Îles Canaries

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Îles Canaries
(es) Islas Canarias
Blason de Îles Canaries
Armoiries
Drapeau de Îles Canaries
Drapeau
Administration
PaysDrapeau de l'Espagne Espagne
CapitaleSanta Cruz de Tenerife et Las Palmas de Gran Canaria[1]
Statut d'autonomie10 août 1982
Sièges au Parlement15 députés
14 (11 élus et 3 désignés) sénateurs
PrésidentFernando Clavijo (CC)
ISO 3166-2:ESES-CN
Démographie
GentiléCanarien, Canarienne
Population2 218 344 hab. (2012[2])
Densité298 hab./km2
Rang8e rang (4,48 %)
Géographie
28° 28′ nord, 16° 15′ ouest
Superficie744 700 ha = 7 447 km2
Rang13e rang (1,5 %)
Liens
Site webgobiernodecanarias.org

Les îles Canaries ou Canaries (en espagnol : Canarias) sont un archipel de l'océan Atlantique situé au large des côtes du Sahara occidental et du Maroc. Les Canaries font partie de la Macaronésie, un ensemble géographique regroupant les territoires insulaires volcaniques des îles Canaries, de Madère, des Açores et du Cap-Vert situés à l'ouest et proches des côtes africaines. L'archipel des Canaries est le plus grand et le plus peuplé de la Macaronésie[3].

L'archipel forme l'une des dix-sept communautés autonomes d'Espagne, la communauté autonome des Canaries (en espagnol Comunidad Autónoma de Canarias)[4], divisée en deux provinces, Las Palmas et Santa Cruz de Tenerife, et constitue une région ultrapériphérique de l'Union européenne. Jusqu'en 1927, Santa Cruz de Tenerife est la seule capitale de l'archipel mais cette ville doit, à partir de cette année-là, partager cette fonction, tous les quatre ans, avec la ville de Las Palmas de Gran Canaria[5],[4].

Toponymie

Les Iles Canaries tirent leur nom du latin Canariae Insulae (« îles aux chiens »[6]), toponyme appliqué initialement à la seule Grande Canarie (Canaria Insula). Ce nom proviendrait des grands chiens sauvages (canes) que les premiers explorateurs européens découvrent sur l'île[7], à moins que ce ne soit à cause des phoques, également désignés sous le nom de « chiens de mer ».

Dans certains de ses écrits, Pline l'Ancien décrivait, tout à l'ouest du monde, une île où vivraient des hommes-chiens ; les explorateurs non pas européens mais nord-africains envoyés par le roi berbère Juba II de Maurétanie, en découvrant les grands chiens sauvages de l'île, ont ainsi pu croire qu'il s'agissait de la même île, décrite aussi par Hérodote.

En pays berbère, la tradition orale désigne ces îles par le nom de Tiknariyin. Pour les Marocains, et notamment dans les régions voisines du Souss situé à moins de 50 miles (dont la ville d'Agadir), le nom exact, hors légendes de circonstances comprises, est Tiknariyin ou Kanaria en référence au nom de la Figue de Barbarie qui se dit Taknarit en dialecte tachelhit de l'amazigh. Cette plante écumait ces îles.

Géographie

Îles Canaries
Canarias (es)
Image satellite légendée des îles Canaries.
Image satellite légendée des îles Canaries.
Géographie
PaysDrapeau de l'Espagne Espagne
ArchipelMacaronésie
LocalisationOcéan Atlantique
Superficie7 447 km2
Nombre d'îles13
Île(s) principale(s)Fuerteventura, La Gomera, Grande Canarie, El Hierro, Lanzarote, La Palma, Tenerife
Point culminantTeide (3 715 ou 3 718 m sur Tenerife)
GéologieÎles volcaniques
Administration
StatutCommunauté autonome
Démographie
Population2 218 344 hab. (2012)
Densité297,88 hab./km2
Plus grande villeLas Palmas de Gran Canaria
Autres informations
DécouvertePréhistoire
Fuseau horaireUTC±00:00
Site officiel www.gobcan.esVoir et modifier les données sur Wikidata
Archipels en Espagne

Les îles Canaries forment un archipel situé dans l'océan Atlantique, au large des côtes du Sahara occidental, à l'exception des îles de Fuerteventura et Lanzarote, plus proches du Maroc. Avec le Cap-Vert ainsi que Madère et les Açores appartenant au Portugal, elles forment la Macaronésie. L'île de Fuerteventura est éloignée de 97 kilomètres du littoral de la région de Guelmim-Oued Noun, dans le sud du Maroc. D'autre part, une distance de 128 km sépare l'île de Lanzarote du cap Juby, aussi dans le sud marocain, tandis qu'une autre de 960 kilomètres la sépare de la Pointe de Sagres, au sud-ouest du Portugal. Grande Canarie se situe quant à elle à 197 km du cap El Cabiño (Province de Boujdour), au Sahara occidental.

