lévi, coll. « Piccolo », , 160 p. (ISBN 286746322X).
  • Hans Jonas (trad. Jean Greisch), Le Principe responsabilité : Une éthique pour la civilisation technologique, Paris, Flammarion, coll. « Champs Essais », (réimpr. 2013), 470 p. (ISBN 2081307693).
  • Axel Kahn et Dominique Lecourt, Bioéthique et liberté, Paris, PUF, coll. « Quadrige », , 128 p. (ISBN 2130542980).
  • Claude Lafon, De la biologie à la bioéthique, Paris, Ellipses, coll. « L'Esprit des Sciences », , 128 p. (ISBN 2729826513).
  • Dominique Lecourt (dir.), Dictionnaire de la pensée médicale, Paris, PUF, 2004, « Quadrige ».
  • Valérie Marange, La bioéthique : La science contre la civilisation ?, Paris, Marabout, coll. « Le Monde poche », , 283 p. (ISBN 2501028783).
  • Jean-François Mattei (dir.), Questions d'éthique biomédicale, Flammarion, 2008.
  • Ruwen Ogien, La vie, la mort, l'État : Le débat bioéthique, Paris, Grasset & Fasquelle, coll. « Mondes vécus », , 221 p. (ISBN 2246750113).
  • Michel Onfray, Fééries anatomiques : Généalogie du corps faustien, Paris, Le Livre de Poche, coll. « Biblio essais », , 407 p. (ISBN 2253099279).
  • René Piédelièvre, Étienne Fournier, Morale, Médecine et biologie, Paris, Baillière, 1959.
  • Marie-Geneviève Pinsart, La bioéthique, Paris, Le Cavalier Bleu, coll. « Idées reçues », , 128 p. (ISBN 2846702632).
  • France Quéré, L'éthique et la vie, Paris, Odile Jacob, (Odile Jacob, (lire en ligne).
  • Suzanne Rameix, Fondements philosophiques de l'éthique médicale, Paris, Ellipses, coll. « Sciences humaines en médecine », , 159 p. (ISBN 2729896414).
  • Lucien Sève, Qu'est-ce que la personne humaine ? : Bioéthique et démocratie, Paris, La Dispute, , 155 p. (ISBN 284303132X).
  • Didier Sicard, L'éthique médicale et la bioéthique, Paris, PUF, coll. « Que sais-je », (réimpr. 2015), 128 p. (ISBN 2130652131).
  • Jean-Paul Thomas, À quoi sert la bioéthique ?, Paris, Éditions Le Pommier, coll. « Les Petites Pommes du Savoir », , 62 p. (ISBN 274650121X).
Sources antiques
  • Hippocrate, L'Art de la médecine, Paris, GF Flammarion, 1999, 362 p.
  • Jean Lombard, Éthique médicale et philosophie : L'apport de l'Antiquité, Paris, L'Harmattan, coll. « Hippocrate et Platon », , 134 p. (ISBN 2296098665).

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

Filmographie

Articles connexes

Liens externes

Liens généraux
Sites officiels français
Sites officiels belges (en français)
Sites officiels suisses (en français)
Sites de l'Église Catholique

Ressources audio-visuelles