Ébersviller
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Ébersviller
Ferange
Ébersviller
Église Saint-Pierre.
Blason de Ébersviller Ferange
Héraldique
Administration
PaysDrapeau de la France France
RégionGrand Est
DépartementMoselle
ArrondissementForbach-Boulay-Moselle
CantonBouzonville
IntercommunalitéCommunauté de communes Bouzonvillois - Trois Frontières
Maire
Mandat
Edmond Moritz
2014-2020
Code postal57320
Code commune57186
Démographie
GentiléEbersvillerois
Population
municipale
941 hab. (2016 en augmentation de 5,85 % par rapport à 2011)
Densité67 hab./km2
Géographie
49° 16′ 39″ nord, 6° 24′ 12″ est
AltitudeMin. 210 m
Max. 351 m
Superficie14,07 km2
Localisation

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Ébersviller
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Ébersviller est une commune française située dans le département de la Moselle et le bassin de vie de la Moselle-Est, en région Grand Est.

Géographie

La commune se situe dans le site inscrit de la vallée de la Canner[1]. Elle est constituée du village d’Ébersviller, de l’ensemble Férange, Ising, Labrück et de l’ancien moulin de la Kreschmuhle.

Toponymie

Ébersviller

  • Everonisvilla (960) ; Eureswillre, Euresviller (1218) ; Ebersweiller (1220) ; Ewersweiler (1309) ; Eberchweiller (1368) ; Eversvuiller (1405) ; Eberswilr (1434); Eberswillerium (1448) ; Ebersvueiller (1511) ; Ebersweilerium (1527) ; Eberswiller, Ebersweiler (1544) ; Eberssweiller (1594) ; Ebersweiller (XVIIe siècle) ; Ebertsweiller (1625) ; Ermesweiller (1756)[2] ; Ebersweiler (1793) ; Ebersviller (1801)[3] ; Éberswiller, Eberswiller (XIXe siècle)[4].
  • En allemand : Ebersweiler[2]. En francique lorrain : Eveschweilla[5], Ebeschwiller et Ewëschweller.

Ising

  • Ingsingen (1594) ; Insing (1779) ; Ysing, Ensing ou Insing (1825)[2].
  • En francique lorrain : Éiséngen, Éiséng et Iséngen.

Labrück

  • Labrücken (1681), Labricq (XVIIIe siècle), Laubricquen (1756), Laubrück ou Laubrick (1779)[2].
  • En francique lorrain : Laabréck.

Férange

  • Viringas (1134), Viringen (1137), Feiringa (1403), Feiringen (1448), Feringen (1594)[2], Férange (1793).
  • En allemand : Feiringen[2], Fehringen (1871-1918). En francique lorrain : Féeringen[5] et Feréngen.

Histoire

Le village est cité en 960 sous le nom d’Everonisvilla signifiant la localité d’Eber ou d’Eburo et non Eber le sanglier comme supposé par les héraldistes modernes qui ont choisi le blason communal.

Ébersviller a surtout été possession de différentes abbayes comme celles de Villers-Bettnach, Rettel ou Bouzonville et même celle de Saint-Pierre de Metz qui échangea ses biens à Ébersviller avec des biens à Arriance au bénéfice de Faust de Stromberg.

Progressivement les choses se sont compliquées : des bourgeois messins devenant propriétaires, le duc de Lorraine étant haut justicier et confiant un fief à la famille von Blumenau au XIVe siècle. La famille d’Eltz de Freistroff s’implanta alors petit à petit directement ou par l’intermédiaire de la seigneurie de Château-Rouge au cours du XVIIe siècle et en 1660, le baron de Koenigsfeld, autre seigneur de Freistroff, avait aussi des biens à Ébersviller. En 1708, la haute justice était lorraine, le foncier était partagé entre les barons d’Eltz, de Metternich et de Zandt alors que les dîmes étaient aux chartreux de Rettel.

La paroisse existait déjà en 1221 et le droit de collation était attribué à l’abbaye de Wadgassen. À la Révolution, le curé Klein refusa le serment constitutionnel et émigra ; il fut remplacé par le curé Henry, fervent républicain, qui signait ses actes de naissance « officier public » et devint maire d’Ébersviller en 1793 ; accusé par la suite de conspiration, il fut condamné à mort et guillotiné à Paris. Il faut retenir aussi le curé Dominique Durant (1851-1875) qui eut la lourde tâche d’assurer le suivi du projet de construction d’une nouvelle l’église sous trois maires successifs dont au moins deux étaient opposés à cette construction ainsi qu’à celle d’une école pour les filles.