L'archipel est composé de sept îles principales d'origine volcanique réparties d'est en ouest : Lanzarote, au relief fortement marqué par un volcanisme récent et encore actif ; Fuerteventura, assez plate, très aride et la plus proche du continent ; Grande Canarie, au relief escarpé à l'intérieur de l'île ; Tenerife, la plus grande, la plus peuplée et la plus élevée avec le volcan Teide, point culminant de l'archipel et de l'Espagne ; La Gomera, aux vallées encaissées ; La Palma, la plus humide et la plus boisée de l'archipel ; El Hierro, la plus occidentale qui marqua longtemps la limite de l'Ancien Monde.

Autour de ses îles principales se répartissent des îles secondaires dont Alegranza, La Graciosa, Montaña Clara, Roque del Este et Roque del Oeste – qui forment l'archipel de Chinijo situé non loin de Lanzarote –, Los Lobos situé entre Lanzarote et Fuerteventura ainsi que plusieurs rochers et îlots, notamment sur les côtes du massif d'Anaga et face à la ville de Garachico à Tenerife.

L'activité volcanique est toujours d'actualité aux Canaries : l'île El Hierro a été marquée d'octobre 2011 à mars 2012 par une éruption sous-marine. Cette dernière a été précédée d'une activité sismique dont la magnitude s'est élevée à 4,3[8]. Auparavant, en octobre 1971, s'était produite l'éruption du volcan Teneguia, dans le sud de l'île de La Palma.

En raison de sa situation géographique, l'archipel des Canaries constitue la région la plus méridionale de l'Espagne (voir points extrêmes de l'Espagne).

Histoire

Faune préhistorique

Avant l'arrivée des aborigènes, les Îles Canaries étaient habitées par des animaux endémiques, disparus depuis, tels que lézards géants (Gallotia goliath), rats géants (Canariomys bravoi et Canariomys tamarani)[9] et tortues géantes (Geochelone burchardi et Geochelone vulcanica)[10].

Durant l'Antiquité

Les sources gréco-romaines y situent les limites du monde connu (l'« Écoumène »). L'imagination des classiques y place les Champs Élysées, le jardin des Hespérides et l'Atlantide de Platon. Les îles Canaries sont connues depuis l'Antiquité sous le nom d'« îles Fortunées » ou « îles des Bienheureux ».

Les îles Canaries étaient connues des Phéniciens et des Carthaginois.

Époque préhispanique

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Porte d'entrée de l'Union européenne, les îles Canaries ont reçu depuis le début de 2007 plus de 4 700 clandestins.[réf. nécessaire]

En 2006, le nombre d'arrivées avait atteint 31 200 personnes débarquées illégalement. Environ 300 personnes auraient péri en mer en 2006 pendant la traversée en Cayuco, bateau traditionnel des pêcheurs du Sénégal, des 800 km séparant les côtes de la Mauritanie à l'île de Tenerife. Cette nouvelle route maritime de l'immigration illégale s'est développée depuis le renforcement des contrôles dans le détroit de Gibraltar.

À Dakar, les bateaux de pêche déchargent du poisson le jour et embarquent la nuit des candidats au départ vers les îles Canaries, en attendant l'Europe. Bien que l'Espagne et le Sénégal aient renforcés les patrouilles aériennes et maritimes, l'exode se poursuit.

L'Union européenne a apporté son soutien financier et matériel à l'Espagne et au royaume du Maroc pour les encourager à lutter efficacement contre ce courant migratoire. Des missions de police de l'agence Frontex[22] sont régulièrement organisées, ainsi que dans les enclaves africaines espagnoles de Ceuta et Melilla.

En 2006, la grande majorité des immigrés subsahariens qui parvenaient aux îles Canaries étaient transportés vers des centres d'hébergement de la péninsule Ibérique, faute d'accord de rapatriement avec leurs pays d'origine. Après deux mois passés dans un centre d'hébergement et munis d'une carte d'expulsion inapplicable, ils étaient relâchés en Espagne. La plupart prenaient ensuite la route vers le nord de l'Europe. En 2007, l'Espagne a expulsé 500 immigrés subsahariens. Elle a légalisé environ 500 000 immigrés clandestins ces dernières années.

