Ânkhésenamon

Ânkhésenamon
Image illustrative de l’article Ânkhésenamon
Ânkhésenamon
Nom en hiéroglyphe
imn
n
S34S29
n
Famille
PèreAkhénaton
MèreNéfertiti
ConjointAkhénaton
Toutânkhamon
Aÿ (incertain)
Enfant(s)Ânkhésenpaaton Tasherit (incertain)
Deux filles mort-nées
FratrieMérytaton
Mâkhétaton
Néfernéferouaton
Néfernéferourê
Sétepenrê

Ânkhésenamon ou Ânkhesenamon - Elle vit pour Amon - (Ânkhésenpaaton - Elle vit pour Aton[1] - pendant la période amarnienne), était la troisième fille du pharaon Akhénaton (Amenhotep IV) et de la reine Néfertiti.

Biographie

Toutânkhamon recevant des fleurs d'Ânkhésenamon

Ânkhésenamon serait née en l'an 5/6 du règne de son père, mais selon certains spécialistes, elle pourrait être née en l'an 4 ou à la fin de l'an 7. Sa date de naissance n'est donc pas connue avec certitude. Elle passa son enfance à Akhetaton, la cité créée par son père Akhénaton en l'honneur du dieu Aton. On pense qu'elle fut d'abord mariée à son propre père, avec qui elle aurait eu une fille, Ânkhésenpaaton Tasherit. Après la mort de son père, elle devient la femme de Toutânkhaton. Elle est représentée sur certaines pièces du mobilier funéraire du jeune roi.

Après le mariage, le couple se convertit au culte amonien en changeant leur nom en Toutânkhamon et Ânkhésenamon, et replace le centre du pouvoir royal à Thèbes. Ce retour marque la fin de l'expérience atonienne d'Akhénaton. Malgré de nombreuses tentatives, le couple n'eut que deux filles mortes-nées. Lorsque Toutânkhamon meurt en -1327, elle demeure la dernière garante de la légitimité dynastique et est mariée, semble-t-il, à son successeur Aÿ. Sa fin est incertaine. Dans tous les cas, elle meurt sous le règne de Aÿ, ou peu après, sous celui de Horemheb.

Elle pourrait être cette reine qui, veuve, fit venir un prince du Hatti du nom de Zannanza, pour ainsi sceller une alliance avec ce pays contre lequel l'Égypte est en guerre. Une proposition extraordinaire dans le contexte de l'époque, promettant à un hittite de devenir pharaon d'Égypte. Le message est cependant intercepté, et le prince est exécuté à peine entré en Égypte.

Certains avancent que la reine auteur de cette incroyable lettre (découverte à Hattousa, capitale du Hatti) au roi Suppiluliuma Suppiluliuma Ier, demandant l'un de ses fils pour régner à ses côtés, pourrait être la sœur aînée d'Ânkhésenamon, Mérytaton, voire, ce qui est bien moins probable, sa mère Néfertiti.

Généalogie

Notes

  1. Dans le nom Ânkhésenpaaton, Pȝ Jtn est employé car Aton désigne ici le disque solaire ; on pourrait traduire le nom par celle qui vit pour le disque et non celle qui vit pour l'Aton. Lorsque le nom Aton a été remplacé par le nom du dieu Amon, l'article n'a plus de sens, les Égyptiens antiques ne désignant jamais leurs dieux de cette manière.

Bibliographie

Lien externe