L’église actuelle date de 1879 et remplaça une construction de 1736. Le projet rencontra beaucoup de difficultés pour être mis en place et par la suite la réalisation se révéla désastreuse à cause de multiples malfaçons entraînant des actions judiciaires contre l’entrepreneur et contre l’architecte. Ce fut le nouveau curé, l’abbé Kremer, qui avec un nouveau maire mena à bien l’ambitieux défi. Les grandes orgues datent de 1896 et sont l’œuvre de la manufacture Dalstein-Haerpfer de Boulay, c’est un instrument exceptionnel de 25 jeux.

Au XIXe siècle, le ban couvrait 1 407 hectares dont 622 de terres labourables, 634 de forêts et 3,4 de vignes. Comme dans beaucoup de communes, un remembrement des terres fut effectué après la guerre de Trente Ans en 1691.

Il faut aussi rappeler l’impact de la ligne Maginot sur la commune d’Ébersviller avec diverses implantations comme l’entrée du Michelberg, l’abri Bilmette, les casemates du Hubnerbusch, la casemate d’Ising et l’abri du bois de Férange sans oublier le camp installé à Férange.

Férange, Ising et Kreschmuhle

Férange est connu depuis 1137 sous le nom de Viringen. Au XIIe siècle, l’abbaye de Bouzonville avait des possessions et la seigneurie de Boulay en 1580 déclarait que le duc de Lorraine y était le seul souverain grâce à la seigneurie de Sierck. En 1707, la population de Férange était de 83 personnes (46 enfants).

Ising était aussi une localité autonome connue depuis 1580, la seigneurie de Boulay déclarant alors que Sierck (le duc de Lorraine) y avait toutes les justices. En 1707, Ising comptait 52 habitants avec Labruck (variantes : Laubruck et Labrück).

Le moulin de Kreschmuhle dont le nom signifie « moulin à son », est cité à partir de 1808 et il fonctionna jusqu’à la Seconde Guerre mondiale comme moulin à farine pour devenir après une exploitation agricole. Il fut ravagé en 1984 par un incendie.

Héraldique

Blason de Ébersviller Blason D'or, à la clef de gueules posée en pal, au sanglier de sable défendu d'argent brochant sur le tout.
Détails
Ébersviller dépendait de l'ancienne province de Lorraine et était une possession des abbayes Saint-Pierre de Metz, symbolisée par la clé du saint apôtre, mais aussi des abbayes de Villers-Bettnach et de Rettel. De plus, saint Pierre est le patron de la paroisse. Le sanglier représente le nom de la commune qui vient de l'allemand "eber" qui veut dire verrat.

Politique et administration

Liste des maires successifs
PériodeIdentitéÉtiquetteQualité
1977mars 2008Alphonse Philipp  
mars 2008 Edmond Moritz  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[7].

En 2016, la commune comptait 941 habitants[Note 1], en augmentation de 5,85 % par rapport à 2011 (Moselle : +0,01 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
180018061821183618411861186618711875
4824821 0861 1451 100865856842779
188018851890189519001905191019211926
974763827722706661694622596
193119361946195419621968197519821990
677662597584568499472502588
19992005201020152016----
660769865921941----
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments

Édifice religieux

  • Église Saint-Pierre néo-gothique 1878 statue de saint Sébastien e siècle ; orgues de Dalstein-Haerpfer.
  • Fontaine sacrée de Saint-Fridolin.

Édifice militaire

  • Ouvrage d’artillerie du Michelsberg de la ligne Maginot situé entre Dalstein et Férange (commune d’Ébersviller). Le Michelsberg a été construit entre 1930 et 1934 pour accueillir un équipage de 515 hommes. L’ouvrage se compose de six blocs dont cinq blocs de combat et un bloc d’entrée, reliés par plus d’un kilomètre de galeries où le matériel était transporté par train[9].

Son association de bénévoles accueille ses visiteurs tous les dimanches après-midis d’avril à septembre inclus[10].

Personnalités liées à la commune

Liens externes

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Notes et références

Notes

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références

  1. http://www.lorraine.ecologie.gouv.fr/Liens_CARMEN/Paysage/SITEI/SI57331A.PDF
  2. a b c d e et f Bouteiller - Dictionnaire topographique de l'ancien département de la Moselle, rédigé en 1868
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Bulletin des lois de la République française
  5. a et b Panneau d'entrée.
  6. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  9. Site officiel du fort du Michelsberg.
  10. Blog sur le Michelsberg et son activité associative