L’ONG HRW (Human Rights Watch) a publié le un rapport intitulé Unwelcome Responsibilities: Spain’s Failure to Protect the Rights of Unaccompanied Migrant Children in the Canary Islands[23] où elle dénonce les conditions de détention des enfants migrants africains arrivés clandestinement aux îles Canaries. Entre 400 et 500 enfants sont détenus dans des centres d’accueil surpeuplés, avec des conditions d’hygiènes déplorables[24].[réf. nécessaire]

Administration

Organisation institutionnelle

Les Îles Canaries constituent une communauté autonome espagnole, régie par les dispositions de la Constitution de 1978, de la loi organique du portant statut d'autonomie — partiellement réformée par la loi organique du  —, de la loi organique des transferts de compétences complémentaires (LOTRACA) du et de la loi du sur la modification du régime économique et fiscal (REF).

Le pouvoir exécutif est exercé par le président du gouvernement (Presidente del Gobierno de Canarias) et son gouvernement (Gobierno). Le pouvoir législatif est confié au Parlement des Canaries (Parlamento de Canarias). Les Îles Canaries étant politiquement organisées en régime parlementaire, les députés contrôlent l'action de l'exécutif, élisent et peuvent renverser le président. En revanche, le pouvoir judiciaire revient au tribunal supérieur de justice (TSJC), qui relève de la justice de l'État.

Capitales

L'archipel a deux capitales, Santa Cruz de Tenerife et Las Palmas de Gran Canaria. Jusqu'en 1927, année où les Îles Canaries furent scindées en deux provinces, Santa Cruz était la seule capitale de tout l'archipel[25],[26].

Le président et le vice-président passent de l'une à l'autre lors de chaque session ordinaire, mais ne doivent jamais se trouver dans la même capitale. Les départements exécutifs sont répartis à parité entre les deux villes. De même, deux chambres du TSJC sont à Santa Cruz, la présidence et les autres chambres étant fixées à Las Palmas. En revanche, le Parlement siège en permanence à Santa Cruz.

Situation politique

Depuis 1993, les Îles Canaries sont dirigées par la Coalition canarienne (CC), coalition puis parti politique régionaliste de centre droit. Généralement associée aux conservateurs du Parti populaire (PP), la CC gouverne, depuis les élections régionales de 2011, en coalition avec le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Depuis 2015, le président du gouvernement est Fernando Clavijo.

Provinces

Les Îles Canaries sont divisées en deux provinces :

Aucune de ces provinces n'a de députation provinciale. En effet, le pouvoir politique local est décentralisé au niveau de chaque île, qui disposent toutes d'un cabildo.

Le Cabildo est élu au suffrage universel direct et comprend de onze à vingt-et-un membres. Il s'organise en une assemblée (pleno) et un conseil de gouvernement (Consejo de Gobierno), à la tête duquel se trouve un président.

Économie

Malgré une attraction touristique très forte, les travailleurs des îles Canaries sont les moins bien payés d'Espagne avec des salaires moyens inférieurs à 1 325 € net mensuels. Le chômage atteint en outre des proportions très importantes, touchant 28,5 % de la population active en 2014[27].

L'industrie est surtout développée dans les activités portuaires et le raffinage de pétrole (la Refinería de Petróleo en Santa Cruz de Tenerife est la plus grande raffinerie d'Espagne) et l'agroalimentaire.

L'agriculture est très peu développée, mais il existe une race bovine endémique, la Palmera. Seuls 10 % de la surface des îles est cultivée en céréales, vignes, tabac, bananes, tomates et fruits tropicaux, principalement avocats, mangues et ananas. Ces produits sont exportés essentiellement vers l'Espagne et le reste de l'Union européenne.

Par leur climat tropical et ensoleillé, et du fait de leurs paysages volcaniques, les îles Canaries sont une destination touristique de premier plan (principalement Tenerife)[28],[29],[30], avec treize millions de touristes par an. Le secteur tertiaire représente 80 % de l'économie des îles Canaries.

La région est l'une des plus pauvres d'Espagne. En 2018, l'Institut national des statistiques (INE) indique que 30,5 % de ses habitants vivent dans la pauvreté ou la précarité[31].

Statistiques du tourisme

Nombre de touristes ayant visité les îles Canaries en 2016, par île de destination (en milliers)[32]:

Transports

Aériens

Les îles comportent différents aéroports :

Maritime

Port de Las Palmas (Gran Canaria)Port de Los Cristianos (Tenerife Sud)Port de Santa Cruz (Tenerife Nord)Diverses ports de tourisme

Routier

Religion

Basilique de la Candelaria, sanctuaire de la sainte patronne des îles Canaries, la Vierge de la Candelaria.

Comme dans le reste de l'Espagne, la société des îles Canaries est majoritairement catholique[33]. La religion catholique est depuis la conquête de l'archipel des Canaries la religion majoritaire. Deux saints catholiques y sont nés : Pedro de San José Betancur[34] et José de Anchieta[35]. Tous deux nés sur l'île de Tenerife, étaient respectivement missionnaires au Guatemala et au Brésil.

Cependant, avec l'augmentation des flux migratoires, le nombre d'adeptes d'autres religions augmente dans les îles (musulmans, protestants, bouddhistes, Juifs, baha'i, praticiens de l'hindouisme, des religions afro-américaines ou des religions chinoises). Est aussi née sur l'archipel une forme de néo-paganisme, l'Église du Peuple Guanche[33].

Les pratiquants de l'islam dans l'archipel sont organisés au sein de la Fédération islamique des Canaries[36].

Hydrographie

Du fait des alizés et du relief, certaines îles, dont celle de Tenerife, ont un climat très humide du côté des alizés, mais aride de l'autre côté. Cette situation entraine une disparité hydrologique entre les deux côtés de l'ile, ce qui a conduit les habitants du côté aride à créer des captages en creusant des tunnels dans la montagne et en installant des canalisations de ces captages jusqu'aux lieux d’utilisation.

Culture

Du fait de sa présence sur la route maritime des premiers explorateurs des Amériques, les îles des Canaries ont reçu l'apport culturel de plusieurs pays européens mais surtout espagnol et portugais dans un premier temps. Cette culture européenne est alors entrée en conflit avec la culture locale existante.

Fêtes

Le jour officiel de la communauté autonome est la Journée des Canaries le 30 mai. L'anniversaire de la première session du Parlement des Canaries, basée à Santa Cruz de Tenerife, le 30 mai 1983, est commémoré avec cette journée[37].

Le calendrier commun des fêtes dans les îles Canaries est le suivant[38]:

En outre, chacune des îles organise une fête au niveau local, le jour de la fête de la sainte-patronne de l'île en question - une déclinaison de la Vierge Marie :

Le carnaval connaît de multiples versions et est célébré dans toutes les îles et toutes ses municipalités, surtout dans les deux capitales canariennes : le Carnaval de Santa Cruz de Tenerife et le Carnaval de Las Palmas de Gran Canaria.


Codes

Les Îles Canaries ont pour code : IC, une extension exceptionnelle au code ISO 3166-1.

Notes et références

  1. (es) « Loi du 6 juin 1997 relative aux sièges des organes de l'administration publique de la communauté autonome des Îles Canaries », Noticias Juridicas.
  2. (es) Instituto Canario de Estadística (ISTAC), chiffres de 2011.
  3. La Macaronesia. Consideraciones geológicas, biogeográficas y paleoecológicas.
  4. a et b Ley orgánica 4/1996, de 30 de diciembre, de reforma de la Ley Orgánica 10/1982, de 10 de agosto, de Estatuto de Autonomía de Canarias.
  5. (es) Real Decreto de 30 de noviembre de 1833 sur wikisource.
  6. https://www.lemonde.fr/m-voyage-le-lieu/article/2016/07/26/gran-canaria-l-ile-continent-de-l-atlantique_4974687_4497643.html
  7. Chrysti the Wordsmith, Verbivore's Feast', (ISBN 1-56037-265-6), p. 54..
  8. (en) « Global Volcanism Pogram », sur Smithsonian Institution (consulté le 6 novembre 2018)
  9. Algunas extinciones en Canarias Consejería de Medio Ambiente y Ordenación Territorial del Gobierno de Canarias.
  10. «La Paleontología de vertebrados en Canarias.» Spanish Journal of Palaeontology (antes Revista Española de Paleontología). Consultado el 17 de junio de 2016.
  11. "Autochthonous (E-M81) and prominent (E-M78 and J-M267) Berber Y-chromosome lineages were detected in the indigenous remains, confirming a North West African origin for their ancestors which confirms previous mitochondrial DNA results", Fregel et al. 2009, Demographic history of Canary Islands male gene-pool: replacement of native lineages by European.
  12. a et b Maca-Meyer et al. 2003, Ancient mtDNA analysis and the origin of the Guanches.
  13. Bernard Lugan, Histoire de l'Afrique des origines à nos jours. Ellipses Edition Marketing S.A., 2009. Page 269. (ISBN 978-2-7298-4268-0).
  14. Cartographie et géographie médiévale. Une carte colombienne. Page 199.
  15. Pierre Bontier, Pierre Bergeron, Jean Le Verrier, Histoire de la première descouverte et conqueste des Canaries, faite dès l'an 1402 par messire Jean de Béthencourt...Plus un traicté de la navigation et des voyages de descouverte et conqueste modernes et principalement des Français, M. Soly, Paris, (lire en ligne)
  16. Jean de Béthencourt, Le Canarien : Histoire de la première descouverte et conqueste des Canaries, faite dès l'an 1402 escrite du temps mesme par Jean de Béthencourt, plus un Traicté de la navigation et des voyages de descouverte et conquestes modernes et principales des François (1402-1422), introduction et notes par Gabriel Gravier, Société de l'histoire de Normandie, Rouen, C. Métérie, 1874.
  17. « Ley 7/1991, de 30 de abril, de símbolos de la naturaleza para las Islas Canarias - in Spanish », Gobcan.es, (consulté le 26 avril 2010).
  18. "The Iberian contribution to the male genetic pool increases from 63% in the 17th18th centuries to 83% in the present-day population, which is accompanied by a parallel dropping of the male indigenous (31% vs 17%) and sub-Saharan (6% vs 1%) contributions. However, relative proportions in the female pool are strikingly constant for Iberians (48% vs 55%) and aborigines (40% vs 42%), from the 17th18th centuries to the present, and only the sub-Saharan female contribution shows an important decrease (12% vs 3%). ", Fregel et al. 2009, Demographic history of Canary Islands male gene-pool: replacement of native lineages by European.
  19. Gene flow from North Africa contributes to differential human genetic diversity in southern Europe, Botigué et al, 2013 doi: 10.1073/pnas.1306223110.
  20. Estimating gene flow from North Africa to southern Europe, David Comas, juin 2013.
  21. Los españoles somos los europeos con más genes magrebíes, Huffington post, 3 juin 2013.
  22. agence européenne de contrôle des frontières extérieures de l'Union européenne.
  23. Responsabilités fâcheuses : l’incapacité de l’Espagne à protéger les droits des enfants migrants non accompagnés dans les îles Canaries.
  24. Une solution concertée pour résoudre le problème des enfants migrants, Irin, 2 août 2007.
  25. Real Decreto de 30 de noviembre de 1833 sur wikisource.
  26. Real Decreto de 30 de noviembre de 1833 en el sitio web oficial del Gobierno de Canarias.
  27. https://ec.europa.eu/eures/main.jsp?lang=fr&acro=lmi&catId=441&countryId=ES&regionId=ES7&langChanged=true.
  28. [PDF](es)COYUNTURA TURISTICA DE CANARIAS diciembre 2009 Sur le site gobiernodecanarias.org.
  29. (es)Entrada general de pasajeros a los aeropuertos canarios en 2009 ... Sur le site gobiernodecanarias.org.
  30. (es)Instituto Nacional de Estadística de España Sur le site .ine.es.
  31. « El 21,6% de los españoles se encuentra en peligro de pobreza », TeleSUR,‎ (lire en ligne, consulté le 21 juin 2018)
  32. Número de turistas que visitaron Canarias en 2016, por isla de destino (en miles)
  33. a et b Religiones entre continentes. Minorías religiosas en Canarias. Editado por la Universidad de La Laguna.
  34. Pedro de San José Betancurt, Santo.
  35. José de Anchieta, Santo.
  36. Los musulmanes de la Isla constituyen la primera Federación Islámica de Canarias.
  37. Guide du routard.
  38. Calendario oficial en Canarias, Gobernio de Canarias.
  39. Programa de las Fiestas de la Virgen de Candelaria. Agosto de 2017
  40. Candelaria se prepara para recibir en agosto a 150.000 devotos de la Virgen

Voir aussi

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Bibliographie

  • J. Perez Ortega, Canarias. Los aborigenes y los conquistadores, Santa Cruz de Tenerife, 1984, 262 pages.
  • Josué Ramos-Martín, « L’identité amazighe aux Canaries : l’historiographie des origines », L’Année du Maghreb, no 10,‎ , p. 143-162 (lire en ligne, consulté le 8 mai 2019).

Articles connexes

Liens externes